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Entretien avec Frederik Ducrozet, Stratégiste de Pictet Wealth Management

| Boursier | 175 | Aucun vote sur cette news

L'annulation de la dette publique constitue une sorte de tabou

Entretien avec Frederik Ducrozet, Stratégiste de Pictet Wealth Management

Boursier.com : La dette en zone Euro ne semble plus inquiéter les investisseurs, quel est votre sentiment à ce sujet ?

Depuis quelques années, le poids de la dette publique dans la zone Euro a tendance à décroître. On est ainsi passé de plus de 90% du PIB à environ 85%... La dette reste toutefois un problème dans certains pays comme la France ou l'Italie où elle représente 130% du PIB. La zone Euro n'est pas fédérale, il n'y a pas de transfert entre les Etats qui la composent. Au vu de la faiblesse des taux, la situation serait rassurante si la région était homogène.
F.D.

Boursier.com : La dette publique détenue par la banque centrale européenne pourrait-elle être annulée ?

Tout d'abord, les banques centrales n'ont pas vocation à gagner de l'argent, elles peuvent fonctionner avec des fonds propres négatifs. Néanmoins, une annulation de la dette publique détenue par les banques centrales réveillerait les souvenirs d'hyper inflation... L'annulation de la dette constitue une sorte de tabou car elle viendrait remettre en cause la crédibilité de la BCE qui constitue son principal actif.
F.D.

Boursier.com : Des solutions existent-elles pour réduire l'endettement public sans douleur ?

Certains économistes avancent des pistes pour traiter cette problématique. Avec la technique de la titrisation pour rendre le produit attractif, la BCE pourrait revendre une partie de la dette des Etats européens qu'elle détient à des investisseurs.
F.D.

Boursier.com : L'union bancaire est-elle en place en Europe ?

L'union monétaire existe avec l'Euro. En dépit des progrès accomplis, l'union bancaire demeure incomplète... Cette union bancaire comprend plusieurs piliers principaux. La régulation des banques nationales est désormais du ressort de la BCE et non plus des Etats membres. Le mécanisme de résolution des crises passe par un fonds de recapitalisation des banques qui n'est pas complètement achevé. En cas de faillite d'un établissement financier, les actionnaires et les créanciers seront impactés mais pas les titulaires de comptes. La garantie des dépôts à hauteur de 100.000 Euros repose sur un fonds européen qui n'est pas encore en vigueur. Par ailleurs, il convient de mettre en place une véritable union financière des marchés de capitaux ce qui constitue la véritable faiblesse de la zone Euro...
F.D.

Boursier.com : Comment expliquez-vous la rechute de la croissance européenne ?

Après une croissance de 2,5% en 2017 dans la zone Euro, l'année 2018 s'est avérée décevante sur ce plan. La raison principale tient au ralentissement de l'économie chinoise qui freine l'industrie allemande. La guerre commerciale avec les Etats-Unis pénalise l'activité en Chine.
F.D.

Boursier.com : Avec le revirement de la FED, comment va évoluer l'économie américaine ?

Pour simplifier, on peut dire que par leur interventionnisme les banques centrales ont gommé les cycles économiques. Suite à son changement de ton, la FED vient de repousser la fin de cycle aux Etats-Unis. La banque centrale américaine semble terrorisée à l'idée de déclencher une récession. Aux Etats-Unis, le seuil de douleur des taux d'intérêt sur les différents agents économiques est plus bas que ce qu'on imaginait auparavant, il se situe désormais autour de 3%. La dette des ménages est sans excès alors que celle des entreprises n'est pas aussi inquiétante que ce que l'on entend généralement...
F.D.

Boursier.com : Comment expliquez-vous l'écart de valorisation entre les actions européennes et américaines ?

La qualité des entreprises n'est pas la même de même que les perspectives de croissance. En Europe, le secteur bancaire est pénalisé par la faiblesse des taux. Enfin, le Brexit constitue un risque pour la zone Euro.
F.D.
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