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Clôture de Wall Street : records battus dans l'espoir d'un vaccin anti-Covid !

| Boursier | 413 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York a atteint de nouveaux records lundi, dans l'espoir d'un vaccin contre le coronavirus, après des annonces positives du laboratoire Moderna.

Clôture de Wall Street : records battus dans l'espoir d'un vaccin anti-Covid !
Credits Reuters

La Bourse de New York a atteint de nouveaux records lundi, dans l'espoir d'un vaccin contre le coronavirus, après l'annonce par le laboratoire Moderna (+9,5%) de résultats très encourageants. Comme Pfizer/BioNTech la semaine dernière, Moderna a fait état d'une efficacité supérieure à 90% de son candidat vaccin, et va demander sa mise sur le marché en urgence dans les prochaines semaines. Le Dow Jones, le S&P 500 et le Russell 2000 ont fini à des records historiques, le pétrole WTI a gagné 3% et le taux du T-Bond à 10 ans est monté à 0,90% dans l'anticipation d'une reprise économique post-Covid.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 1,60% à 29.950 points, pulvérisant son dernier record qui remontait au 12 février dernier, à 29.551 pts, avant la crise du Covid-19. L'indice large S&P 500 a gagné 1,17% à 3.626 pts, son deuxième record d'affilée. Quant au Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, il a avancé plus modestement de 0,8% à 11.924 pts (non loin de son record de 12.056 pts, inscrit le 2 septembre). Le Russell 2000, qui regroupe les valeurs petites et moyennes de la cote américaine, a encore gagné 2,25%, un 2e record après celui de vendredi (le premier depuis 2018...)

Le rattrapage des secteurs massacrés au printemps se poursuit

La semaine dernière, déjà mû par l'espoir d'un vaccin anti-Covid, le DJIA avait grimpé de 4% et le S&P 500 avait gagné 2,1%. Le Nasdaq avait en revanche marqué le pas, cédant 0,5% en 5 séances, sous le poids de la rotation sectorielle qui avait favorisé les valeurs cycliques plutôt que les "technos" et internet.

Cette rotation s'est poursuivie ce lundi, les indices S&P sectoriels de l'énergie (+6,5%) et des industrielles (+2,5%) progressant davantage que les services de communication, (+0,6%) et les technologiques (+0,9%). Les financières (+2,3%) montent aussi soutenus par la hausse des taux et la perspective d'une accélération de la reprise économique en 2021.

Au sein du Dow Jones, Boeing a bondi de 8,1%, Chevron de 7,1%, Walt Disney de 3,5%, Dow Inc. de 3,7% et American Express de 3,2%. Microsoft s'est contenté de gagner 0,3% et Apple a pris 0,8%.

Un vaccin disponible progressivement à partir de début 2021 ?

Une semaine jour pour jour après les annonces positives de Pfizer et BioNTech concernant leur futur vaccin, c'est donc au tour de Moderna de faire état d'une efficacité très élevée de son candidat vaccin (94,5%) dans le cadre de son essai clinique de phase 3 (la dernière étape avant mise sur le marché).

Le candidat vaccin, basé sur le même principe que celui de Pfizer-BioNTech, l'ARN messager, a donc atteint son objectif principal d'efficacité en première analyse intermédiaire de l'étude de phase 3. Moderna entend soumettre une demande d'autorisation d'utilisation d'urgence auprès de la FDA américaine dans les prochaines semaines, a précisé la compagnie.

Les experts estiment que la vaccination des populations pourrait commencer progressivement à partir de la fin de l'année ou au début 2021, avec une priorité pour les équipes soignantes et les personnes à risque.

Au total, une vingtaine de laboratoires dans le monde sont dans la phase 3 de leurs essais de vaccin anti-Covid, dont AstraZeneca, Sanofi allié à GlaxoSmithKline, Johnson & Johnson, Novavax, ainsi que la start-up allemande CureVac.

L'Asie continue de se redresser

Plus tôt dans la journée, les places européennes ont fini nettement dans le vert (+0,99% pour l'EuroStoxx 50) après les annonces de Moderna, et l'Asie s'est elle aussi bien comportée (+2% pour le Nikkei). Le sentiment positif des marchés a aussi été soutenu par les espoirs économiques plus généraux, alors que les dernières statistiques chinoises de la production industrielle (+6,9%) et de l'investissement ont dépassé les attentes. Le PIB japonais du troisième trimestre a rebondi par ailleurs plus que prévu (+5% contre +4,4% de consensus).

En revanche, notons que les ventes de détail chinoises ont manqué le consensus (+4,3% contre +5,1% de consensus). Le taux de chômage en Chine est ressorti en ligne avec les attentes à 5,3%. La production industrielle japonaise, en croissance de 3,9%, a affiché une performance comparable au consensus.

Aux Etats-Unis, les marchés se sont désintéressés des remous politiques concernant la transition difficile entre Donald Trump et Joe Biden. Même si le président sortant républicain refuse encore d'admettre sa défaite à la présidentielle et continue de crier à la fraude, les milieux financiers se projettent déjà dans l'après-Trump. En effet, près de deux semaines après l'élection du 3 novembre, les recours intentés par le camp du président sortant ont été rejetés ou ont été retirés faute de preuves de fraude électorale.

Joe Biden attendu sur son programme économique

Les marchés financiers estiment que les velléités de réforme du président élu Joe Biden (hausse des impôts, taxation du capital, sécurité sociale plus généreuse...) devraient être temporisées par le Sénat, qui devrait rester sous le contrôle du parti républicain. Suite à l'élection du 3 novembre, les Républicains sont déjà assurés de 50 sièges sur 100, et espèrent gagner au moins un siège supplémentaire lors du second tour en Géorgie, qui porte sur les deux derniers sièges de sénateurs à pourvoir.

Dès l'annonce de sa victoire, Joe Biden a mis sur pied le 9 novembre sa "task force" de lutte contre le coronavirus, et il prépare activement son arrivée à la Maison Blanche le 20 janvier prochain. Le président élu et sa future vice-présidente Kamala Harris sont attendus ce lundi soir pour un discours portant sur leur programme de relance économique.

Ce discours sera très suivi, au moment où la 2e vague de coronavirus grossit aux Etats-Unis, avec une forte augmentation des cas, mais aussi des hospitalisations, depuis la fin octobre. Plusieurs indicateurs économiques montrent que la confiance des ménages et leurs dépenses de cartes de crédit ont marqué le pas en novembre, alors que près de la moitié des 22 millions d'emplois perdus au printemps dernier n'ont pas encore été recréés, malgré le vif rebond économique entamé cet été outre-Atlantique.

Plusieurs Etats américains, dont New York, l'Oregon, la Californie et Washington ont annoncé des nouvelles mesures de restriction face à la résurgence du Covid-19, qui a désormais fait plus de 246.000 morts aux Etats-Unis et atteint plus de 11 millions de personnes depuis le début de la pandémie.

L'indice manufacturier "Empire State" de la Fed de New York, publié lundi, a déçu en novembre, retombant à 6,3, contre 13,5 de consensus de marché et après 10,5 en octobre. Cet indicateur traduit donc un net ralentissement de l'expansion de l'industrie manufacturière dans la région considérée.

Le pétrole et les marchés de taux parient sur la reprise en 2021

Malgré les craintes à court terme, les marchés financiers se projettent déjà vers la perspective d'une éradication du coronavirus courant 2021 grâce à un vaccin. L'espoir d'une accélération de la reprise a ainsi profité au pétrole : le cours du brut léger américain (WTI), qui a déjà repris 12% depuis la fin octobre, a encore gagné 3% à 41,34$ le baril, pour le contrat de décembre sur le Nymex. Le contrat sur le Brent pour livraison en janvier s'est apprécié de 2,4% à 43,82$.

Face au retour de l'appétit du risque, l'or a résisté, l'once d'or gagnant lundi 0,08% à 1.887,80$ pour le contrat à terme de décembre sur le Comex. Malgré un gain de l'ordre de 25% depuis le début de l'année, le métal jaune a du mal à franchir durablement le seuil des 1.900$ ces dernières semaines.
Sur le marché des emprunts d'Etat américains, le rendement du T-Bond à 10 ans est resté ferme lundi à 0,90% (+1 point de base) face au retour de l'appétit du risque et dans l'anticipation d'une reprise de la croissance en 2021.

Sur le marché des changes, le dollar a fléchi. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises (euro, livre sterling, yen, franc suisse, dollar canadien et couronne suédoise) a reculé de 0,17% à 92,59 points. L'euro pointait à 1,1850$ (+0,15%).

VALEURS A SUIVRE

Moderna (+9,5%), vedette du jour, a donc annoncé une efficacité de 94,5% de son vaccin contre le Covid-19 en phase 3. De plus, le vaccin réfrigéré serait stable 30 jours durant. Le candidat vaccin de Moderna atteint donc son objectif principal d'efficacité en première analyse intermédiaire de l'étude de phase 3 COVE. La première analyse comprend 95 cas confirmés de Covid-19 parmi les participants. Moderna entend soumettre une demande d'autorisation d'utilisation d'urgence auprès de la FDA américaine dans les prochaines semaines, et indique que la demande d'EUA en question sera basée sur l'analyse finale de 151 cas et un suivi médian de plus de deux mois... Le titre Moderna a quintuplé cette année en bourse.

Alors que Moderna profite de ses annonces, Pfizer (-3,3%) et BioNTech (-13,6%) font l'objet de prises de bénéfices appuyées, après leurs gains de la semaine passée.

Johnson & Johnson (+0,6%) a lancé un essai clinique sur son candidat vaccin contre le covid administré à double dose, l'essai visant à déterminer si la seconde dose en prolonge l'effet.

Corning (+3,2%). Les nouveaux produits Valor du groupe pourraient jouer un rôle majeur dans la protection des vaccins contre le Covid-19, indique le Wall Street Journal. Ces écrins de verre afficheraient une efficacité supérieure, notamment aux très basses températures.

PNC Financial Services (+2,8%) a confirmé lundi les rumeurs, faisant état du rachat pour 11,6 milliards de dollars de la branche américaine de la banque espagnole Banco Bilbao Vizcaya (BBVA, +12,5%).

Qualcomm (+3,3%) a obtenu une licence de la part du gouvernement américain pour pouvoir revendre des 'puces' 4G pour téléphonie mobile au controversé chinois Huawei. Il s'agit d'une exception aux restrictions imposées par Washington à la vente à Huawei de technologies jugées stratégiques.

Uber (+3,3%), le géant VTC, est en discussions en vue d'une cession de son unité ATG dédiée à la conduite autonome à Aurora, croit savoir l'agence Reuters.

Walmart (+1,2%) a annoncé la cession d'une part majoritaire au capital de la chaîne japonaise de supermarchés Seiyu au fonds KKR et à la plateforme de e-commerce Rakuten pour plus d'un milliard de dollars.

Simon Property Group (+5,7%), exploitant américain majeur de centres commerciaux, va réduire de 18% son offre d'acquisition portant sur 80% du capital de son rival Taubman Centers.

Apple (+0,87%). Un groupe mené par Max Schrems, défenseur autrichien de la protection de la vie privée, a porté plainte contre le groupe californien à la pomme auprès des autorités espagnoles et allemandes compétentes, accusant Apple d'utiliser les données des utilisateurs d'iPhone sans leur consentement.

JD.com (-7,4%), le groupe chinois de commerce en ligne coté à Wall Street, a publié des revenus en hausse de 29% au troisième trimestre, les commandes en ligne de produits essentiels restant importantes après la levée des restrictions liées au coronavirus en Chine.

Tyson Foods (+3,8%) a annoncé une croissance de son chiffre d'affaires trimestriel plus importante qu'attendu, le transformateur de viandes ayant bénéficié de la demande liée aux mesures de confinement. Le bénéfice net trimestriel s'est élevé à 692 millions de dollars soit 1,90$ par titre, contre 369 millions un an avant. Le bpa ajusté a grimpé de 50% à 1,81$.

Caesars Entertainment (+2,9%). Fred Done, le plus important actionnaire de William Hill, soutiendrait l'offre d'acquisition de 2,9 Mds£ formulée par Caesars, précise le Telegraph.

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