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Clôture Paris : le CAC40 consolide sous les 5.300 pts après la BCE

| Boursier | 774 | 3 par 2 internautes

Le CAC40 a flanché en fin de séance ce jeudi, après avoir pourtant passé la majeure partie de la journée en territoire positifLa cote américaine...

Clôture Paris : le CAC40 consolide sous les 5.300 pts après la BCE
Credits Reuters

Le CAC40 a flanché en fin de séance ce jeudi, après avoir pourtant passé la majeure partie de la journée en territoire positif. Il termine en retrait de 0,26% à 5.278 pts, cédant aux prises de bénéfices après trois jours de rebond. Les opérateurs étaient très attentifs ce jour aux annonces de la BCE et de Mario Draghi, qui se sont montrés comme prévu très souples et mesurés. Outre-Atlantique cette fois, les dernières statistiques ont confirmé un semblant de détérioration sur le marché du travail.

La cote américaine hésite ce jeudi à mi-parcours après des statistiques contrastées. Le DJIA prend 0,4% et le S&P500 0,2%, mais le Nasdaq demeure quasiment stable... Sur le marché des changes, l'indice dollar se traite à 96,8, en retrait de 0,4%. L'euro évolue à 1,129$ (+0,6%)... Du côté des matières premières, le baril de brut WTI se stabilise à 51,6$, récupérant après sa grosse faiblesse de la veille. Le Brent de la mer du Nord pointe à 60,5$.

Les marchés conservent donc un relatif optimisme, misant sur une souplesse durable des banques centrales. Les opérateurs espèrent ainsi plusieurs baisses de taux de la Fed cette année... D'après la dernière étude de la firme Challenger sur le sujet, les annonces de licenciements des entreprises aux Etats-Unis pour le mois de mai 2019 sont remontées. Elles concernent en effet un total de 58.577 postes, contre 40.023 en avril. A ce stade de l'année, les employeurs ont annoncé les suppressions de 289.010 postes, ce qui représente une croissance de 39% en comparaison de l'année antérieure. Il s'agit donc d'un nouveau signal plutôt défavorable sur le marché américain de l'emploi, après un très faible rapport d'ADP annoncé hier, concernant l'emploi privé pour le mois de mai... Les inscriptions hebdomadaires américaines au chômage pour la semaine close au 1er juin, rapportées par Département au Travail, sont ressorties au nombre de 218.000, contre 215.000 de consensus et 218.000 pour la lecture révisée de la semaine antérieure.

Le Département américain au Commerce a annoncé ce jeudi un déficit commercial de 50,8 milliards de dollars pour le mois d'avril 2019, en ligne avec le consensus de place, contre 50 milliards de dollars d'encre rouge pour le mois de mars.

Pour finir, les chiffres révisés de la productivité non-agricole pour le premier trimestre 2019 ont fait ressortir une croissance conforme au consensus de +3,4%, après une première évaluation de +3,6%. Les coûts unitaires du travail ont reculé sur un rythme de -1,6% au premier trimestre, contre -0,9% auparavant estimé et -0,8% de consensus.

Sur le front commercial, Donald Trump a constaté hier des progrès avec le Mexique, sans accord pour l'heure avant la mise en application lundi des tarifs douaniers portant sur les importations de produits mexicains. Les discussions doivent se poursuivent aujourd'hui. Sans accord, Trump rappelle que des 'tarifs' au niveau de 5% seront donc mis en place lundi, avec des augmentations mensuelles comme attendu. "Plus hauts seront les Tarifs, plus élevé sera le nombre de compagnies retournant aux USA!", a lancé sur Twitter le président américain. Trump a également réitéré sa menace de taxer au moins 300 milliards de dollars supplémentaires d'importations chinoises, tout en affirmant que la Chine désirerait un accord, comme le Mexique...

La BCE se montre docile

Lors de la réunion qui s'est tenue ce jour à Vilnius, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a pris des décisions de politique monétaire conformes aux attentes de marché. Le taux d'intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 0,00%, 0,25% et -0,40%. Le Conseil des gouverneurs prévoit désormais que les taux d'intérêt directeurs de la BCE resteront à leurs niveaux actuels au moins jusqu'au premier semestre 2020 et, en tout cas, "aussi longtemps que nécessaire pour assurer la poursuite de la convergence durable de l'inflation vers des niveaux inférieurs à, mais proches de 2% à moyen terme".

Le Conseil des gouverneurs entend par ailleurs poursuivre les réinvestissements, en totalité, des remboursements au titre du principal des titres arrivant à échéance acquis dans le cadre du programme d'achats d'actifs ('asset purchase programme', APP) pendant une période prolongée après la date à laquelle il commencera à relever les taux d'intérêt directeurs de la BCE et "aussi longtemps que nécessaire pour maintenir des conditions de liquidité favorables et un degré élevé de soutien monétaire".

Enfin, s'agissant des modalités de la nouvelle série d'opérations trimestrielles de refinancement à plus long terme ciblées ('targeted longer-term refinancing operations', TLTRO III), le Conseil des gouverneurs a décidé que le taux d'intérêt de chaque opération allait être supérieur de 10 points de base au taux moyen appliqué aux opérations principales de refinancement de l'Eurosystème sur la durée de chaque TLTRO. Pour les banques dont les prêts nets éligibles dépassent une valeur de référence, le taux appliqué aux TLTRO III sera plus bas et pourra être aussi bas que le taux d'intérêt moyen de la facilité de dépôt sur la durée de l'opération, majoré de 10 points de base.

Draghi particulièrement 'dovish', et pourtant...

Le patron de la BCE profite par ailleurs de l'occasion pour fournir au marché les nouvelles prévisions économiques de l'Institution. Du côté de l'activité, la BCE anticipe désormais une hausse du PIB de 1,2% cette année (contre 1,1% en mars) et de 1,4% en 2020 et 2021, contre respectivement 1,6% et 1,5% prévu précédemment.

Concernant l'évolution des prix, la BCE voit désormais l'inflation atteindre 1,3% en 2019 (contre 1,2% anticipé précédemment), avant une accélération à 1,4% en 2020 (contre 1,5%) et à 1,6% en 2021. Mario Draghi précise que l'inflation globale va probablement fléchir dans les mois à venir avant de repartir vers la fin de l'année. Les mesures d'inflation sous-jacentes restent relativement modérées mais les tensions sur la main d'oeuvre se manifestent. Le patron de la BCE apparaît toutefois confiant. Il n'y a, selon lui, aucune probabilité de déflation et aucune menace de dé-ancrage des anticipations d'inflation.

Les risques pesant sur les perspectives de croissance restent orientés à la baisse du fait de la présence prolongée d'incertitudes liées notamment à la hausse du protectionnisme, au Brexit et à la vulnérabilité des marchés émergents, souligne le patron de la BCE.

La BCE déterminée à agir

En outre, le dirigeant répète que l'Institution est déterminée à agir en cas d'événements défavorables même si à l'heure actuelle il n'y a pas de détérioration nette des indicateurs économiques. Ainsi, un degré élevé de soutien monétaire reste nécessaire pour assurer la convergence durable de l'inflation vers des niveaux inférieurs mais proches de 2% à moyen terme... Draghi affirme par ailleurs que certains membres du Conseil ont évoqué la possibilité de nouvelles baisses de taux, d'une extension de la 'forward guidance' mais aussi l'achat de nouveaux actifs. Des propos qui devraient plaire aux investisseurs... L'Italien précise que les conditions qui seraient nécessaires pour que de telles mesures puissent entrer en vigueur n'ont pas été discutées même si en ce qui concerne l'assouplissement quantitatif, la BCE dispose d'une "marge de manoeuvre considérable"...

Quid de l'économie européenne ?

Le PIB, corrigé des variations saisonnières, a bel et bien progressé de 0,4% au premier trimestre dans la zone euro. Confirmant son estimation initiale, Eurostat rappelle que la croissance s'était limitée à 0,2% sur les trois mois clos fin décembre 2018. En glissement annuel, la croissance est confirmée à 1,2%...

Les commandes à l'industrie allemande, ajustées des prix, des variations saisonnières et calendaires, ont progressé de 0,3% en avril contre une stabilité attendue par le marché. En glissement annuel, les commandes affichent une baisse de 5,3% après -5,9% en mars et contre un consensus de -5,9%. Le secteur manufacturier allemand est fortement pénalisé par la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, aggravant les difficultés internes liées aux problèmes rencontrés par le secteur automobile.

Côté valeurs, Rémy Cointreau a finalement flanché après un début de séance positif, alors que le groupe a publié ses comptes annuels. Crédit Agricole, qui a présenté son plan 2022, avec un objectif de 5 MdsE de bénéfices, n'a pas emballé les investisseurs... Mais la chute du jour revient évidemment à Renault, suite au retrait de Fiat Chrysler...

Valeurs en hausse

BioMérieux (+0,4%) augmente sa participation dans la société Suzhou Hybiome Biomedical Engineering Co. Ltd. Cette annonce fait suite à la prise d'une participation majoritaire dans cette société précédemment communiquée en novembre 2018. Une prise de participation supplémentaire de 13% a été réalisée pour environ 20 millions d'euros. À la suite de cette transaction, bioMérieux détient désormais 67% des actions de Hybiome.

Casino (+0,1%). L'Autorité des marchés financiers suspecte Muddy Waters de "tromperie" dans le dossier Casino, affirme 'Le Monde', qui a obtenu les conclusions de l'enquête de l'AMF. Selon les informations du quotidien, le gendarme boursier reproche plusieurs manquements au fonds activiste : avoir tardé à déclarer des franchissements de seuils sur ses positions courtes, et, surtout, une éventuelle manipulation de cours des titres Rallye et Casino... Le fonds s'est dit en "profond désaccord avec les conclusions préliminaires de l'équipe d'enquête de l'AMF" : "Nos recherches sur Casino et Rallye se sont avérées clairvoyantes et précises et toute suggestion contraire manque de crédibilité".

AccorHotels (+0,7%). L'actualité autour du groupe hôtelier est marquée par deux ajustements d'analystes. Morgan Stanley a réduit son objectif de 45 à 44 euros tout en restant à 'surpondérer' alors qu'Alphavalue a ajusté sa cible de 47,5 à 47,9 euros tout en maintenant son conseil 'acheter'.

Valeurs en baisse

Renault (-6,4%) se dit aujourd'hui déçu de ne pouvoir approfondir la proposition de FCA (Fiat Chrysler Automobiles), qui a donc retiré son offre de manière assez abrupte. "Nous sommes reconnaissants de l'approche constructive adoptée par Nissan et voulons remercier FCA de leurs efforts, ainsi que les membres du Conseil d'administration de Renault pour leur confiance. Nous considérons que cette proposition est opportune, ayant beaucoup de mérite industriel et d'attractivité financière, créant un leader mondial de l'automobile, basé en Europe", ajoute le groupe au losange. "De plus, cette offre souligne l'attractivité de Renault et de l'Alliance", insiste le groupe.

Fiat Chrysler Automobiles a annoncé hier soir le retrait immédiat de son offre de fusion à 30 milliards d'euros avec le Français Renault. Le groupe italo-américain met en cause les conditions politiques en France. FCA a en effet pris cette décision après que l'Etat français eut demandé un report du vote du conseil d'administration de Renault sur le projet afin d'obtenir le soutien de Nissan.

Rémy Cointreau (-3,1%) a publié ce matin des résultats annuels supérieurs aux attentes grâce aux brillantes performances de son cognac Rémy Martin. Le résultat opérationnel courant de son exercice 2018-2019 clos le 31 mars a progressé de 11,3% à 263,6 millions d'euros et grimpé de 14,2% à périmètre et devises constantes, dépassant les 260,2 millions attendus par les analystes et la croissance organique prévue de 13,4%. Le résultat net hors exceptionnels atteint un record de 167,8 millions, en croissance organique de 16,3% et un dividende exceptionnel de 1 euro sera proposé, outre un dividende stable de 1,65 euro.

Crédit Agricole (-1,7%) lève le voile sur son nouveau plan de moyen terme (2019-2022) qui vise "des objectifs de rentabilité améliorés et sécurisés". Le point fort de l'annonce est constitué par l'objectif de bénéfice net de plus de cinq milliards d'euros à horizon 2022. Le groupe a dégagé 4,4 milliards d'euros en 2018. Le plan vise aussi un objectif relevé de rentabilité sur capitaux propres tangibles (ROTE) supérieur à 11% (12,7% en 2018 ; pour un objectif du plan 2016-2019 de 10 %). Dans le cadre de sa nouvelle feuille de route stratégique, la banque souhaite aussi réaliser 1,3 milliard d'euros de synergies de revenus supplémentaires entre ses différents métiers pour atteindre 10 milliards d'euros en 2022...

Amundi (-0,9%) confirme ses ambitions stratégiques dans le cadre du Plan Moyen Terme 2022 de Crédit Agricole. Le gestionnaire d'actifs vise toujours à horizon 2020 un résultat net comptable supérieur ou égal à 1 milliard d'euros et un bénéfice net ajusté d'au moins 1,05 MdE. Sur la période 2018-2022, la filiale du Crédit Agricole anticipe une croissance annuelle du résultat net ajusté de 5% en moyenne et un coefficient d'exploitation inférieur ou égal à 53%. L'ensemble de ces objectifs prennent en compte une hypothèse d'effet marché neutre sur la période 2018-2022.

Arkema (-2,5%) a réalisé avec succès le placement d'une émission hybride à durée indéterminée super-subordonnée incluant une première option de remboursement anticipé au gré de la société après 5,25 ans, d'un montant de 400 millions d'euros, assorties d'un coupon de 2,75% jusqu'à la date de première option de remboursement anticipé. Cette émission a suscité un très fort intérêt des investisseurs, avec un livre d'ordres dépassant 3 milliards d'euros.

Orange (-2%) est plombé par une note défavorable de broker. Selon nos informations, Morgan Stanley a abaissé sa recommandation sur le dossier de 'surpondérer' à 'pondération en ligne', tout en réduisant de 20 à 17 euros son objectif. Cette dégradation ne modifie pas l'équilibre du consensus sur Orange, qui comporte toujours une majorité d'opinions positives (18 analystes) pour 11 avis neutres et aucun conseil à la vente.

CGG (-1%) annonce la signature d'un accord de coopération avec Fairfield pour l'acquisition d'une étude multi-clients à grande échelle au centre-sud de la Louisiane. Couvrant une superficie de 578 milles carrés et connue sous le nom de Bayou Boeuf, la nouvelle étude wide-azimuth permettra d'imager le bassin sédimentaire de Austin Chalk et de mieux comprendre les formations géologiques de cette région qui suscite un grand intérêt de la part des compagnies pétrolières.

Europcar (-0,8%) annonce la finalisation de l'acquisition de ses franchisés finlandais et norvégiens. Grâce à ces acquisitions, Europcar Mobility Group étend son réseau de filiales en propre de 18 à 20 pays en Europe et renforce ainsi sa présence dans le monde. Ces acquisitions permettront à Europcar Mobility Group de renforcer son leadership en Europe du Nord et de tirer profit de la présence forte dont disposent ces deux sociétés sur leurs marchés nationaux respectif.

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