En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 494.17 PTS
+0.78 %
5 475.50
+0.65 %
SBF 120 PTS
4 397.14
+0.71 %
DAX PTS
12 430.88
+0.85 %
Dowjones PTS
26 743.50
+0.32 %
7 531.07
-0.50 %
1.175
+0.00 %

Le Yémen depuis le départ du pouvoir d'Ali Abdallah Saleh

| AFP | 411 | Aucun vote sur cette news
Des combattants houthis nouvellement recrutés, le 16 juillet 2017 à Sanaa, au Yémen
Des combattants houthis nouvellement recrutés, le 16 juillet 2017 à Sanaa, au Yémen ( Mohammed HUWAIS / AFP/Archives )

Les rebelles houthis du Yémen célèbrent jeudi le 3e anniversaire de la prise de la capitale Sanaa avec l'aide des partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh. Rappel des principaux développements depuis le départ du pouvoir de M. Saleh sous la pression de la rue en février 2012.

- Hadi au pouvoir -

Le 27 février 2012, Ali Abdallah Saleh cède officiellement le pouvoir à son successeur, Abd Rabbo Mansour Hadi, après 33 ans à la tête du Yémen.

Le président sortant a été contesté dans la rue pendant des mois avant d'accepter, sous la pression des monarchies du Golfe, un plan de transition prévoyant son départ en échange d'une immunité pour lui-même et ses proches, dont plusieurs restent à des postes de responsabilité.

- La rébellion à Sanaa -

En 2014, les Houthis, s'estimant marginalisés après l'insurrection anti-Saleh, lancent une offensive depuis leur fief de Saada (nord du Yémen).

Issus de la minorité zaïdite (branche du chiisme), ils contestent depuis une décennie le pouvoir central.

Le 21 septembre, ils entrent dans Sanaa et s'emparent du siège du gouvernement après plusieurs jours de combats. Alliés à de puissantes unités militaires restées fidèles à M. Saleh, ils sont accusés d'être appuyés par l'Iran chiite. L'ex-chef de l'Etat, devenu allié des Houthis, les avait combattus pendant sa présidence.

L'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh prononce un discours à l'occasion du 35e anniversaire de son parti, le Congrès populaire général (CPG), le 24 août 2017 à Sanaa
L'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh prononce un discours à l'occasion du 35e anniversaire de son parti, le Congrès populaire général (CPG), le 24 août 2017 à Sanaa ( MOHAMMED HUWAIS / AFP/Archives )

Le 14 octobre, les Houthis prennent le port de Hodeida (ouest), sur la mer Rouge, puis progressent vers le centre.

Le 20 janvier 2015, ils s'emparent du palais présidentiel à Sanaa, puis installent un Conseil présidentiel.

Le 21 février, le président Hadi fuit Sanaa pour Aden (sud), qu'il proclame capitale "provisoire" du Yémen.

En mars, les Houthis avancent vers le Sud et s'emparent d'Aden. Leur chef, Abdel Malek al-Houthi, justifie l'offensive par la lutte contre les extrémistes sunnites d'Al-Qaïda et du groupe Etat islamique (EI).

- 'Tempête décisive' -

Le 26 mars 2015, neuf pays dirigés par l'Arabie saoudite lancent l'opération aérienne "Tempête décisive" (devenue "Restaurer l'espoir") pour contrer l'avancée des rebelles houthis. Le président Hadi se réfugie à Ryad.

Le 17 juillet, le gouvernement annonce la "libération" de la province d'Aden, premier succès des forces loyalistes appuyées par la coalition arabe sous commandement saoudien.

Jusqu'à la mi-août, les forces loyalistes parachèvent la reprise de cinq provinces du sud, mais peinent à les sécuriser face à la présence d'Al-Qaïda et de l'EI.

En octobre, les forces loyalistes reprennent le contrôle du détroit de Bab al-Mandeb, par où transite une bonne partie du trafic maritime mondial. Mais les offensives lancées pour prendre en tenaille Sanaa, depuis l'est et le sud, patinent depuis.

La guerre au Yémen a tué depuis mars 2015 plus de 8.400 personnes, dont au moins 1.500 enfants, et fait 48.000 blessés, en majorité des civils. Le conflit a provoqué la pire crise humanitaire de la planète, selon l'ONU. Une épidémie de choléra a fait plus de 2.000 morts et certaines régions sont au bord de la famine.

- Fissures côté gouvernemental -

Fin avril 2017, l'ancien gouverneur d'Aden, Aidarous al-Zoubaidi, est limogé par le président Hadi.

Le 4 mai, des milliers de Yéménites du sud contestent à Aden l'autorité de M. Hadi en appelant le gouverneur limogé à former une direction politique pour "représenter le Sud", Etat indépendant jusqu'en 1990.

Le 11 mai, M. Zoubaidi annonce la mise en place d'un "Conseil de transition du Sud", sous sa présidence, pour "diriger les provinces du Sud et les représenter".

- Dans le camp rebelle -

Le 23 août, la direction des Houthis qualifie de "traître" l'ex-président Saleh pour les avoir présentés comme des "miliciens" trois jours plus tôt. Le lendemain, l'ex-président rassemble des centaines de milliers de personnes dans la capitale à l'occasion du 35e anniversaire de son parti, le Congrès populaire général (CPG).

Le 26 août, les tensions entre rebelles dégénèrent dans la capitale. Un colonel proche de M. Saleh et deux Houthis sont tués dans des heurts.

Le 5 septembre, M. Saleh affirme que ses alliés houthis ont redouté un "coup de force" de sa part contre eux, mais qu'il n'y a plus de tensions "maintenant".

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/09/2018

Paris, le 21 septembre 2018                                                                    Communiqué de mise à…

Publié le 21/09/2018

Vicat a annoncé la nomination d'Hugues Chomel comme Directeur financier du groupe, en remplacement de Jean-Pierre Souchet, Directeur général adjoint, qui devient conseiller du Président Directeur…

Publié le 21/09/2018

L'Assemblée Générale de Laurent-Perrier réunie le 21 septembre 2018 a décidé de nommer Philippe-Loïc Jacob en qualité de censeur...

Publié le 21/09/2018

Gascogne a révélé ses résultats au titre de son premier semestre 2018. Ainsi, le spécialiste du papier et de l’emballage a publié un résultat net consolidé de 5 millions d’euros, un…

Publié le 21/09/2018

Amoeba vient de publier des résultats semestriels 2018 impactés par le repositionnement de la société. Ainsi, le groupe a dévoilé une perte nette de 4,497 millions d’euros sur la période,…