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Clôture de Wall Street : 4ème baisse d'affilée pour le Dow Jones

| Boursier | 196 | Aucun vote sur cette news

Wall Street a encore piqué du nez, l'indice Dow Jones signant 4 séances de baisse d'affilée et le Nasdaq inscrivant 4 baisses en 5 séances... L'annonce d'un accord sur le Brexit n'a pas permis de redresser la barre.

Clôture de Wall Street : 4ème baisse d'affilée pour le Dow Jones
Credits Reuters

Les actions américaines ont une nouvelle fois fini en baisse, mercredi, malgré un léger rebond du pétrole. Les technologiques sont reparties à la baisse (encore -2,8% pour Apple), tandis que les valeurs financières ont pesé, après des déclarations de démocrates s'opposant à la déréglementation du secteur et des chiffres d'inflation modérés en octobre. L'annonce d'un accord sur le Brexit a temporairement permis de réduire les pertes, mais les craintes liées à la croissance mondiale et aux tensions commerciales ont repris le dessus à la clôture. L'annonce d'un recul du PIB en Allemagne et au Japon au 3ème trimestre a contribué au marasme.

L'indice Dow Jones a perdu mercredi 0,81% à 25.080 points, tandis que l'indice large S&P 500 a fléchi de 0,76% à 2.701 pts et que l'indice Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques a reculé de 0,90% à 7.136 pts. Le Dow Jones a désormais enchaîné 4 séances de baisse, le S&P 500 cinq séances et le Nasdaq a reculé 4 fois en 5 séances (plus une stagnation mardi)...

L'accord sur le Brexit n'a pas suffi à chasser les inquiétudes

Les indices américains ont pourtant brièvement salué en soirée l'annonce d'un accord à Londres sur le Brexit, en réduisant leurs pertes à environ 0,25% une heure avant la clôture avant de rechuter. Sur le marchés des changes, le feu vert du gouvernement britannique à un accord sur le Brexit proposé par Theresa May a profité à la livre sterling et à l'euro. La livre a grimpé de 0,36% à 1,3036$, tandis que l'euro a progressé de 0,45% à 1,1331$ marquant le soulagement des marchés après cet accord. Le texte doit encore être approuvé par le parlement britannique avant la fin de l'année, en vue de la sortie officielle du Royaume-Uni prévue le 29 mars 2019.

Les marchés obligataires américains ont une nouvelle fois servi de valeurs refuge mardi, ce qui a fait reculer les taux d'intérêts (qui évoluent en sens inverse des prix des obligations). Le rendement du T-Bond à 10 a ainsi reculé de 2 points de base à 3,12% mercredi soir.

L'inflation s'assagit, le pétrole met fin à sa série noire

Sur le plan macro-économique, l'inflation s'est révélée modérée en octobre aux Etats-Unis, ce qui retire un peu de pression sur la Fed dans son cycle de hausse des taux. L'indice des prix à la consommation a progressé de 0,3% sur un mois, en ligne avec le consensus (+2,5% en glissement annuel).

Hors alimentation et énergie, le CPI est également ressorti en ligne avec les attentes de marché, grimpant de 0,2% en comparaison du mois antérieur et de 2,1% en glissement annuel, par rapport au mois d'octobre 2017. Par ailleurs, l'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta pour le mois de novembre 2018, également publié ce jour, s'est établi à +2,2%, contre +2,3% un mois avant.

Le pétrole a mis fin à une série noire de 12 séances de baisse consécutives. Après un plongeon de 7,1% mardi, le contrat à terme de décembre sur le WTI a regagné 1,01%, à 56,25$ sur le Nyse. Il affiche encore une perte de 25% depuis le 3 octobre dernier et évolue près de son plus bas depuis décembre 2017. Au moment de la clôture du Nyse, l'échéance janvier sur le Brent de la Mer du Nord rebondissait de 1,16% à 66,23$, mais recule de 22,5% par rapport à son pic de début octobre. Le cours de l'or noir a plongé en terrain baissier à mesure qu'augmentent les craintes d'un ralentissement de la croissance (et donc de la demande de pétrole) mondiale, compte-tenu notamment d'un net ralentissement de la croissance chinoise.

Les PIB allemand et japonais reculent sur fond de tensions commerciales

Les marchés s'inquiètent chaque jour davantage des effets possibles d'un échec des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, qui pèserait sur la croissance mondiale. Si les contacts se poursuivent à tous les niveaux entre Pékin et Washington, aucun rumeur positive n'en ressort pour l'instant... Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping doivent s'entretenir à la fin du mois en marge du G20 en Argentine pour tenter de trouver une issue au conflit commercial entre les deux puissances.

Cette querelle commerciale commence à déranger sérieusement les investisseurs, car en cas d'échec, une guerre commerciale de grande envergure entre les deux grandes puissances aurait des répercussions négatives sur la croissance des deux pays et par contagion sur le reste du monde. Washington a déjà taxé environ la moitié des marchandises chinoises importées aux Etats-Unis, et menace d'en taxer la totalité (soit plus de 500 milliards de dollars), si aucun accord ne peut être trouvé avec Pékin.

Par ailleurs, l'annonce d'une réduction de 0,2% du PIB de l'Allemagne au 3ème trimestre a aussi perturbé les marchés. IL s'agit de la première contraction de l'économie allemande depuis 2015, qui a été affaiblie par un coup de frein des exportations, dans le contexte de tensions commerciales internationales, et par une baisse de la production automobile due à l'entrée en vigueur de nouvelles normes antipollution.

Cette mauvaise nouvelle fait suite à une performance déjà négative (-0,6%) de l'économie japonaise sur les trois mois se terminant en septembre. Ces éléments accréditent la thèse d'un ralentissement général, en partie expliqué par la guerre commerciale.

VALEURS A SUIVRE

La série noire s'est poursuivie pour Apple (-2,8%) dont le cours de Bourse flirte désormais à Wall Street avec un marché baissier ("bear market") caractérisé par une chute supérieure à 20%... Le titre de la firme à la pomme a encore perdu mercredi 2,8% à 186,80$, sa 5ème séance consécutive de baisse. Il a abandonné 19,5% depuis son pic historique, au-dessus de 232$, inscrit début octobre. Autour de 912 Mds$, la capitalisation boursière de la firme à la pomme a désormais chuté de plus de 200 Mds$ depuis son record à plus de 1.100 Mds$ début octobre.

Après Goldman Sachs en début de semaine, Guggenheim Securities a réduit mercredi sa recommandation sur Apple d'"achat" à "neutre". L'analyste Robert Cihra estime que relever les prix de vente moyen des iPhones n'est "plus suffisant" pour compenser la baisse du nombre d'unités vendues.

Il pense que les consommateurs vont rechigner à payer toujours davantage pour un smartphone, même un iPhone dernier cri... En 10 ans, le prix moyen d'un iPhone a bondi de 40% relève le courtier, mais la moitié de cette hausse est intervenue brutalement sur l'exercice 2018, ce qui nécessitera une période de digestion, notamment en Chine et en Inde, poursuit la firme dans une note à ses clients. Guggenheim s'attend désormais à un bénéfice par action de 12,97$ pour l'exercice qui s'achèvera en septembre 2019 contre 13,41$ jusqu'ici. Les prévisions de ventes sont révisées à 273 Mds$ contre 281 Mds$ attendus précédemment (et 280,2 Mds$ de consensus). Le courtier a "suspendu" son objectif de cours pour Apple, qui était jusqu'ici de 245$.

De son côté, l'analyste d'UBS, Timothy Arcuri, a maintenu sa recommandation d'achat sur Apple, mais a réduit son objectif de cours à 225$ contre 240$. De son côté, Goldman Sachs avait réduit lundi son objectif de cours à 209$ contre 240$ jusqu'ici.

Les valeurs financières ont bu la tasse mercredi, notamment Goldman Sachs (-1,2%), JP Morgan Chase (-2%), Morgan Stanley (-1,8%), Citigroup (-2%) et Bank of America (-2%). Le secteur a souffert de déclarations politiques, la nouvelle majorité démocrate de la Chambre des représentants américaine ayant exclu d'assouplir la réglementation bancaire. La modération de l'inflation en octobre aux Etats-Unis a aussi réduit les perspectives de hausses de taux de la Fed.

Macy's (-7,2%) a fléchi malgré de solides publications. Le détaillant américain a dévoilé des comptes du troisième trimestre largement supérieurs aux attentes de marché, dopant au passage ses estimations 2018 avant le Black Friday et la saison des fêtes. La chaîne américaine de grands magasins table désormais sur un bénéfice ajusté par action allant de 4,10 à 4,30$ pour l'exercice 2018. Sur le trimestre clos, le bénéfice net attribuable aux actionnaires a grimpé à 62 M$, contre 30 M$ un an avant. Le bpa ajusté est ressorti à 27 cents, contre 14 cents de consensus. Enfin, les revenus trimestriels ont progressé de 2% à 5,4 Mds$.

Tencent (+4,2%). Le colosse chinois de l'Internet a dévoilé des comptes du troisième trimestre supérieurs aux attentes, soutenus par les activités de jeu et de médias sociaux. Le bénéfice net trimestriel a grimpé de 30% en glissement annuel, alors que les revenus se sont améliorés de 24%.

Snap (-3,4%). Le groupe média propriétaire de Snapchat est dans le viseur de la Securities and Exchange Commission américaine et du Département de Justice, suite à une action collective d'actionnaires accusant le groupe de communications trompeuses au moment de son introduction en bourse. Ainsi, le groupe aurait pu tromper les investisseurs à propos de l'impact de la concurrence d'Instagram sur son activité, selon la plainte des actionnaires.

Tesla (+1,5%). Le Model 3 débarque en France ! Dans un message électronique adressé aux clients français ayant réservé la nouvelle berline électrique du groupe californien, ce dernier précise que le Model 3 sera visible dans le store Tesla de Paris Madeleine à compter d'aujourd'hui (et jusqu'au 29 novembre). Afin de profiter d'un accès prioritaire, les clients français peuvent se présenter munis de leur numéro de réservation. Les premières livraisons sont attendues au 1er semestre 2019 dans l'hexagone et en Europe.

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