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Clôture de Wall Street : au point mort, l'accord commercial se fait attendre

| Boursier | 427 | Aucun vote sur cette news

Wall Street a fait du surplace, jeudi, après ses récents records, alors que le flou persiste sur le degré d'avancée dans les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.

Clôture de Wall Street : au point mort, l'accord commercial se fait attendre
Credits Reuters

La Bourse américaine a fait du surplace, jeudi, après ses récents records, alors que le flou persiste sur le degré d'avancée dans les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Le S&P 500 a toutefois décroché de justesse un nouveau record en clôture. Des statistiques moroses en provenance de Chine et du Japon ont mis en lumière les effets négatifs de la guerre commerciale entre Washington et Pékin sur l'économie mondiale. Le dollar, les taux d'intérêts souverains et le pétrole ont cédé du terrain, tandis que les valeurs-refuges ont été recherchées, à commencer par les obligations d'Etat, l'or et le yen. Le président de la Fed, Jerome Powell, a réitéré ses propos optimistes pour la croissance américaine, qu'il juge "durable", après 11 années d'expansion ininterrompue.

A la clôture, l'indice Dow Jones a fini stable (-0,01%) à 27.781 points, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 0,08% (+2,5 points) à 3.096 pts, inscrivant donc un nouveau record, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologies et biotechnologiques, a fléchi de 0,04%, à 8.479 pts.

Parmi les valeurs en vue, Cisco Systems a plongé de 7,3% après une révision en baisse de ses prévisions, tandis que Walmart a fait du yo-yo (-0,27%) après ses comptes trimestriels, et que Boeing (+1,35%) a poursuivi son rebond dans l'espoir d'un retour dans les airs du B-737 MAX en janvier 2020.

Ca coince dans les négociations commerciales entre Washington et Pékin

Sur le plan commercial, les grands espoirs de la semaine dernière ont été remplacés ces derniers jours par des doutes croissants sur la capacité des Etats-Unis et de la Chine à conclure rapidement l'accord commercial dit de "Phase 1". Les discussions achoppent notamment sur la levée progressive des taxes d'importation déjà en vigueur, que réclame Pékin. Washington serait à ce stade uniquement disposé à renoncer à instaurer de nouvelles taxes, dont celles prévues le 15 décembre prochain.

En outre, d'après le 'Wall Street Journal', la Chine ne serait pas prête à s'engager sur des niveaux précis d'importation de produits agricoles américains. Donald Trump a pourtant assuré à plusieurs reprises que Pékin était disposé à acheter jusqu'à 50 milliards de dollars de produits agricoles américains.

D'autres divergences existeraient concernant l'assouplissement par la Chine des règles régissant le transfert de technologies entre les sociétés étrangères et leurs partenaires locaux.

L'économie chinoise continue de ralentir

Jeudi, Gao Feng, porte-parole du ministère chinois au Commerce, a affirmé néanmoins que la Chine et les Etats-Unis menaient des discussions approfondies en vue de conclure l'accord. Cité par l'agence 'Reuters', M. Gao a cependant confirmé que l'annulation de certains tarifs douaniers existants restait une condition clé pour parvenir à cet accord.

En attendant, l'économie chinoise a donné jeudi de nouveaux signes de faiblesse. La production industrielle a ainsi progressé de 4,7% en octobre en rythme annuel, alors que les économistes interrogés par 'Reuters' anticipaient en moyenne une hausse de 5,4%. Les ventes de détail ont augmenté de 7,2% en octobre sur un an, contre +7,9% attendu.

La production industrielle a progressé de 4,7% en octobre en rythme annuel, contre +5,5% attendu. Et la croissance des investissements en actifs immobilisés a ralenti à 5,2% sur les dix premiers mois de l'année pour tomber à un plancher historique, alors que les économistes s'attendaient à une hausse de 5,4%.

Victime collatérale de la guerre commerciale, le Japon a vu sa croissance ralentir au 3e trimestre à son rythme le plus faible depuis un an, sous l'effet d'un déclin des exportations et d'une consommation atone. Le PIB nippon n'a progressé que de 0,2% en rythme annualisé en juillet-septembre, contre une hausse de 1,8% au 2e trimestre.

Jerome Powell ne voit pas de récession à l'horizon aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, où la croissance a ralenti en 2019, le président de la Fed, Jerome Powell, s'est montré assez rassurant, jeudi. Auditionné pour le 2e jour devant le Congrès américain, le patron de la banque centrale américaine a répété que la croissance économique était "durable", ajoutant que la Fed ne comptait plus réduire ses taux directeurs, après trois baisses d'un quart de point réalisées depuis juillet.

"Nous prévoyons la poursuite d'une croissance modérée" a ainsi déclaré M. Powell devant la commission du budget de la chambre des représentants. "L'économie américaine est l'économie star ces derniers temps. Il n'y a pas de raison de penser (...) que la probabilité d'une récession est très élevée à cet instant".

Alors que l'économie américaine est dans sa 11e année consécutive de croissance (la plus longue expansion de son histoire), "nous croissons aux environs de 2%, plus vite qu'aucune autre économie avancée. Il n'y a pas de raison que cela ne continue pas", a estimé le patron de la Fed. Selon lui, les marchés financiers ne sont pas dans une situation dangereuse. Il ne constate ainsi "pas d'accumulation généralisée d'un endettement excessif dans l'économie, qui serait inquiétant du point de vue de la stabilité financière" du pays.

Dans ses dernières projections, faites en septembre, la Fed table sur une croissance du PIB des Etats-Unis de 2% en 2020 et de 1,9% en 2021, des prévisions qui coïncident globalement avec celles de économistes. Selon le consensus compilé par 'Bloomberg', ces derniers prévoient en moyenne une croissance de 1,8% en 2020, puis de 1,9% en 2021.

Le pire pourrait être passé pour l'économie allemande et européenne

Aux Etats-Unis, sur le plan macro-économique, la séance a été marquée par la publication de chiffres de l'emploi décevants pour la semaine passée. Les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 9 novembre sont ainsi ressorties à 225.000, contre 215.000 de consensus de place et 211.000 une semaine plus tôt.

Par ailleurs, l'indice des prix à la production a augmenté un peu plus que prévu, de 0,4%, en octobre sur un mois, contre +0,3% de consensus et -0,3% en septembre. Hors alimentation et énergie, l'indice des prix à la production a progressé de 0,3%, contre +0,2% de consensus. Sur un an, la progression reste modeste, de 1,1% (+1,6% hors alimentaire et énergie) par rapport à octobre 2018.

A l'étranger, les chiffres du PIB en Europe ont confirmé le ralentissement conjoncturel, tout en évitant les mauvaises surprises. Ainsi, l'Allemagne a évité la récession technique en affichant une très légère croissance de son PIB (+0,1%) au 3e trimestre, après un recul de 0,2% au 2e trimestre. Les économistes avaient anticipé deux trimestre consécutifs de recul du PIB (-0,1% attendu au 3e trimestre), mais la consommation s'est révélée plus solide que prévu en Allemagne.

Dans la zone euro (ZE19), le PIB a augmenté de 0,2%, en ligne avec les attentes de marché, et il a crû de 0,3% dans l'UE28 par rapport au trimestre précédent, selon Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne. Au 2e trimestre, le PIB avait augmenté de 0,2% tant dans la zone euro que dans l'UE28.

Le dollar souffle, les taux rechutent, l'or reprend de l'éclat

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à 6 devises de référence, est reparti en baisse jeudi, cédant 0,19% à 98,18 points, tandis que l'euro a progressé de 0,12% à 1,1019$. Le yen a gagné 0,34% et le franc suisse a pris 0,14% face au billet vert.

Sur les marchés obligataires américains, le cours sont remontés (les investisseurs se réfugiant vers les placements jugés moins risqués), faisant reculer les taux d'intérêts, qui évoluent en sens inverse des cours. Le rendement du T-Bond à 10 ans a chuté de 6 points de base à 1,82%, après avoir déjà perdu 6 pdb la veille. Ce taux était tombé jusqu'à 1,53% il y a un mois, sur fond de craintes d'une récession, avant de rebondir vivement jusqu'à 1,92% la semaine passée grâce à la détente sur le front commercial, et après que la Fed a signalé une pause dans son cycle baissier.

Le pétrole est reparti en légère baisse jeudi, après une hausse plus forte que prévu des stocks commerciaux de pétrole aux Etats-Unis. Ils ont augmenté d'environ 2,2 millions de barils la semaine dernière, alors que les analystes tablaient sur une hausse plus modeste, de l'ordre de 1,65 mb.

En réaction, le cours du baril de brut léger américain (WTI) a cédé 0,39% à 56,90$ sur le Nymex (contrat à terme de décembre), tandis que le Brent de la mer du Nord a lâché 0,14% à 62,28$ (contrat à terme de janvier).

L'once d'or a regagné 0,52% sur le marché Comex, à 1.470,90$ pour le contrat à terme de décembre, après avoir subi une vive correction de 3% la semaine dernière.

VALEURS A SUIVRE

Cisco Systems (-7,3% !) a publié hier soir des résultats meilleurs que prévu au 1er trimestre fiscal du groupe, mais a déçu sur ses perspectives. Le titre du fabricant américain d'équipements de réseaux chute après la publication de ces comptes. Pour le 2ème trimestre en cours, Cisco s'attend désormais à un bénéfice par action ajusté de 75 à 77 cents et à un recul de 3% à 5% de son chiffre d'affaires. Les analystes du consensus du cabinet Factset s'attendaient jusqu'ici à un bpa de 79 cents et à des ventes de 12,75 Mds$, en hausse de 2,4% par rapport à la même période de 2018.

Au 1er trimestre fiscal, le groupe a affiché un bénéfice net de 2,93 Mds$ (68 cents par action) en baisse de 17,5% par rapport aux 3,55 Mds$ du 1er trimestre 2018 (77 cents par action). Le bpa ajusté s'est néanmoins établi à 84 cents, supérieur aux attentes des analystes (81 cents). Le chiffre d'affaire du 1er trimestre s'est élevé à 13,16 Mds$ contre 13,07 Mds$ un an plus tôt et 13,08 Mds$ attendu par le consensus Factset.

Walmart (-0,27% après +1% en début de séance) fait du yo-yo, alors que le géant de la distribution vient de relever sa guidance annuelle de bénéfice ajusté par action, en marge de la publication de comptes trimestriels par ailleurs solides. Pour son troisième trimestre fiscal, le groupe de Bentonville, leader américain de la grande distribution, a annoncé une croissance domestique à comparable de 3,2% et surtout une progression... de 41% dans le commerce en ligne pour Walmart US. La compagnie a affiché un bénéfice GAAP par action de 1,15$ sur le troisième trimestre fiscal 2020, ainsi qu'un bpa ajusté de 1,16$ à comparer à un consensus de 1,09$. Les revenus totaux se sont élevés à 128 milliards de dollars, en augmentation de 2,5%.

Le profit opérationnel de Walmart US a grimpé de 6,1%, mais le bénéfice opérationnel global a décliné de 5,4% (-4,1% à devises constantes) du fait notamment d'une dépréciation non-cash sur Walmart International. Hors impact de cet élément sans impact sur la trésorerie, le profit d'exploitation aurait légèrement augmenté.

Pour l'exercice 2020, le groupe envisage désormais un bénéfice ajusté par action en légère augmentation en comparaison du niveau de l'exercice antérieur.

Viacom (+1,9%) a publié pour son quatrième trimestre fiscal des comptes supérieurs aux attentes. Le groupe américain de médias a annoncé pour la période close fin septembre un bénéfice net de 307 millions de dollars soit 76 cents par titre, contre 394 millions un an avant. Le bénéfice ajusté par action a représenté 79 cents, contre 99 cents un an plus tôt et 76 cents de consensus. Les revenus ont déliné de 1,5% à 3,43 milliards de dollars, alors que le consensus se situait à 3,42 milliards. Le groupe poursuit actuellement son rapprochement avec CBS, qui donnera naissance à ViacomCBS.

L'action Walt Disney (-1%) a inscrit un nouveau record en début de séance, avant de subir des prises de bénéfices. La veille, le titre du géant des loisirs avait bondi de 7,32%, galvanisé par le succès de Disney+, le nouveau service de vidéo en streaming lancé mardi. La direction de Disney a annoncé mercredi que Disney+ avait déjà engrangé 10 millions d'abonnés, un chiffre qui a agréablement surpris les investisseurs.

HP Inc (+3%) / Xerox (+2,8%). L'investisseur activiste Carl Icahn a pris une participation de 4,24% au capital du groupe HP pour 1,2 milliard de dollars, afin d'inciter le groupe informatique américain à se rapprocher du fabricant d'imprimantes Xerox. L'intérêt est évident pour Icahn, qui était déjà actionnaire de Xerox.

Thermo Fisher Scientific (+0,27%), leader des équipements scientifiques, aurait approché le spécialiste des tests génétiques Qiagen (+5,1%) en vue de son acquisition...

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