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Irak: les territoires disputés entre Bagdad et les Kurdes

| AFP | 328 | Aucun vote sur cette news
Les forces irakiennes avancent vers Kirkouk, le 16 octobre 2017
Les forces irakiennes avancent vers Kirkouk, le 16 octobre 2017 ( AHMAD AL-RUBAYE / AFP )

La crise aiguë que traversent les relations entre le gouvernement central irakien et la région autonome du Kurdistan a remis au premier plan la question des territoires qu'ils se disputent depuis 2003, dont la riche province pétrolière de Kirkouk.

Ces zones disputées représentent une bande de terre longue de plus de 1.000 km, partant de la frontière syrienne jusqu'à celle avec l'Iran. Elle s'étend sur 37.000 km2.

Située au sud des trois provinces --Erbil, Dohouk et Souleimaniyeh-- qui forment la région autonome du Kurdistan, cette bande recouvre des portions des provinces de Ninive, de Salaheddine et de Diyala. Toute la province de Kirkouk, au centre des derniers développements, est considérée comme "disputée".

Selon le géographe français spécialiste du Kurdistan, Cyril Roussel, ces territoires disputés "concentrent les principaux paramètres de la discorde entre le pouvoir central irakien et la région kurde".

Il s'agit "de la question de l'unité territoriale irakienne, des enjeux énergétiques, de la problématique communautaire et du retour des personnes déplacées, avec en arrière-plan le processus d'arabisation" mené sous le régime de Saddam Hussein, a-t-il expliqué à l'AFP.

A ce jour, le territoire autonome kurde, né après la première guerre du Golfe de 1990 et confirmé dans la Constitution de 2005, s'étend sur 75.000 km2. Il abrite 5,5 millions d'habitants.

Mais, pour les Kurdes, il ne représente pas la réalité historique. Selon eux, près d'un tiers du peuple kurde s'en trouve exclu, tout comme les gisements pétroliers de la région de Kirkouk.

Aussi, progressivement, les peshmergas --les combattants kurdes-- se sont installés dans les territoires disputés où vivent 1,2 million de Kurdes, au sud de leur région autonome, en profitant de l'extrême faiblesse des forces armées irakiennes.

Ces dernières ont en effet peiné à se reconstituer après leur démantèlement par l'administrateur américain de l'Irak, Paul Bremer, faisant suite à l'invasion du pays en 2003 par une coalition montée par les Etats-Unis.

Les combattant kurdes se sont emparés progressivement de 23.000 km2 de territoire: 9.000 km2 dans la province de Ninive, 6.500 dans celle de Kirkouk --dont une partie vient d'être reprise par Bagdad--, 1.500 dans celle de Salaheddine, 3.200 dans la province de Diyala et 2.500 autres qui correspondent au district de Makhmur. Les Kurdes considèrent ce territoire comme faisant partie de la province d'Erbil alors que Bagdad l’a rattaché à Ninive dans les années 1990.

"Les peshmergas étaient déjà présents dans les territoires disputés sous forme de contrôle mixte avec les troupes de Bagdad avant 2014", a relevé M. Roussel.

En juin 2014, policiers et soldats irakiens ont fui en pleine débâcle face à la percée fulgurante des jihadistes du groupe Etat islamique (EI), qui s'est alors emparé durant un temps de près d'un tiers du pays.

"Le retrait de l'armée irakienne à cette date a permis aux Kurdes de contrôler seuls les zones dans lesquelles ils étaient déjà", a poursuivi ce spécialiste.

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