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Entretien avec Marlène Hassine Konqui, Directrice de la recherche ETF chez Lyxor

| Boursier | 83 | Aucun vote sur cette news

La gestion active bénéficie du développement de la gestion passive!

Entretien avec Marlène Hassine Konqui, Directrice de la recherche ETF chez Lyxor

Boursier.com : La gestion passive (ETF) prend de plus en plus de place au sein du monde de la gestion d'actifs. Est-ce quantifié ?

M H K : Il ne fait aucun doute que la gestion passive a énormément progressé ces dix dernières années. Les ETF pèsent 5.000 Milliards de Dollars. Si on ajoute les fonds indiciels et les mandats indiciels, on totalise 16.000 Milliards de Dollars, preuve que la gestion passive est bel et bien ancrée dans le paysage ! Pour autant, les fonds passifs ne représentent toujours qu'une faible partie de l'industrie de la gestion d'actifs. En l'occurrence 27% de la totalité des encours de la gestion. En Europe la part ressort à 16%.

Boursier.com : Quels sont les avantages de la gestion passive ?

M H K : La gestion passive est utilisée aussi bien pour l'allocation stratégique que tactique. Elle permet d'ajouter de la diversification en capturant de manière plus efficiente des primes de risque. Elle permet aussi à un gérant de prendre des décisions d'allocations plus précises grâce à une palette de choix de plus en plus large, de gérer la liquidité de son portefeuille, d'être plus réactif, et de bénéficier d'une tendance de marché forte lorsque c'est le cas. Sur ce dernier point, la gestion passive s'avère plus efficace que la gestion active.

Boursier.com : Les performances parfois décevantes des gérants de fonds militent-elles en faveur de la gestion passive ?

M H K : Sur longue période, on constate qu'une minorité de gérants actifs surperforment leur benchmark et la persistance de la surperformance est faible : si 35% des gérants surperforment en moyenne une année donnée. L'année suivante, le taux tombe à 15% et au bout de 3 années, il ne reste que 7% des gérants qui surperforment leur indice. La gestion passive gagne du terrain parce que les gérants actifs ne répondent pas aux promesses de surperformance.

Boursier.com : La gestion passive menace-t-elle in fine la gestion active ?

M H K : Il ne s'agit pas de les opposer. Si les ETF contribuent à un marché de la gestion plus concurrentiel, ils ne remplaceront pas les gérants actifs les plus performants. Ainsi, ces deux styles de gestion trouveront chacun leur place sur le marché car ils ont tous deux un rôle différent à jouer dans la construction de portefeuille. La combinaison des deux types de gestion crée de la valeur grâce au rôle apporté par chaque type de gestion. Il n'y a donc pas d'opposition entre les deux styles mais une interaction saine pour l'investisseur final.

Boursier.com : Mais les flux financiers se dirigeant vers l'un ou l'autre de ces types de gestion, les mettent de fait en concurrence...

M H K : Les études menées par la Lyxor Dauphine Research Academy démontrent que la gestion active bénéficie du développement de la gestion passive. On constate qu'une sorte de schéma d'équilibre se met en place : plus le poids de la gestion passive est fort, plus les anomalies de prix sur les titres sont importantes procurant ainsi des opportunités de surperformance aux gérants actifs, ce qui doit alors générer des flux vers la gestion active. Mais plus la gestion active prend de l'importance à travers les flux, moins les gérants actifs pourront faire la différence et surperformer le marché tant la concurrence sera forte et les anomalies de prix rares sur le marché. Alors la gestion passive reprend de l'intérêt et attire les flux, et ainsi de suite... In fine, le passif force l'actif à générer de la surperformance.

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