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Mi-séance Paris : le CAC 40 retombe sous les 6.000 pts devant l'escalade USA/Iran

| Boursier | 2442 | Aucun vote sur cette news

Les places européennes coulent ce lundi, plombées par les craintes géopolitiques, alors que la tension monte encore d'un cran entre Téhéran et...

Mi-séance Paris : le CAC 40 retombe sous les 6.000 pts devant l'escalade USA/Iran
Credits Reuters

Les places européennes coulent ce lundi, plombées par les craintes géopolitiques, alors que la tension monte encore d'un cran entre Téhéran et Washington. De plus, l'administration Trump menace également Bagdad de sanctions, le parlement irakien ayant adopté hier dimanche une résolution demandant la fin de la présence de troupes étrangères dans le pays... Le CAC 40, qui avait résisté vendredi, terminant même très légèrement dans le vert, craque ce lundi et abandonne 1,21% à 5.971 pts. L'euro se traite à 1,1197$, sur un gain de +0,3%. Le baril de brut WTI prend 1,1% à 63,7$, alors que le Brent avance de 1,3% à 69,5$. L'or flambe encore de 1,7% à 1.578,8$.

Trump a menacé hier l'Iran de frappes militaires en cas de représailles suite à l'assassinat du général Qassem Soleimani. Le président américain a mentionné 52 sites iraniens, autant de cibles potentielles. L'Iran a fait part de son retrait total de l'accord de 2015 sur le programme nucléaire, mettant un terme à toute limitation de ses activités d'enrichissement d'uranium.

"L'Iran parle très hardiment de cibler certains actifs américains, comme revanche pour avoir débarrassé le monde de leur chef terroriste qui venait de tuer un Américain, & en avait grièvement blessé beaucoup d'autres, sans parler de toutes les personnes qu'il a tuées au cours de sa vie, dont récemment des centaines de manifestants iraniens. Il attaquait déjà notre Ambassade, et préparait des frappes additionnelles dans d'autres localisations. L'Iran n'a apporté que des problèmes pendant de nombreuses années. Que cela serve d'AVERTISSEMENT, que si l'Iran frappe le moindre Américain ou le moindre actif américain, nous avons ciblé 52 sites iraniens (représentant les 52 otages américains pris par l'Iran il y a de nombreuses années), certains de très haut niveau & importants pour l'Iran & la culture iranienne, et ces cibles, et l'Iran lui-même, SERONT FRAPPES TRÈS RAPIDEMENT ET TRÈS DUREMENT. Les USA ne veulent plus de menaces !", a lancé Trump avant-hier sur Twitter.

"Ils nous ont attaqués & nous avons répliqué. S'ils attaquent encore, ce que je déconseillerais fortement, nous les frapperons plus fort qu'ils ne l'ont jamais été !", a asséné encore le président américain hier.

"Ces messages sur les réseaux sociaux serviront de notification au Congrès des Etats-Unis que si l'Iran devait frapper la moindre personne ou cible américaine, les Etats-Unis riposteraient rapidement & pleinement, et peut-être de manière disproportionnée", a même tweeté hier le leader américain.

"Les Etats-Unis viennent de dépenser 2.000 Milliards de Dollars en Equipements Militaires. Nous sommes les plus grands et de loin les MEILLEURS au Monde ! Si l'Iran attaque une Base Américaine ou un quelconque Américain, nous enverrons une partie des équipements tout neufs dans leur direction... et sans hésitation !"

L'Iran avait précédemment promis de venger la mort du général Qassem Soleimani, tué dans la nuit de jeudi à vendredi dans une frappe américaine en Irak... En fin de semaine dernière, les marchés financiers avaient déjà souffert avec les tensions géopolitiques entre Washington et Téhéran consécutives à la mort du général Qassem Soleimani dans une frappe aérienne des USA contre son convoi à l'aéroport de Bagdad - sur ordre de Donald Trump. Soleimani dirigeait la force Al Qods, unité d'élite des Gardiens de la révolution iraniens. L'ayatollah Ali Khamenei a affirmé qu'une vengeance terrible attendait les 'criminels' ayant assassiné Soleimani. Cette frappe américaine serait par ailleurs une atteinte "flagrante" aux conditions de la présence américaine en Irak, a affirmé le Premier ministre irakien Abdoul Mahdi. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a évoqué une "escalade extrêmement dangereuse et insensée". "Les Etats-Unis portent la responsabilité de toutes les conséquences de leur aventurisme renégat", a même lancé le ministre sur Twitter.

Quelques jours seulement après une violente manifestation ayant pour cible l'ambassade américaine à Bagdad, le Pentagone avait annoncé la mort du général Qassem Soleimani. Le commandant Abou Mahdi al Mouhandis, à la tête d'une importante milice irakienne et conseiller du général Soleimani, avait aussi été tué dans l'attaque. La Maison blanche évoquait en fin de semaine dernière une mesure défensive "décisive" destinée à protéger le personnel américain à l'étranger...

Trump avait alors indiqué : "Le général Qassem Soleimani a tué ou grièvement blessé des milliers d'Américains sur une importante période de temps, et complotait pour en tuer beaucoup plus... mais il s'est fait prendre ! Il était directement et indirectement responsable de la mort de millions de gens, dont un grand nombre récent de MANIFESTANTS tués en Iran même. Alors que l'Iran ne pourra jamais l'admettre réellement, Soleimani était à la fois détesté et craint dans le pays. Ils ne sont pas aussi tristes que les dirigeants le laisseront croire au monde extérieur. Il aurait dû être pris il y a de nombreuses années !"

Les statistiques européennes du jour, pourtant plutôt solides dans l'ensemble, ne parviennent pas à réconforter les opérateurs. Selon les données préliminaires de l'Office fédéral allemand de la statistique, les ventes de détail, ajustées des variations saisonnières et des effets calendaires, ont progressé de 2,1% sur la période après avoir reculé de 1,3% en octobre. Le consensus tablait sur une hausse limitée à 1,1%. En glissement annuel, les ventes affichent un bond de 2,8% après une augmentation de 1,4% le mois précédent et contre un consensus positionné à +0,9%.

Malgré une légère accélération par rapport à novembre, la croissance de la zone euro est restée faible en décembre. Se redressant de 50,6 à 50,9, l'indice PMI composite IHS Markit de l'activité globale dans la zone euro affiche un niveau légèrement supérieur à son estimation flash (50,6) et atteint un pic de quatre mois. Son niveau reste cependant parmi les plus bas observés depuis le premier semestre 2013.

L'indice PMI IHS Markit de l'activité de services dans la zone euro atteint également un sommet de quatre mois en décembre, à 52,8 (52,4 en première estimation). L'activité a augmenté dans chacun des cinq pays couverts par l'enquête au cours du mois, l'Espagne et l'Irlande signalant les plus fortes croissances.

L'indice IHS Markit de l'activité commerciale en France s'est redressé de 52,2 en novembre à 52,4. Confirmant son estimation flash, IHS Markit souligne que les dernières données de l'enquête mettent en évidence une légère accélération de la croissance dans le secteur des services en décembre, portée par une expansion soutenue du volume des nouvelles affaires sur la même période.

Se repliant très légèrement de 52,1 en novembre à 52,0 en décembre, l'indice composite de l'activité globale continue par ailleurs de signaler une croissance modérée du secteur privé français au cours de la dernière période d'enquête.

L'indice PMI final espagnol des services a atteint 54,9 contre un consensus de 53,9. L'indice italien est ressorti à 51,1, en ligne avec les attentes. L'indicateur allemand s'est élevé à 52,9 contre 52 de consensus...

L'indice PMI final britannique des services a également dépassé les attentes du consensus, à 50 contre 49,1 espéré.

Les prix à la production industrielle, ont augmenté de 0,2% dans la zone euro en novembre après être restés stables le mois précédent. Selon les estimations d'Eurostat, les prix affichent encore une baisse de 1,4% sur un an, contre -1,9% en octobre, et -1,5% de consensus.

L'indice Sentix de confiance des investisseurs a grimpé à 7,6 contre 3 de consensus.

Valeurs en hausse

Le secteur pétrolier débute la semaine en forte hausse. Dans le sillage des prix du pétrole, Total prend 1,6% et TechnipFMC 0,6%. Les opérateurs s'inquiètent d'une envolée des cours de l'or noir, alors que la situation ne semble avoir jamais été aussi tendue entre les Etats-Unis et l'Iran. Les tensions croissantes entre les deux pays ont déjà causé des perturbations sans précédent sur les marchés pétroliers, mais jusqu'à présent, elles n'ont été que de courte durée. Les investisseurs redoutent cette fois clairement des secousses plus importantes et plus longues pour le marché pétrolier.

Valeurs en baisse

Michelin (-1%) recule malgré le broker JP Morgan, qui est repassé à 'surpondérer' sur le dossier en relevant son objectif de cours de 110 à 125 euros. Le marché du pneumatique reste caractérisé par une demande de remplacement faible dans toutes les zones géographiques, mais la demande a plutôt rebondi dernièrement en Amérique du Nord la longue grève chez GM l'automne dernier, et reste en croissance en Chine.

Casino (-2,2%). L'actualité autour du distributeur est marquée par une note de Bank of America Merrill Lynch, qui a dégradé la valeur à 'neutre' malgré un objectif rehaussé de 42 à 45 euros. Le broker voit un potentiel limité sur le titre alors qu'il évoque une visibilité réduite sur le calendrier du plan de cession d'actifs de la société et sur l'utilisation du produit des ventes.

Valeo (-1,1%). L'équipementier reste pénalisé par la présentation de son nouveau plan stratégique pour la période 2020-2022 et par les perspectives très floues du secteur en 2020 confronté au défi de la transition écologique.

Veolia (-1%) fléchit malgré le soutien d'Oddo BHF, qui a revalorisé son cours cible de 30 à 32,8 euros en restant à l'achat après la reprise par le groupe du site de traitement des déchets dangereux d'Alcoa USA situé à Gum Springs dans l'Arkansas, à travers sa filiale Veolia North America. Avec cette opération de 250 M$, Veolia poursuit le développement global de son activité de traitement et de recyclage des déchets dangereux, en franchissant un pas supplémentaire en Amérique du Nord, et ajoute un site phare à son portefeuille d'actifs.

STMicroelectronics (-3,7%) n'échappe pas au repli généralisé des marchés, malgré plusieurs avis favorables d'analystes. Si Jefferies a initié le suivi de la valeur avec un conseil 'conserver' et un objectif de 30 euros, Oddo BHF a réitéré son conseil 'achat' et sa cible de 25 euros. Liberum a également confirmé son opinion 'achat' sur le dossier alors que le groupe devrait bénéficier des solides livraisons de Tesla au 4ème trimestre. Le broker note en effet que STM est le seul fournisseur de MOSFET (transistor à effet de champ à grille isolée) en carbure de silicium pour l'onduleur de la voiture. Le courtier souligne également que le constructeur américain augmente la production dans sa nouvelle usine de Shanghai, de sorte que les livraisons de la société devraient continuer à augmenter en 2020.

Ipsen (-2,3%) a annoncé que la MHRA (Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency) au Royaume-Uni avait étendu l'autorisation pour Dysport au traitement symptomatique de la spasticité focale des membres supérieurs chez les patients pédiatriques atteints de paralysie cérébrale, âgés de deux ans et plus. Parmi les dernières notes de brokers, JP Morgan a dégradé le dossier à 'sous-pondérer' et a ramené son cours cible de 103 à seulement 82 euros.

Carrefour (-1,5%). Le groupe de grande distribution se lancerait dans la livraison de repas en procédant à l'acquisition de Dejbox, croit savoir Le Figaro, selon lequel les hypermarchés du groupe vont préparer ainsi les plats livrés par cette start-up aux salariés de sociétés partenaires. La start-up en question, créée en 2015, avait réalisé plus de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires l'année dernière. Elle sert 400.000 repas par mois dans les agglomérations de Lille, Lyon, Paris, Bordeaux, Nantes et Grenoble... Carrefour aurait acheté 60% de Dejbox, selon le Figaro.

Arkema (-3,7%). Bostik a finalisé le 3 janvier 2020 l'acquisition de LIP Bygningsartikler AS (LIP), leader danois des colles carrelage, des systèmes d'étanchéité et des solutions de préparation pour sol. Cette acquisition, comme celle de Prochimir réalisée en octobre 2019, s'inscrit dans la stratégie d'Arkema de faire croître de manière continue son activité Adhésifs par des acquisitions ciblées, qui complètent parfaitement la présence géographique et l'étendue des gammes et des technologies de Bostik.

Air France-KLM (-3%) dit prévoir d'assurer la totalité de son programme de vols lundi et mardi malgré l'appel à la grève lancé par certains syndicats de personnels navigants sur la réforme des retraites. Certains syndicats ont lancé un appel à la grève du 6 au 9 janvier "alors même que les discussions entre le gouvernement et les organisations syndicales ont permis d'obtenir des garanties pour le futur système de retraites des navigants, et que les préavis précédemment déposés ont été levés par les syndicats majoritaires", souligne la compagnie aérienne.

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