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Les acteurs du conflit syrien

| AFP | 101 | Aucun vote sur cette news
Des soldats des forces armées syriennes posent avec les portraits du président Bachar al-Assad et de sonpère Hafez al-Assad, le 21 novembre 2017 à Abou Kamal
Des soldats des forces armées syriennes posent avec les portraits du président Bachar al-Assad et de sonpère Hafez al-Assad, le 21 novembre 2017 à Abou Kamal ( Handout / STR / SANA/AFP/Archives )

La guerre en Syrie a débuté en mars 2011 avec la répression de manifestations prodémocratie mais s'est ensuite complexifiée avec l'implication des jihadistes et de puissances régionales et internationales. Elle a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Voici les principaux acteurs du conflit:

Régime et alliés

- L'armée du président Bachar al-Assad, qui comptait 300.000 hommes dans ses unités combattantes en 2011, a vu ses effectifs baisser de moitié.

Elle est soutenue par 150.000 à 200.000 miliciens prorégime. Par ailleurs, 5.000 à 8.000 combattants du Hezbollah libanais se battent à ses côtés.

- Alliée de poids de Damas, la Russie intervient depuis septembre 2015. Son aviation a permis aux troupes gouvernementales de reprendre plusieurs zones clés, comme la ville d'Alep.

- Autre allié de poids, l'Iran, qui a envoyé des milliers de combattants en Syrie et fournit conseillers militaires.

L'armée contrôle désormais 55% du territoire, notamment les principales villes (Damas, Homs, Hama et Alep), selon le géographe français Fabrice Balanche. Plus des deux-tiers des habitants vivent sur ce territoire.

Avec la Turquie, soutien des rebelles, Moscou et Téhéran ont réussi à instaurer quatre "zones de désescalade" dans le pays, sans faire cesser totalement les combats.

- Rebelles -

- Au début du conflit, les rebelles se sont regroupés sous la bannière de l'Armée syrienne libre (ASL), laissant progressivement place à une myriade de factions, allant des rebelles sans affiliation religieuse aux groupes islamistes. Après de multiples revers, ils n'ont plus beaucoup de poids.

- Ahrar al-Cham, d'inspiration salafiste, était l'un des groupes les plus puissants. Surtout présent dans la province d'Idleb (nord-ouest), il a tenté en 2015 de se présenter comme modéré aux yeux des Occidentaux. Mais après un coup de force des ex-alliés jihadistes de Tahrir al-Cham, il n'est plus présent que dans quelques poches d'Idleb.

- Jaich al-Islam est le plus important groupe rebelle dans la région de Damas.

En comptant les zones dominées par la coalition Tahrir al-Cham (composée essentiellement de jihadistes de Fateh al-Cham, l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda), les rebelles contrôlent 12% du territoire où vit 15% de la population, selon M. Balanche.

- Jihadistes -

- Les deux principales forces jihadistes rivales sont le groupe Etat islamique (EI) et le groupe Fateh al-Cham.

- L'EI a conquis de vastes régions depuis son intervention en 2013 dans le conflit et proclamé en 2014 un "califat" sur les territoires conquis en Syrie et en Irak, aujourd'hui en lambeaux.

Cible de multiples offensives du régime et d'une coalition arabo-kurde soutenue par Washington, l'EI a subi de nombreux revers et ne contrôle plus que 5% du territoire syrien contre 33% en début d'année.

- Fateh al-Cham, connu précédemment sous le nom de Front Al-Nosra, a annoncé sa rupture avec Al-Qaïda en juillet 2016. Il domine une coalition baptisée Tahrir al-Cham. Composé essentiellement de Syriens, il attire de nombreux rebelles avec ses moyens financiers et sa meilleure organisation. Il a chassé ses ex-alliés rebelles de presque la totalité de la province d'Idleb.

- Kurdes -

Réprimés pendant des décennies, les Kurdes ont profité du retrait de l'armée syrienne pour établir dans le Nord une administration locale. En 2016, ils ont instauré une région "fédérale" sur leurs territoires et organisé leurs premières élections en septembre.

Les YPG (Unités de protection du peuple), leur principale milice armée, forment le noyau dur des Forces démocratiques syriennes (FDS) -composées également de combattants arabes- soutenues par la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

Ils contrôlent 28% du territoire, où vit près de 16% de la population, et les trois-quarts de la frontière avec la Turquie qui voit d'un mauvais oeil cette autonomie.

Ankara assure avoir reçu de Washington des assurances concernant l'arrêt de livraisons d'armes aux YPG.

- Turquie, Arabie, Qatar -

La Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar ont soutenu au début de la révolte la rébellion majoritairement sunnite contre M. Assad.

Aujourd'hui, Ryad et Doha sont marginalisés et Ankara a noué une alliance inédite avec Moscou.

Sur le plan militaire, la Turquie appuie des rebelles antijihadistes et a déployé des troupes dans le nord syrien.

- Coalition internationale -

Elle comprend plus de 60 pays et mène des frappes aériennes contre l'EI, en appui à des troupes au sol.

Avec la fin des grandes batailles contre l'EI, les frappes ont baissé en intensité. Washington attend les résultats des pourparlers de paix à Genève pour décider du sort de cette coalition.

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