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La bataille de Marawi: un siège féroce qui laisse une ville en ruines

| AFP | 184 | Aucun vote sur cette news
Des bâtiments détruits par des tirs de mortiers de l'armée philippine sur des positions de jihadistes de l'EI, le 15 octobre 2017 à Marawi
Des bâtiments détruits par des tirs de mortiers de l'armée philippine sur des positions de jihadistes de l'EI, le 15 octobre 2017 à Marawi ( Ferdinandh CABRERA / AFP )

L'annonce de la mort d'Isnilon Hapilon, chef du groupe Etat islamique en Asie du Sud-Est, est une nouvelle bienvenue pour l'armée philippine après quatre mois de combats acharnés destinés à reprendre Marawi, une grande ville musulmane du sud de l'archipel.

Quand les jihadistes s'étaient emparés de quartiers entiers de Marawi, Manille avait promis qu'ils seraient défaits en un éclair. Mais l'armée s'est retrouvée quatre mois durant à tenir un siège épuisant et à combattre pied à pied des islamistes très bien organisés.

Les jihadistes ont résisté à une campagne continue de bombardements aériens soutenue par les Etats-Unis, soulevant l'inquiétude quant aux capacités des Philippines à lutter contre la menace islamiste dans le sud du pays, une région minée par la violence.

Voici quelques moment clé de la bataille pour Marawi dans laquelle plus de 1.000 personnes ont été tuées et plus de 400.000 habitants déplacés.

- 23 mai : l'assaut jihadiste -

Les affrontements ont éclaté à la suite d'une opération ratée des autorités pour capturer Hapilon, lequel était recherché depuis des années, d'abord en tant que chef d'Abou Sayyaf, groupe extrémiste spécialisé dans l'enlèvement crapuleux, puis comme chef régional de l'EI.

L'armée philippine a été clairement prise par surprise.

Apparemment à l'insu de l'état-major, Hapilon avait forgé une alliance avec le groupe des deux frères Maute, à la tête d'un réseau islamiste local, et peaufinait depuis des mois la prise de Marawi, considérée comme le chef-lieu d'une région à majorité musulmane dans un pays, les Philippines, dont la population est à majorité catholique.

L'opération de capture s'est soldée par un échec mais elle a décidé les jihadistes à précipiter leur attaque. Ils se sont emparés des bâtiments importants et ont pris des otages, contraignant des milliers de personnes à fuir tandis que l'armée encerclait la ville.

- Les espoirs de solution rapide sont vite déçus -

Dans les premiers temps, l'armée philippine se montrait confiante, promettant la libération de Marawi pour la journée de l'indépendance, le 12 juin.

Mais au fil du temps, il est clairement apparu que les jihadistes s'étaient préparés à tenir un siège long et suicidaire. La ville était remplie de caches d'armes, parcourue par un réseau de tunnels et de passages reliant les bâtiments entre eux.

Les combattants ont reçu aussi l'appui de jihadistes étrangers endurcis, venus selon l'armée d'Indonésie, de Malaisie voire de Tchétchénie.

Les bombardements intensifs de l'aviation et de l'artillerie, menés avec l'aide d'avions de reconnaissance australiens et américains et leurs services de renseignements, n'ont pas permis de déloger les jihadistes.

Fin juillet, le président Rodrigo Duterte a prolongé jusqu'à fin 2017 la loi martiale décrétée dans le sud de l'archipel, reconnaissant que ses forces avaient "du mal".

- Les otages mis à rude épreuve -

Les centaines d'otages qui se sont échappés ou ont été libérés à mesure de la progression de l'armée, ont décrit des conditions éprouvantes aux mains de geôliers brutaux.

Certains ont raconté comment, dans les premiers temps, des chrétiens qui ne savaient pas réciter le Coran furent exécutés sans sommation.

Selon les autorités, les jihadistes ont forcé leurs otages à leur servir de porteurs, pour la nourriture et les munitions ou de brancardiers. Ils s'en sont aussi servi comme boucliers humains et les ont parfois forcé à combattre.

A la mi-septembre, le prêtre catholique Teresito Suganob, pris en otage au premier jour du conflit, a réussi à s'échapper alors que les soldats s'emparaient de la mosquée où il était détenu avec d'autre. L'armée estimait alors qu'entre 40 et 60 personnes étaient encore aux mains des jihadistes.

- Octobre. La fin est-elle proche? -

Petit à petit et maison par maison, le secteur dans lequel les combattants se sont retranchés s'est réduit. Dimanche, l'armée a déclaré que la fin était en vue dans la ville réduite à l'état de ruines.

Le ministre de la Défense Delfin Lorenzana a annoncé la mort lundi à l'aube de Hapilon, ainsi que celle d'Omar Maute, l'un des deux frères dirigeant le groupe du même nom.

Les autorités ont annoncé à maintes reprises que la fin était proche mais les observateurs estiment que cette fois-ci, les événements pourraient bien leur donner raison.

Le coût des affrontements est cependant élevé. La ville est en détruite, sa population traumatisée et dépossédée de ses biens.

D'après les autorités, 822 jihadistes, 162 soldats et 47 civils ont été tués dans les combats. Des dizaines de jihadistes sont toujours retranchés à Marawi.

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