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Clôture de Wall Street : au rebond après les annonces de la Fed

| Boursier | 330 | Aucun vote sur cette news

Après deux séances difficiles, la Bourse de New York a rebondi mercredi d'environ 1%, après des annonces de la Fed qui correspondaient à peu près aux attentes des investisseurs.

Clôture de Wall Street : au rebond après les annonces de la Fed
Credits Reuters

Après deux séances difficiles, la Bourse de New York a rebondi mercredi d'environ 1%, après des annonces de la Fed qui correspondaient globalement aux attentes des investisseurs. La banque centrale américaine a ainsi confirmé qu'elle se préparait à réduire ses achats d'actifs, peut-être dès novembre, et pourrait aussi remonter ses taux directeurs un peu plus vite que prévu, en 2022 au lieu de 2023 attendu jusqu'ici. Les investisseurs ont par ailleurs été quelque peu rassurés au sujet d'Evergrande, le géant chinois de l'immobilier en difficulté financière.

A la clôture, l'indice Dow Jones a regagné 1% à 34.258 points après une chute d'environ 2% en deux séances, tandis que l'indice large S&P 500 a repris 0,95% à 4.395 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a gagné 1,02% à 14.896 pts.

Le baril de brut léger américain WTI a rebondi de 2,5% à 72,23$ pour le contrat à terme d'octobre sur le Nymex, après l'annonce d'un recul de 3,5 millions de barils des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière. L'or a fini en légère hausse de 0,08% à 1.778,80$ l'once (contrat à terme de décembre), mais a rechuté à 1.767,75$ (-0,6%) après les annonces de la Fed. Côté devises, l'indice du dollar, stable avant les annonces de la Fed, a ensuite grimpé de 0,25% à 93,43 points. Le marché obligataire a fait du yoyo, le rendement du T-Bond à 10 ans montant d'abord à 1,33% avant de finir à 1,30% (-1 point de base). Le bitcoin regagnait 5,8% à 43.333$ mercredi soir sur le site Coindesk, après une chute de plus de 10% en début de semaine.

La Fed pourrait relever ses taux dès 2022

Sur le front macro-économique, les reventes de logements existants aux Etats-Unis pour le mois d'août 2021 sont ressorties sur un rythme de 5,88 millions d'unités, ce qui ressort sensiblement comparable au consensus de marché, après une lecture de 6 millions d'unités pour le mois de juillet.

La Réserve fédérale a donc donné mercredi soir davantage de signaux aux marchés sur l'évolution de sa politique monétaire dans un sens moins accommodant. Elle a cependant fait comprendre qu'elle ne comptait pas agir brusquement, compte tenu des incertitudes entourant encore l'évolution de la pandémie de coronavirus et le rythme de la reprise économique.

La Fed a comme prévu laissé sa politique monétaire inchangée, mais ses nouvelles projections macro-économiques ont montré qu'elle devrait procéder à une première hausse de ses taux directeurs dès 2022, et non 2023 comme attendu jusqu'ici par les marchés financiers. Le taux des "fed funds", actuellement proche de zéro, est désormais attendu à 0,3% fin 2022, 1% fin 2023 et 1,8% fin 2024. Neuf des 18 membres de la Fed s'attendent désormais à ce que les taux directeurs soient relevés dès 2022, soit d'un quart de point (6 membres), voire d'un demi-point (3 membres), les 9 autres estimant que le taux des fed funds restera l'an prochain au plancher, entre 0% et 0,25%.

L'inflation jugée "élevée" mais toujours temporaire

La Fed a aussi relevé ses projections d'inflation jusqu'en 2024, tout en réaffirmant que l'inflation actuelle, qualifié d'"élevée", "reflète en grande partie des facteurs transitoires" liés à la crise sanitaire. L'indice "core PCE" (le plus suivi par la Fed) est ainsi attendu à 3,7% en 2021, 2,3% en 2022 et 2,2% en 2023, contre respectivement 3%, 2,1% et 2,1% lors de la réunion de juin.

La Fed a aussi signalé qu'une réduction du montant de son programme d'achat d'actifs (le "tapering") "pourrait bientôt être nécessaire", si les progrès observés vers les objectifs de la Fed en matière d'inflation et d'emploi se poursuivent globalement comme attendu. Rappelons que pour faire face à la crise provoquée par la pandémie de coronavirus, la Fed achète chaque mois 120 milliards de dollars d'actifs, dont 80 Mds$ de bons du Trésor et 40 Mds$ de créances adossées à des prêts immobiliers.

Le "tapering" pourrait démarrer fin 2021 et s'achever vers la mi-2022

Lors de sa conférence de presse, le président de la Fed Jerome Powell a précisé que le "tapering pourrait commencer aussi tôt que la prochaine réunion", qui se tiendra les 2 et 3 novembre prochains, et qu'il pourrait être achevé "vers le milieu de l'année prochaine".

Par ailleurs, Jerome Powell a appelé le Congrès américain a voter aussi vite que possible pour relever le plafond de la dette fédérale et éviter le risque d'un défaut des Etats-Unis sur sa dette, un événement aussi inédit qu'inimaginable pour les marchés financiers. "Je pense que nous sommes tous d'accord pour dire que les Etats-Unis ne devraient faire défaut sur aucune de leurs obligations... et que personne ne devrait penser que la Fed ou qui que ce soit d'autre serait capable de protéger les marchés ou l'économie si un tel défaut se produisait", a prévenu M. Powell.

Ces dernières semaines, les tensions politiques à Washington autour du budget et des vastes projets d'investissement de Joe Biden ont fait craindre que les élus ne jouent avec le feu en retardant l'échéance concernant le plafond de la dette... La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a prévenu ces derniers jours que les fonds spéciaux alloués fin août à l'Etat pourraient être épuisés dès la mi-octobre, jugeant urgent que le Congrès agisse pour permettre à l'Etat fédéral de continuer à payer ses factures, son personnel et a refinancer sa dette.

Evergrande, une crise chinoise en préparation

Par ailleurs, dans le dossier Evergrande, les marchés ont été soulagés d'apprendre que le groupe avait trouvé des liquidités pour payer le coupon d'une obligation libellée en yuans dû ce jeudi. Le groupe a cependant d'autres échéances à venir, notamment une obligation en dollars, dont le coupon est lui aussi attendu jeudi.

La communauté financière s'attend toujours à une restructuration douloureuse de la dette de 300 milliards de dollars du numéro deux chinois de l'immobilier. Mais les experts estiment que cette crise ne devrait pas entraîner d'effet domino mondial d'une ampleur comparable à celle de la chute de Lehman Brothers en 2008. L'exposition à la dette d'Evergrande semble en effet assez limitée pour les institutions financières étrangères, et les autorités chinoises, qui renâclent à un plan de sauvetage, devraient néanmoins être prêtes à orchestrer une restructuration ordonnée, ce qui éviterait des effets trop dévastateurs sur le marché immobilier et l'économie chinoise.

Rappelons que l'immobilier est à l'origine de 30% du PIB chinois et que le secteur emploie plus de 10% des salariés du pays. Le bilan d'Evergrande a été fragilisé par le durcissement de la réglementation sur le crédit, Pékin affichant sa volonté de lutter contre la spéculation immobilière.

VALEURS A SUIVRE

FedEx a décroché de 9,1% après une déception sur ses comptes publiés mardi soir par le géant de la livraison. Le groupe de Memphis, Tennessee, est victime des perturbations de supply chain et de coûts accrus. Pour son premier trimestre fiscal 2022, FedEx affiche un bénéfice ajusté par action de 4,37$, loin du consensus qui flirtait avec les 5$. Un an plus tôt, le bpa trimestriel était de 4,87$. Les revenus ont totalisé 22 milliards de dollars sur la période trimestrielle close en août, contre 19,32 milliards de dollars un an plus tôt. L'activité dépasse donc marginalement les attentes.

FedEx a par ailleurs abaissé ses estimations de profits pour l'exercice, juste avant la très cruciale période des fêtes de fin d'année. Les problèmes de personnel se traduisent par une forte augmentation des coûts, avec une hausse des salaires et des heures supplémentaires, ainsi que des dépenses accrues consacrées à des services tiers. Raj Subramaniam, directeur des opérations, estime que "l'impact de marchés du travail contraints reste le plus gros problème auquel notre entreprise est confrontée". Pour le premier trimestre fiscal clos fin août, le bénéfice ajusté par action a ainsi régressé à 1,19 milliard de dollars, contre 1,28 milliard un an avant. Le groupe réduit sa guidance annuelle de bpa ajusté entre 19,75 et 21$.

Adobe (-3%) a publié hier soir des bénéfices et revenus du troisième trimestre fiscal supérieurs aux attentes. Pour le troisième trimestre, le groupe software a réalisé un bénéfice ajusté par action de 3,11$, contre environ 3$ de consensus et 2,57$ un an auparavant. Les revenus trimestriels ont totalisé 3,94 milliards de dollars, sur cette période close en août, ce qui dépasse légèrement le consensus. Un an avant, les recettes étaient de 3,23 milliards de dollars.

Le groupe californien de San Jose a aussi livré des prévisions solides. Les revenus devraient ressortir voisins de 4,07 milliards de dollars sur le quatrième trimestre fiscal, alors que le bénéfice ajusté par action est attendu à 3,18$. Le consensus était de 4,04 milliards de recettes et 3,08$ de bpa, hors éléments. Pour le trimestre, les revenus de média digital devraient grimper de 20% et les revenus d'expérience digitale de 22%. Bref, le groupe maintient le cap, après une croissance de 22% pour le troisième trimestre.

Coinbase (+1,4%), plateforme américaine d'échange de cryptomonnaies, prépare un argumentaire pour un cadre réglementaire dédié aux cryptomonnaies, qui serait proposé aux responsables fédéraux. C'est ce que croit savoir CoinDesk, citant des sources familières du sujet. Coinbase prévoit de dévoiler publiquement sa proposition dans les prochains jours. Bien que les détails ne soient pas disponibles, CoinDesk rapporte que Coinbase prévoit de définir ce qui devrait et ne devrait pas être qualifié de 'titre' aux États-Unis. Rappelons que la Securities and Exchange Commission avait indiqué qu'elle pourrait bien poursuivre Coinbase Global si la plateforme d'échange de 'cryptos' menait à bien ses plans de lancement d'un programme permettant aux utilisateurs d'empocher des intérêts en prêtant des actifs digitaux.

Netflix (+3%), le géant américain du streaming vidéo, va s'offrir les droits de toutes les oeuvres de l'écrivain britannique Roald Dahl, en rachetant la compagnie dédiée à la gestion de ce catalogue. The Roald Dahl Story Company et Netflix unissent ainsi leurs forces pour présenter certaines des histoires les plus appréciées au monde aux fans actuels et futurs "de manière créative". "Cette acquisition s'appuie sur le partenariat que nous avons initié il y a trois ans pour créer une gamme de séries télévisées d'animation", ajoute l'Américain. La réalisation de cette transaction est soumise aux approbations réglementaires et à d'autres conditions de clôture habituelles.

General Mills (+3,3%), le groupe agroalimentaire américain, a publié pour son premier trimestre fiscal 2022 des revenus de 4,5 milliards, en augmentation de 4% en glissement annuel, alors que la croissance organique a été de 2%. Le profit opérationnel a reculé de 1% à 844 millions de dollars. Le bénéfice dilué par action a été de 1,02$, en retrait de 1% en comparaison de l'an dernier, alors que le bénéfice ajusté dilué par action est ressorti à 99 cents, en baisse de 2% à devises constantes. Le consensus sur la période était de 89 cents de bénéfice ajusté par action pour 4,29 milliards de dollars de revenus. Pour l'exercice, les ventes organiques sont attendues en haut de fourchette de la guidance initiale allant de -1% à -3%. Le profit opérationnel ajusté à devises constantes et le bpa ajusté sont espérés également en haut de fourchette.

General Electric (+1,8%) discute avec EDF de la vente de la branche nucléaire de GE Steam Power. Les négociations sont exploratoires, sans assurance que les échanges aboutissent à une transaction. EDF et GE ont confirmé l'ouverture de ces discussions. Le Français rappelle que dans le cadre normal de ses activités, il évalue en permanence ses options stratégiques. GE étant l'un des partenaires clés d'EDF dans le nucléaire, EDF est en cours d'analyse des conditions dans lesquelles ses intérêts pourraient être préservés. Selon Reuters, les turbines à vapeur Arabelle, produites à Belfort sur un ancien site d'Alstom racheté par GE en 2015, constitueraient l'essentiel des activités qui pourraient être reprises par EDF.

Pfizer (+0,07%) / BioNTech (-0,6%). Les États-Unis entendent offrir à plusieurs pays dans le monde 500 millions de doses supplémentaires du vaccin contre le Covid-19 de l'Américain Pfizer et de son partenaire allemand BioNtech, soit un total de plus d'un milliard de doses. L'objectif serait de faire en sorte que 70% de la population mondiale soit vaccinée d'ici l'année prochaine, affirme l'administration Biden. Les doses du vaccin Pfizer / BioNTech seront fabriquées sur les sites américains et expédiées aux pays à revenu faible ou intermédiaire à partir de janvier. Une source proche du dossier de l'agence Reuters a indiqué que le gouvernement américain allait payer environ 7 dollars par dose.

Liberty Global (+2,6%) cède à Play, filiale polonaise du Français Iliad, le câblo-opérateur UPC Poland pour une valeur d'entreprise de 7 milliards de zlotys, soit environ 1,5 milliard d'euros.

DraftKings (-0,27%), spécialiste américain des paris sportifs virtuels et jeux, a soumis au Britannique Entain (+5,1% à Londres) une proposition de rachat de 22,4 milliards de dollars, suite au rejet en début d'année de la proposition à 11 milliards de dollars de l'opérateur américain de casinos MGM Resorts.

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