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Clôture de Wall Street : +21% en 3 séances pour le Dow Jones !

| Boursier | 4184 | Aucun vote sur cette news

Wall Street a signé jeudi une troisième séance de vif rebond, malgré la publication d'une flambée du nombre de demandeurs d'emplois aux Etats-Unis.

Clôture de Wall Street : +21% en 3 séances pour le Dow Jones !
Credits Reuters

Wall Street a signé jeudi une troisième séance de vif rebond, malgré la publication d'une flambée du nombre de demandeurs d'emplois, qui a bondi à 3,3 millions la semaine dernière aux Etats-Unis pour cause de coronavirus... Les investisseurs sont cependant soulagés que les autorités monétaires et politiques soient mobilisées pour affronter cette crise. Le Sénat américain a adopté la nuit dernière un "package" d'aide de 2.000 milliards de dollars et la chambre des représentants devrait voter le texte vendredi.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 6,38% à 22.552 points, ce qui porte son rebond à plus de 21% en trois séances. L'indice large S&P 500 a grimpé de 6,24% à 2.630 pts et le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a progressé de 5,6% à 7.797 pts.

Plus tôt dans la journée, les marchés européens ont eux aussi progressé, l'EuroStoxx 50 prenant 1,7% (après +10% en deux jours) et le CAC 40 grimpant de 2,5% (après +13% en deux jours).

L'indice Vix de la volatilité, aussi appelé "indice de la peur", a reculé de 4,6% à 61 points, après avoir atteint la semaine passée des niveaux records supérieurs à 85.

Flambée historique du nombre de demandeurs d'emploi !

L'impact du coronavirus sur l'économie américaine commence à dévoiler son ampleur, avec la publication, jeudi, des chiffres hebdomadaires de l'emploi aux Etats-Unis. Ainsi, pour la semaine close au 21 mars, les inscriptions nouvelles au chômage ont atteint le niveau record de 3,283 millions, en hausse de 3 millions par rapport à la lecture révisée de la semaine antérieure de 282.000. Le consensus 'Bloomberg' était positionné à 1,64 million.

Le précédent record hebdomadaire de demandeurs d'emploi remontait à octobre 1982, où il avait été près de 5 fois inférieur, avec 695.000 inscriptions au chômage... "Cela se passe à un rythme et à une échelle que notre cerveau ne peut pas comprendre", a déclaré à 'Business Insider' Martha Gimbel, économiste chez Schmidt Futures. "Les chiffres sont littéralement incroyables".

Une croissance de 2,1% au 4e trimestre 2019, avant le choc du Covid-19

Les investisseurs n'ont en revanche pas prêté d'attention particulière à la publication de la 3e et dernière estimation du PIB des Etats-Unis au 4e trimestre 2019, qui apparaît désormais bien lointain... La croissance a été confirmée à 2,1% en rythme annuel, conforme aux attentes des économistes, qui prévoient désormais un plongeon au 1er trimestre 2020...

Les marchés semblent toutefois avoir déjà (au moins partiellement) intégré le cataclysme sur l'emploi et l'économie... Ils espèrent que les mesures d'exception adoptées par la Réserve fédérale et le gouvernement américain sauront atténuer le choc subi par l'économie américaine, ou du moins préparer l'économie en vue d'un redémarrage le plus rapide possible après le passage de la vague épidémique.

Sur le plan sanitaire, le nombre de cas de coronavirus aux Etats-Unis a bondi jeudi, frôlant les 80.000 à 79.785 (+19.000 en 24h) et le nombre de décès a atteint 1.136 (+309 en 24h). Dans le monde, le nombre de malades a désormais dépassé les 520.000 et le nombre de décès a dépassé 23.500, selon les statistiques de l'université américaine Johns Hopkins.

Rebond technique ou reprise durable ?

Après un plongeon de 30% suivi d'un rebond de l'ordre de 20%, les investisseurs s'interrogent désormais sur la pérennité de la reprise boursière mondiale. Certes, les banques centrales et les gouvernements se sont engagés à soutenir leurs économies, mais il est encore impossible de mesurer quelle sera la durée de la récession économique désormais attendue au niveau mondial.

Au niveau actuel, les cours de Bourse semblent déjà refléter les attentes d'une récession courte, limitée à deux trimestres. La question étant désormais de savoir si après un premier semestre de baisse du PIB, les économies parviendront à redémarrer rapidement grâce aux mesures de soutien monétaires et budgétaires.

Dans une note publiée jeudi, Guillaume Garabedian, Responsable gestion conseillée et produits structurés de Meeschaert Gestion Privée, estime que "l'évolution sanitaire est difficilement prédictible" et préconise de privilégier une "stratégie d'investissements par paliers" afin d'optimiser le couple rendement/risque des portefeuilles. "Sur un horizon de moyen et long terme, nous restons convaincus que la faiblesse actuelle des cours constitue une opportunité rare de prendre des positions", poursuit le gestionnaire.

Le plan de soutien US définitivement adopté vendredi ?

Dans la nuit de mercredi à jeudi, le Sénat américain a adopté le vaste plan de soutien de 2.000 milliards de dollars proposé par l'administration Trump pour faire face au coronavirus. Le texte doit désormais être approuvé par la Chambre des représentants, contrôlée par l'opposition démocrate, avant d'être envoyé le cas échéant à Donald Trump pour promulgation. Le vote de la Chambre devrait avoir lieu vendredi, a indiqué Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la chambre.

Dans le détail, ce plan prévoit notamment 500 milliards de dollars pour soutenir les entreprises industrielles les plus affectées via des prêts ou des subventions. Le secteur du transport aérien, frappé de plein fouet par la crise, bénéficiera de 25 Mds$ de subventions aux compagnies transportant des passagers et 8 Mds$ pour le fret aérien et les prestataires de service en aéroport, dont les services de restauration.

Les aéroports eux-mêmes bénéficieront de 10 Mds$. En outre, les compagnies aériennes devraient avoir accès à 29 Mds$ de crédit. Par ailleurs, 500 Mds$ seront affectés aux aides directes pour les Américains, qui pourront aller jusqu'à 3.000 dollars par foyer sous forme de chèques envoyés à des millions de ménages.

Le dollar poursuit son reflux, le pétrole replonge

Sur le marché des changes, le dollar a reflué pour la 4e séance consécutive, après plus d'une semaine d'ascension liée à une fuite vers la sécurité des investisseurs ayant quitté précipitamment les marchés émergents. L'indice du dollar, qui reflète son évolution face à 6 devises de référence (euro, livre sterling, franc suisse, dollar canadien, yen et couronne suédoise) a chuté jeudi soir de 1,7% à 99,34 points. L'euro a bondi de 1,41% à 1,1033$.

Les taux se sont détendus sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans cédant 2 points de base à 0,85%.

Les cours du pétrole en revanche ont replongé après les chiffres de l'emploi américains, qui font craindre le pire pour la future demande de pétrole. Après 3 jours de rebond, le cours du brut léger américain WTI a plongé jeudi de 7,7% à 22,60$ (contrat à terme de mai sur le Nymex), tandis que le Brent de mer du Nord a abandonné 3,8% à 26,34$.

Selon le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la demande mondiale de pétrole pourrait chuter de 20% en raison de la multiplication des mesures de confinement liées au Covid-19.

Enfin, l'or et resté très volatil, regagnant jeudi 1,1% à 1.651,20$ l'once, après une chute de 1,4% la veille et un rebond de l'ordre de 12% sur les deux précédentes séances.

VALEURS A SUIVRE

* Bristol-Myers Squibb (+5,8%). L'agence américaine du médicament a approuvé le traitement de la sclérose en plaques du groupe mais son lancement sera retardé en raison de l'épidémie de coronavirus, a déclaré le laboratoire américain.

* Mylan (+4%) / Pfizer (+6,7%). La fusion prévue entre Mylan et Upjohn, la filiale spécialisée dans les génériques de Pfizer ne sera finalisée qu'au deuxième semestre de cette année en raison de la pandémie de coronavirus, ont annoncé les deux groupes. Aucun autre terme de la transaction, qui devait initialement aboutir en milieu d'année, n'a été modifié. L'entité issue de cette fusion regroupera des traitements comme le Viagra et l'Epipen et sera détenue à 57% par les actionnaires de Pfizer et à 43% par ceux de Mylan.

* Micron Technology (+5,4%) après la publication de résultats meilleurs qu'anticipé. Le fabricant de puces a également dévoilé une guidance de revenus supérieure aux estimations des analystes pour le trimestre en cours, expliquant que le passage au travail à domicile à l'échelle mondiale en raison de l'épidémie de coronavirus alimente la demande d'ordinateurs portables et de services de centres de données. Sur son deuxième trimestre fiscal, la firme a enregistré un bénéfice net de 405 millions de dollars ou 36 cents par titre contre un profit de 1,62 Md$ ou 1,42$ par action un an plus tôt. Le bpa ajusté est ressorti à 45 cents contre 37 cents de consensus. Les revenus ont reculé de 17,8% à 4,8 Mds$. Sur le troisième trimestre, le management vise des revenus compris entre 4,6 et 5,2 Mds$ contre 4,9 Mds$ de consensus.

* Wendy's (-3,2%) suspend à son tour ses prévisions et son programme de rachat d'actions. La chaîne de burgers, qui a également retiré ses objectifs de moyen terme, a fait état d'une chute de 20% de ses ventes à magasins comparables lors de la semaine close le 22 mars. Les commandes 'drive' ont représenté environ 90% des recettes, tandis que les ventes en ligne ont matérialisé 4,3% du CA. Pour soutenir ses franchisés, Wendy's a également décidé de prolonger de 45 jours le paiement des redevances et des fonds de marketing pour les trois prochains mois. Les franchisés disposeront également d'une année supplémentaire pour rénover leurs restaurants et répondre aux exigences de développement de nouveaux points de vente.

* Ford Motor (-2,6%). Le constructeur automobile prévoit de redémarrer la production dans certaines usines en Amérique du Nord dès le 6 avril. Standard & Poor's a par ailleurs dégradé la note crédit du groupe en catégorie 'junk'.

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