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Clôture Paris : le CAC40 perd près de 0,8%

| Boursier | 350 | Aucun vote sur cette news

Deuxième séance consécutive de correction pour l'indice parisien...

Clôture Paris : le CAC40 perd près de 0,8%
Credits Reuters

LA TENDANCE

Le CAC40, qui a déjà glissé sous les 5.400 pts hier, a encore perdu 0,78% ce jeudi, à 5.357 pts en clôture. Au lendemain d'une nouvelle hausse du taux des Fed Funds aux Etats-Unis, la Banque centrale européenne et la Banque d'Angleterre ont opté de leur côté pour le statu quo sur leurs taux. La BCE a néanmoins revu à la hausse ses prévisions de croissance dans la zone euro. L'actualité du jour est également marquée par les OPA avec le caractère désormais hostile de l'offre d'Atos sur Gemalto ou encore la reprise de cotation d'Aufeminin.com après l'offre de TF1... Outre-Atlantique, Wall Street poursuit sa progression actuellement, sur de nouveaux sommets pour le Dow Jones, après les chiffres solides de la consommation, et la confirmation d'un rapprochement majeur entre Disney et 21st Century Fox. Enfin, le projet de réforme fiscale aux États-Unis avance un peu plus, un compromis ayant été trouvé hier entre les deux chambres du Congrès.

ECO/DEVISES

La Banque centrale européenne, comme la Banque d'Angleterre un peu plus tôt, a laissé ses taux directeurs inchangés, à l'issue de la réunion du 14 décembre. Le taux de refinancement reste à 0,00%, le taux de facilité marginal à 0,25% et le taux de dépôt à -0,4%.

La BCE continue à s'attendre à ce que les taux d'intérêt restent à leur niveau actuel pendant une période prolongée et bien au-delà de l'horizon fixé pour les achats nets d'actifs. La banque centrale a par ailleurs confirmé le biais pris lors de la réunion d'octobre : le programme d'assouplissement quantitatif ("QE") va évoluer. Les rachats d'actifs se poursuivront au rythme actuel de 60 milliards d'euros par mois jusqu'à la fin du mois, puis reculeront à 30 MdsE mensuels dès janvier et au moins jusqu'à la fin du mois de septembre. La BCE a par ailleurs fortement revu à la hausse ses prévisions de croissance. Sur l'année en cours, l'Institution anticipe désormais une hausse du PIB dans la zone euro de 2,4% contre 2,2% précédemment. La croissance est désormais attendue à 2,3% en 2018 contre 1,8% précédemment, puis à 1,9% en 2019 (contre 1,7%). Les prévisions d'inflation sont également rehaussées en raison notamment de l'évolution des prix du pétrole et des prix alimentaires. L'indice ICPH est maintenant attendu à 1,5% cette année puis à 1,4% en 2018, 1,5% en 2019 et 1,7% en 2020.

La croissance continue d'accélérer en décembre dans le secteur privé de la zone euro comme en attestent les indices PMI flash. L'Indice PMI Flash Composite de l'activité globale s'inscrit ainsi à 58 (57,5 en novembre), au plus haut depuis février 2011. Le consensus attendait un indice à 57,2. L'indice PMI flash relatif à l'activité dans les services atteint pour sa part 56,5 (56,2 en novembre), au plus haut depuis 80 mois, et supérieur aux attentes du marché (56,1). Enfin, l'indice PMI Flash de l'industrie manufacturière ressort à 60,6 (60,1 en novembre), au plus haut historique.

L'Indice Flash Composite IHS Markit de l'activité globale en France atteint 60 en décembre et ne se replie ainsi que très légèrement par rapport au 60,3 de novembre. Il signale l'une des plus fortes expansions mensuelles du secteur privé depuis le lancement de l'enquête en mai 1998. Le consensus tablait sur un indice à 59,4. L'industrie manufacturière enregistre sa plus forte croissance depuis près de 17 ans (indice manufacturier à 59,3, contre 57,7 en novembre) tandis que les prestataires de services (indice des services de 59,4 contre 60,4 en novembre et 59,9 de consensus)) continuent de signaler une forte expansion de leur activité, malgré une légère modération de la croissance par rapport à novembre.

Les prix à la consommation ont augmenté de 0,1% en France en novembre, comme en octobre. Cette progression s'explique notamment par une accélération des prix de l'énergie et une hausse de ceux du tabac. Les prix des services et ceux des produits manufacturés se replient légèrement. Ceux de l'alimentation ralentissent nettement du fait du recul des prix des produits frais qui avaient fortement rebondi en octobre, précise l'Insee. L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) croît également au même rythme qu'en octobre (+0,1%). Sur un an, il augmente de +1,2% comme le mois précédent. Le consensus tablait sur une progression de 0,1% en séquentiel et de 1,3% en glissement annuel.

Selon le Département US au travail ce jeudi, les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 9 décembre se sont établies au nombre de 225.000, contre un consensus de 239.000. Les inscriptions reculent de 11.000 en comparaison de la semaine antérieure.

D'après le rapport gouvernemental du jour aux USA, les ventes de détail du mois de novembre 2017 ont affiché une croissance de 0,8% en comparaison du mois antérieur, contre +0,3% de consensus de place. Les ventes 'core' (hors automobile) ont progressé quant à elles de 1% par rapport au mois précédent, contre +0,6% de consensus. Enfin, hors automobile et essence, les ventes de détail de novembre se sont affichées en hausse de 0,8%, contre un consensus de +0,4%.

Selon le rapport du jour, les prix à l'import aux Etats-Unis pour le mois de novembre 2017 se sont affichés en augmentation de 0,7% par rapport au mois antérieur, en ligne avec le consensus. Les prix à l'export ont quant à eux progressé de 0,5% par rapport au mois d'octobre, contre +0,3% de consensus de place.

L'indice flash PMI composite américain du mois de décembre 2017 est ressorti à 53. L'indice manufacturier s'est élevé à 55 et l'indice des services à 52,4. Ainsi, l'indice manufacturier dépasse les attentes (consensus 54), mais l'indice de services ressort inférieur aux prévisions (consensus 54,8).

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1777$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 56,8$ et le Brent s'affiche à 63,1$.

VALEURS EN HAUSSE

* Aufeminin.com (+22,3%) s'envole logiquement alors que la cotation avait été suspendue en cours de séance lundi suite à l'annonce d'une offre du groupe TF1 pour reprendre la participation (78,4% du capital) du groupe Axel Springer au prix de 38,74 euros.

* Peugeot (+1,7%) et Renault (+0,2%) sont les deux principales hausses du CAC40. Le marché automobile européen est resté bien orienté en novembre, affichant une croissance de 5,9%, soit la même progression qu'en octobre. L'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) précise toutefois que novembre 2017 comptait un jour ouvré de plus que novembre 2016. Du côté des constructeurs, PSA, qui a finalisé début août le rachat à General Motors du pôle européen Opel-Vauxhall, affiche encore une croissance impressionnante de 79,6% (UE+Islande, Norvège et Suisse), dont +20,8% pour Peugeot. Moins spectaculaire mais toujours solide, la croissance de Renault atteint 9,5% en novembre (+4,8% pour la seule marque Renault). Son partenaire Nissan a en revanche vu ses immatriculations reculer de 6,2% le mois passé.

* Sur le CAC40, Essilor gagne aussi 0,3% avec Kering (+0,4%) ou encore Vinci (+0,2%).

VALEURS EN BAISSE

* Nexans perd 6,3%. Le bureau d'études Barclays a ramené sa recommandation de surpondérer à pondération en ligne, pour un objectif réduit de 61 à 54 euros, ce qui explique l'accès de faiblesse. Malgré cette défection, 63% des analystes qui suivent le dossier conservant un avis positif. L'objectif moyen se situe à 57,77 euros.

* EDF perd 4,8%. Aucune nouvelle importante ne vient expliquer cette nette baisse, hormis la confirmation de la recommandation négative de Morgan Stanley, qui valorise toujours le dossier en-deçà de ses niveaux actuels, à 9,30 euros par action.

* Atos perd 2,6% et Gemalto recule de 0,2%. Il n'aura fallu que deux jours pour que l'offre de rachat de Gemalto par Atos passe du statut d'amicale à hostile. Le spécialiste des cartes à puce et de la sécurité numérique a éconduit hier la SSII et son offre à 46 euros par action. Trop chiche, trop risquée, trop imprécise, a estimé hier soir le conseil d'administration, qui taxe Atos d'opportunisme, alors que Gemalto traverse une passe délicate qui a fait chuter son cours de bourse. Par-dessus tout, le conseil regrette de ne pas avoir été sollicité en amont pour évoquer l'opération, jugeant que l'offre n'est ni amicale, ni coopérative. Atos a présenté son projet comme amical, dans le sens où il a été soumis fin novembre à Gemalto avant d'être rendu public. Le montant proposé et les modalités du rapprochement n'ont par contre fait l'objet d'aucune concertation. La frontière est parfois ténue entre l'offre amicale et l'offre hostile. Mais cette séparation n'a quasiment plus lieu d'être depuis cette nuit, car Atos a annoncé maintenir son offre à 46 euros, et poursuivre les préparatifs en vue du dépôt d'une OPA formelle. En d'autres termes, le prédateur signale à sa proie qu'il ira au bout de la chasse, avec son consentement ou pas. Pour autant, il propose toujours d'ouvrir des discussions et va répondre point par point à l'argumentaire de Gemalto pour s'opposer à la transaction.

* Safran perd 2%. Dassault Aviation a enterré hier son programme de bimoteur Falcon 5X, qui aurait dû entrer en service en 2016 mais dont le développement avait pris tant de retard que l'appareil avait réalisé son vol inaugural en juillet dernier avec des moteurs non-définitifs. Un échec dû aux réacteurs Silvercrest de Safran, qui n'ont jamais atteint les performances prévues.

* LafargeHolcim (-1,2%) a mis fin aux discussions avec Pretoria Portland Cement, annoncées le 27 octobre, relatives à une éventuelle transaction en Afrique.

* Airbus (-1%). Le rythme de production de l'A380 d'Airbus devrait descendre à six ou sept unités par an, a confirmé le directeur des opérations, même si rien de définitif n'a été décidé. L'objectif est de conserver une charge en atelier jusqu'à de nouvelles commandes. Le groupe réunit aujourd'hui son dernier conseil de l'année, où il sera question de l'avenir de Tom Enders et de Fabrice Brégier, qui sont sur la sellette depuis quelques semaines, notamment à cause des enquêtes en cours sur un vaste système de pots-de-vin. Toutefois, il est possible que rien ne soit annoncé à l'issue de la réunion, du moins sur ce plan là.

* Zodiac Aerospace. Le chiffre d'affaires a reculé de -6,9% en organique au premier trimestre du nouvel exercice, à 1,077 MdE. Sur l'exercice entier, la société s'attend à un léger recul de ses ventes à périmètre et taux de change constants.

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