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La province d'Idleb, ultime grand bastion rebelle et jihadiste en Syrie

| AFP | 548 | Aucun vote sur cette news
Des combattants rebelles syriens des brigades Suqur Al-Sham patrouillent dans la campagne, dans le nord de la province d'Idleb, en Syrie, le 17 août 2018
Des combattants rebelles syriens des brigades Suqur Al-Sham patrouillent dans la campagne, dans le nord de la province d'Idleb, en Syrie, le 17 août 2018 ( OMAR HAJ KADOUR / AFP )

La province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, échappe dans sa quasi-totalité au contrôle du régime de Bachar al-Assad.

C'est dans cette province, largement dominée par les jihadistes, que le régime envoie rebelles et civils après leur évacuation des bastions repris au terme de sièges et d'assauts meurtriers.

- Idleb dans la guerre -

La province d'Idleb a une importance stratégique: elle est située à la frontière avec la Turquie, parrain des rebelles, et près de la province côtière de Lattaquié, fief du régime Assad.

Avant la guerre, la majorité des habitants travaillaient dans l'agriculture, surtout dans la culture du coton et des céréales.

En mars 2015, l'Armée de la Conquête (Jaich al-Fatah), une coalition composée de groupes rebelles islamistes et jihadistes comme le Front al-Nosra -ex-branche d'al-Qaïda en Syrie-, s'empare de la ville d'Idleb, chef-lieu de la province du même nom.

- Alliance rebelle -

Actuellement, environ 60% de la province est sous contrôle de Hayat Tahrir al-Cham (HTS), groupe jihadiste dominé par l'ex-branche d'Al-Qaïda. Mais d'importants groupes rebelles islamistes y maintiennent une présence.

En février 2018, les deux groupes Ahrar al-Cham et Noureddine al-Zinki, présents à la frontière des provinces voisines d'Alep et d'Idleb, ont annoncé leur fusion, parrainée par la Turquie.

Cette alliance a ensuite engagé des combats contre le HTS et repris des localités.

Le 1er août, l'alliance a rallié quatre autres factions rebelles pour former une nouvelle coalition, le Front national de libération.

- Attaques chimiques -

Les forces du régime ont été accusées maintes fois d'avoir eu recours à des armes chimiques dans la province.

Le 4 avril 2017, une attaque au gaz sarin à Khan Cheikhoun a fait 83 morts selon l'ONU, au moins 87 dont plus de 30 enfants selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). En octobre, les experts de l'ONU et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), ont pointé du doigt la responsabilité du régime.

En 2016, une commission d'enquête de l'ONU et de l'OIAC avait conclu que des hélicoptères militaires syriens avaient répandu du gaz de chlore sur deux localités, à Talmenes le 21 avril 2014 et Sarmine le 16 mars 2015.

Cette commission avait aussi conclu que l'armée avait mené une attaque à l'arme chimique, sans doute du chlore, à Qmenas en mars 2015.

En février 2018, 11 cas de suffocation ont été rapportés à Saraqeb, l'OSDH citant des sources médicales faisant état d'un "gaz toxique".

- Dans le collimateur -

Contrôle des territoires en Syrie
Contrôle des territoires en Syrie ( Omar KAMAL / AFP )

En décembre 2017, les prorégime ont lancé une offensive pour reconquérir le sud-est de la province. Le régime a pu reprendre des dizaines de villages et localités, ainsi que l'aéroport militaire d'Abou Douhour.

Après les récentes victoires du régime ailleurs dans le pays, la province est à nouveau dans le viseur.

"Idleb est désormais notre but, mais ce n'est pas le seul", a déclaré le 26 juillet le président Bachar al-Assad.

En mai, l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura affirmait qu'au cas où "le scénario de la Ghouta (ex-fief rebelle) se répétait à Idleb, il pourrait être six fois pire" en termes de destructions et de victimes. Il s'agit de "2,3 millions de personnes dont la moitié sont déjà des déplacés qui n'ont nulle part où aller".

Le 9 août, les prorégime ont bombardé des positions rebelles et jihadistes dans la province, et largué des tracts appelant les habitants à se rendre.

L'ONU a appelé à trouver des "accords" pour empêcher un "bain de sang".

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