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Entretien avec Xavier Barbaro, PDG de Neoen

| Boursier | 488 | Aucun vote sur cette news

Neoen prévoit de lever 450 millions d'euros lors de sa future introduction en Bourse

Entretien avec Xavier Barbaro, PDG de Neoen

Boursier.com : Quelle est aujourd'hui la puissance installée et en construction de Neoen ? Quel niveau de production visez-vous ?

Nous avons aujourd'hui 2 GW en exploitation et en construction, un niveau de puissance qui a doublé en l'espace de 24 mois et qui fait de nous le premier producteur indépendant français d'énergie renouvelable. Nous visons une puissance de 5 GW en exploitation et en construction en 2021, soit une progression de notre parc installé de 150% à cet horizon. Au regard de la capacité additionnelle que nous avons déjà sécurisée (plus d'1 GW de projets déjà titulaires de contrats d'achat et en cours de financement) et de notre portefeuille de projets en développement, qui se monte à 7,4 GW, nous sommes très confiant quant à l'atteinte de cet objectif.
X.B.

Boursier.com : Dans quels pays êtes-vous présents ? Quelle est la géographie de votre puissance installée et en construction ?

Nos projets en exploitation et en construction se situent à ce jour en France, en Australie où nous sommes aussi le premier producteur indépendant d'énergie verte, au Salvador, en Jamaïque, en Zambie et au Portugal. Nous sommes aussi très actifs au Mexique, en Argentine, au Mozambique ou encore en Finlande, pays dans lequel nous venons de signer un important contrat de vente d'électricité avec Google. Être diversifiés géographiquement est un choix stratégique, mais cette expansion géographique se fait selon des règles claires : notre capacité installée globale doit être située à minima à 80% dans des pays de l'OCDE, nous ne prenons pas de risques de devises (par exemple, les contrats d'achats remportés en Zambie ou en Argentine sont libellés en dollars US) et notre exposition " pays émergents " doit être adossée à des garanties fortes de type Banque mondiale. Nous visons en moyenne l'ouverture d'un nouveau pays par an.
X.B.

Boursier.com : Pouvez-vous faire un point sur l'endettement de la société ?

Les énergies renouvelables relèvent de la catégorie des infrastructures selon les banques prêteuses, c'est-à-dire des actifs détenteurs de contrats d'achat très long terme à savoir des durées allant de 10 à 25 ans, soit 18 ans en moyenne, qui offrent donc une très grande visibilité sur les flux de trésorerie qu'ils vont générer. En contrepartie de cette visibilité, les banques prêtent " sans recours " (sur le bilan de la société mère ndlr) à la société de projet. A fin juin 2018, notre endettement net se montait donc à 1,2 milliards d'euros, mais était à plus de 95% sans recours et est surtout à ramener à des revenus cumulés contractés de 5,2 milliards, somme des revenus des contrats de vente d'électricité que nous avons remportés. Notre ratio ajusté de dette nette sur EBITDA ressortait à 6,3 à fin décembre 2017, ce qui est un niveau usuel pour le secteur.
X.B.

Boursier.com : Quel sera l'emploi des fonds que vous espérez lever lors de votre prochaine introduction en Bourse ?

Nous prévoyons de lever 450 millions d'euros qui seront entièrement alloués au financement de notre croissance, soit le passage des 2 GW actuels au 5 GW en 2021. 5 GW est en effet la taille critique à partir de laquelle nous estimons que nous pourrons entièrement autofinancer notre croissance future : les cash flows des centrales en exploitation pourront non seulement financer les coûts de structure et les charges générées par notre portefeuille en développement, ce qui est déjà le cas aujourd'hui, mais aussi la construction des nouveaux projets, selon un rythme d'environ 10% de progression de notre base installée par an. A côté de cette augmentation de capital, il y aura un peu de cession, puisque l'un de nos actionnaires Omnes envisage de céder la participation de son fonds Capenergie II qui arrive en fin de vie. Mais l'opération serait très largement primaire. Notre actionnaire majoritaire actuel Impala, la société de Jacques Veyrat, qui détient 54% de Neoen, a d'ailleurs déjà annoncé publiquement qu'il souhaitait souscrire à l'opération et avait l'intention de rester l'actionnaire majoritaire de la société.
X.B.

Boursier.com : Il n'y a plus que Voltalia comme acteur de l'éolien coté en Bourse, Futuren (ex Theolia), Direct Energie, ont été rachetés par des grands acteurs de l'énergie... Un adossement ferait-il sens un jour pour Neoen?

Nos actionnaires n'ont en tout cas pas fait ce choix pour le moment. Notre stratégie est de détenir 100% de nos actifs et nous avons un important portefeuille de projets en développement à financer : nous avons donc des besoins de financement significatifs et la bourse est un très bon moyen pour y répondre. La bourse va aussi nous permettre une gestion fluide de notre capital pour mieux nous concentrer sur notre activité. Enfin, la bourse est un outil favorisant une gouvernance transparente, ce qui nous semble être un " must " pour Impala et tous les futurs investisseurs qui souhaiteront devenir actionnaires de Neoen.
X.B.

Boursier.com : Quelle sera votre politique de distribution auprès des actionnaires, une fois coté ?

Nous sommes une société de croissance profitable et comptons, dans un premier temps, allouer tous nos résultats au financement de notre croissance pour atteindre les 5 GW de puissance installée en 2021. Cet objectif atteint, notre croissance pourra alors entièrement s'autofinancer, ce qui devrait nous permettre aussi de payer des dividendes dès 2022.
X.B.
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