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Entretien avec Laurent Jacquier-Laforge, Directeur des investissements actions global chez La Française

| Boursier | 198 | Aucun vote sur cette news

Toujours pas le moment pour les titres 'value' !

Entretien avec Laurent Jacquier-Laforge, Directeur des investissements actions global chez La Française

Boursier.cm : La Française est un acteur majeur de l'investissement responsable. Comment mettez-vous en place cette politique d'investissement ?

L. J-L. : La Française a développé l'ISR via une approche propriétaire, qui allie critères financiers et recherche stratégique. La démarche que nous appliquons à l'ensemble de nos fonds démarre par une première phase qui permet d'exclure les sociétés ayant les plus mauvais scores dans la notation ESG. Ensuite, nous cherchons les dossiers justifiant de bonnes pratiques dans une phase d'inclusion. Enfin, nous y associons les traditionnelles méthodes d'analyse financière. Cette démarche innovante de sélection de valeurs s'inscrit dans la durabilité en intégrant, en plus des facteurs ESG, les deux critères supplémentaires que sont la capacité d'innovation et la réactivité des entreprises. La performance " responsable et environnementale", n'exclut pas la performance financière, bien au contraire, puisque souvent ce sont les meilleurs acteurs qui savent piloter la première avec beaucoup d'innovation et cela se traduit dans leur performance financière.

Boursier.com : Comment voyez-vous évoluer les marchés actions d'ici la fin d'année ?

L. J-L : Le marché européen a largement intégré les risques identifiés : Brexit, Italie. La croissance économique demeure solide, les résultats des entreprises sont à la hauteur... Un potentiel de progression existe encore sur le marché. Le risque le plus important est sans doute celui entourant l'administration de Donald Trump : dans le contexte des élections de mi-mandat, jusqu'à quel point les Etats-Unis peuvent-ils bousculer le commerce mondial ? En cas de guerre commerciale maximale, on estime à 7 points de pourcentage la perte sur le taux de croissance des bénéfices des entreprises américaines, attendu au-dessus de 20% en 2018. Le consensus tourne autour de +10% en 2019, ce qui demeure solide.

Boursier.com : Quels secteurs jouer ?

L. J-L : Nous demeurons favorables aux valeurs de croissance et cycliques de qualité et, en général, à l'écart des valeurs défensives. Les prix sont justifiés dans l'univers des sociétés technologiques. Les valeurs industrielles chez lesquelles la technologie se diffuse sont aussi à jouer. Par exemple, l'automobile allemande bien positionnée autour du véhicule électrique et qui a souffert en Bourse, mérite attention... A l'inverse, les valeurs subissant la technologie sont à éviter, car bien souvent il s'agit d'acteurs ne sachant pas comment y faire face, comme ceux de la distribution notamment.

Boursier.com : Le moment est-il venu de revenir sur les titres " value " et de rendement ?

L. J-L : Nous ne le pensons pas. Les titres à rendement élevé peuvent se révéler dangereux. La politique de distribution que maintient souvent le management pour faire face à un mauvais parcours du titre, ne tient pas dans le temps. Et les titres subissent un deuxième mauvais coup à l'annonce d'un dividende coupé... Nous sommes à l'écart des banques, des télécoms...

Boursier.com : les revers boursiers de certains titres suite à des déceptions ne prouvent-ils pas que le marché est cher ?

L. J-L : C'est avant tout une question de liquidité. Les flux sont négatifs en Europe depuis quelques mois : les investisseurs internationaux peuvent très bien vivre sans être investis en zone Euro ! Le Brexit, la montée des populismes, les difficultés du couple Merkel/Macron et la situation italienne créent un sentiment d'incertitude chez eux. Les surréactions constatées sur certains titres suite à des avertissements ou des déceptions sont liées à ces problèmes de flux.

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