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Kim-Trump: des insultes aux premiers pas historiques

| AFP | 608 | 1 par 2 internautes
Le leader nord-coréen Kim Jong Un et le président américain Donald Trump à Panmunjom le 30 juin 2019
Le leader nord-coréen Kim Jong Un et le président américain Donald Trump à Panmunjom le 30 juin 2019 ( Brendan Smialowski / AFP )

Des insultes personnelles de la première année aux premiers pas historiques, dimanche, d'un président américain sur le sol nord-coréen, retour sur les relations mouvementées entre Donald Trump et Kim Jong Un.

Menaces nucléaires

Le 2 janvier 2017, avant même sa prise de fonction, le nouveau président américain affirme que la Corée du Nord ne sera jamais en mesure de développer une "arme nucléaire capable d'atteindre le territoire américain". En mai, il se dit prêt à rencontrer le dirigeant nord-coréen.

Mais, pendant l'été, Pyongyang procède à deux tirs de missile intercontinental, Kim assurant que "tout le territoire américain est à (...) portée". S'ensuit une crise entre les deux pays, marquée par des sanctions financières américaines et la promesse de M. Trump de répondre avec "le feu et la colère" à toute attaque nord-coréenne.

Les Nord-Coréens répliquent en réalisant leur sixième essai nucléaire, après lequel ils affirment avoir testé une bombe H.

- "Gâteux américain" et "chiot malade" -

Devant l'Assemblée générale des Nations unies en septembre 2017, M. Trump qualifie M. Kim de "petit homme-fusée", lequel promet de "discipliner par le feu le gâteux américain mentalement dérangé".

En novembre, M. Trump parle de "chiot malade" pour désigner son antagoniste, avant de se vanter, début 2018, de la taille de son bouton nucléaire.

- Otto Warmbier "torturé" -

En septembre 2017, Donald Trump accuse Pyongyang d'avoir "torturé au-delà de l'imaginable" Otto Warmbier. Cet étudiant américain, emprisonné en Corée du Nord pendant 18 mois, avait été rendu aux Américains dans le coma en juin 2017 avant de décéder une semaine plus tard.

La Corée du Nord dément toute maltraitance, affirmant qu'Otto Warmbier a contracté le botulisme en prison.

En novembre, Washington décide de remettre le pays sur sa liste des "États soutenant le terrorisme".

- Délégations américaines à Pyongyang -

En mars 2018, M. Trump crée la surprise en acceptant une invitation de Kim Jong Un, transmise par la Corée du Sud après les Jeux olympiques de Pyeongchang marqués par une spectaculaire détente entre le Nord et le Sud.

A deux reprises, en avril en tant que patron de la CIA puis en mai en qualité de secrétaire d'Etat, Mike Pompeo se rend à Pyongyang.

"Rencontre fantastique"

Le 12 juin, Donald Trump et Kim Jong Un se rencontrent à Singapour. Leur poignée de main est retransmise en direct dans le monde entier. Le leader nord-coréen salue un "sommet historique", Donald Trump évoque "une rencontre fantastique".

Les deux hommes signent un document conjoint dans lequel Pyongyang s'engage à œuvrer en faveur d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne", tandis que Washington promet "des garanties de sécurité" à la Corée du Nord.

Dès lors, Donald Trump ne cesse de mettre en avant son "amitié" pour le leader nord-coréen, assurant même fin septembre que lui et Kim sont "tombés amoureux".

L'échec d'Hanoï

Après plusieurs mois de tractations infructueuses sur le dossier nucléaire, un nouveau sommet est organisé le 28 février 2019 à Hanoï, mais la rencontre entre MM. Trump et Kim tourne au fiasco, achoppant sur la levée des sanctions américaines contre Pyongyang et l'ampleur du désarmement coréen.

Fin avril, M. Kim se rend en Russie pour son premier sommet avec Vladimir Poutine. Il accuse les Etats-Unis d'avoir été de "mauvaise foi" à Hanoï et prévient que la situation dans la péninsule a atteint "un point critique".

Début mai, Pyongyang reprend ses tirs de missiles à courte portée, une première depuis novembre 2017. Donald Trump minimise: "il s'agissait de missiles de très courte portée, quelque chose de très standard", réagit le président américain, qui réitère sa "confiance" envers le dirigeant nord-coréen.

Premiers pas historiques

Le 29 juin, avant de s'envoler pour Séoul après le sommet du G20 à Osaka, Donald Trump propose, d'un tweet, au leader nord-coréen de le rencontrer dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées. Pari réussi: M. Kim accepte l'invitation.

Le lendemain, le président des Etats-Unis franchit à pied la limite marquant la séparation entre les deux Corées dans le village de Panmunjom et fait quelques pas historiques en Corée du Nord en compagnie de Kim Jong Un.

"C'est un grand jour pour le monde", se félicite Donald Trump, annonçant la reprise des pourparlers avec la Corée du Nord et invitant même le leader nord-coréen aux Etats-Unis.

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