En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 985.45 PTS
-0.79 %
4 960.5
-0.97 %
SBF 120 PTS
3 977.96
-0.88 %
DAX PTS
11 244.54
-0.85 %
Dowjones PTS
25 006.05
-1.60 %
6 682.26
-2.69 %
1.144
+0.25 %

Les étrangers de l'EI, un casse-tête pour les Kurdes de Syrie

| AFP | 139 | Aucun vote sur cette news
Des membres des Unités de protection du Peuple (YPG), une des principales milice kurde en Syrie, le 11 septembre 2018 à Hassakeh en Syrie
Des membres des Unités de protection du Peuple (YPG), une des principales milice kurde en Syrie, le 11 septembre 2018 à Hassakeh en Syrie ( Delil SOULEIMAN / AFP/Archives )

Les forces kurdes en Syrie, fer de lance de la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), détiennent des centaines de jihadistes étrangers présumés, mais aussi des femmes et des enfants.

Ce dossier constitue un véritable casse-tête pour les autorités semi-autonomes kurdes, qui refusent de juger ces étrangers et réclament leur rapatriement vers leur pays d'origine.

- 900 jihadistes -

Quelque 900 jihadistes étrangers, originaires de 44 pays, sont en détention, selon Nouri Mahmoud, porte-parole de la principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du Peuple (YPG).

Environ 550 femmes et 1.200 enfants vivent dans des camps mis en place pour accueillir les familles de jihadistes, selon des responsables kurdes.

"Certaines femmes ont quatre enfants, chacun d'un père différent et chaque père (vient) d'un pays différent", assure Abdel Karim Omar, en charge des Affaires étrangères au sein de l'administration kurde.

Parmi les détenus les plus connus, figurent les Britanniques Alexanda Amon Kotey et El Shafee el-Sheikh, qui faisaient partie d'un quatuor surnommé par leurs otages "les Beatles" en raison de leur accent anglais. Leur unité avait enlevé des journalistes étrangers et torturé et décapité certains captifs.

Le Français Adrien Guihal fait également partie des prisonniers. C'est par sa voix que l'EI avait revendiqué l'attentat de Nice en 2016. Deux autres figures de l'organisation, Thomas Barnouin et Emilie König, sont également emprisonnées.

De nombreux détenus n'ont aucun papier d'identité, affirme Abdel Karim Omar.

- Pas de procès -

Certains étrangers sont en détention depuis plus d'un an. Leur sort reste incertain.

Soufiane, un Allemand de 36 ans ayant rallié l'EI est retenu par les milices kurdes du YPG, à Rmeilane, en Syrie, le 23 septembre 2018
Soufiane, un Allemand de 36 ans ayant rallié l'EI est retenu par les milices kurdes du YPG, à Rmeilane, en Syrie, le 23 septembre 2018 ( Delil souleiman / AFP/Archives )

"Nous jugeons les mercenaires syriens de l'EI. Mais nous ne jugerons pas les étrangers", insiste M. Omar. "Ils sont très nombreux. C'est un lourd fardeau que nous ne pouvons pas assumer seuls".

A titre de comparaison, en Irak, plus de 300 personnes ont été condamnées à mort et autant à la prison à vie pour avoir rejoint l'EI, dont des dizaines d'étrangers, selon des sources judiciaires.

"Nous n'avons pas une législation qui autorise la peine de mort. Si nous les condamnons et qu'ils finissent de purger leur peine de prison, où iront-ils?", demande M. Omar.

Son administration tente de faire "pression sur les gouvernements (étrangers) pour qu'ils reprennent leurs citoyens".

- Quid des Occidentaux? -

La Russie, l'Indonésie, mais aussi le Soudan ont accepté de reprendre certains ressortissants, principalement des femmes et des enfants, indique M. Omar. Mais dans leur grande majorité, les pays occidentaux rechignent à faire de même.

Pour le chef d'état-major américain Joe Dunford, le retard dans les rapatriements est dû à "des considérations politiques et des cadres légaux inadaptés".

Au moins deux Américains, un homme et une femme -mère de quatre enfants-, accusés d'avoir collaboré avec l'EI en Syrie ont été rapatriés aux Etats-Unis pour y être jugés, a annoncé Washington en juillet.

La France, elle, insiste pour que ses ressortissants soient jugés sur place, tout en rejetant la peine de mort. Les familles et les avocats des détenus plaident pour un retour et un passage devant la justice française.

Quelques dizaines de Français soupçonnés d'avoir rejoint l'EI sont actuellement retenus en Irak et en Syrie avec plusieurs dizaines de mineurs, d'après une source proche du dossier.

Le Royaume-Uni fait preuve de la même réticence. Les autorités ont indiqué qu'Alexanda Amon Kotey et El Shafee el-Sheikh n'étaient plus des "citoyens britanniques", laissant entendre qu'ils avaient été déchus de leur nationalité.

Londres a entamé des contacts avec Washington pour qu'ils soient jugés aux Etats-Unis, avant d'annoncer une "pause" dans la coopération. Des informations de presse assuraient en août que les deux hommes pourraient être envoyés à Guantanamo.

- Négociations -

Les autorités kurdes ont réussi à établir des contacts avec les Pays-Bas, le Danemark et le Canada, selon M. Omar. Avec le Canada, les négociations selon lui, étaient parvenues à un stade avancé, "mais le gouvernement a tout arrêté, on ne sait pas pourquoi".

Interrogé par l'AFP, un porte-parole des Affaires étrangères canadiennes a assuré que "toute information sur une entente en vue du rapatriement de citoyens canadiens de Syrie est sans fondement".

Pour les autorités kurdes, il est essentiel de maintenir des liens étroits avec les Etats-Unis, à la tête d'une coalition internationale qui soutient les forces kurdes dans la lutte anti-EI, mais aussi avec la France, partenaire clé.

Un commandant militaire kurde évoque sous le couvert de l'anonymat des "réunions" avec le gouvernement français. "Mais on ne veut pas faire pression pour qu'il reprenne les jihadistes français, ni le mettre dans l'embarras".

Dans cette optique, il a été décidé de ne pas présenter aux médias les jihadistes français ou américains, affirme-t-il.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Différents Types d'Ordres de Bourse
Mardi 20 novembre de 12h30 à 13h30

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 19/11/2018

DÉCLARATION DES TRANSACTIONS SUR ACTIONS PROPRES DU 12 AU 16 NOVEMBRE 2018   Paris, le 19 novembre 2018     Conformément à la réglementation relative aux rachats…

Publié le 19/11/2018

14h30 aux Etats-UnisMises en chantier, permis de construire pour le mois d'octobresource : AOF

Publié le 19/11/2018

Cegedim-Media (C-Media), spécialiste de la communication digitale sur le point de vente et filiale du groupe Cegedim, annonce la signature d'un contrat avec Marionnaud, spécialisé dans la…

Publié le 19/11/2018

SuperSonic Imagine, spécialisée dans l’imagerie médicale par échographie, va présenter son nouvel échographe Aixplorer MACH 30 au Congrès annuel de la RSNA, la Société de Radiologie…

Publié le 19/11/2018

Changements importants au sein du Comité Exécutif de L'Oréal     Clichy, le 19 novembre 2018 - Le Groupe L'Oréal annonce des changements importants au sein de son…