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Brésil: Temer, un an de présidence ébranlée par les scandales

| AFP | 132 | Aucun vote sur cette news
Le président brésilien Michel Temer à Brasilia, le 1er août 2017
Le président brésilien Michel Temer à Brasilia, le 1er août 2017 ( EVARISTO SA / AFP )

Premier président brésilien en exercice formellement accusé de corruption, le conservateur Michel Temer fait face mercredi à un vote crucial au Parlement, qui doit décider s'il donne suite ou non à une procédure pouvant lui coûter son mandat.

Si deux tiers des députés (342 sur 513) décident d'approuver la mise en accusation du procureur général Rodrigo Janot, son dossier sera renvoyé vers la Cour Suprême, qui peut l'inculper et l'écarter du pouvoir pour six mois.

Voici les faits marquants d'une présidence secouée par les scandales:

2016

- 12 mai: Le vice-président Michel Temer, du PMDB (centre droit) remplace à titre intérimaire la présidente de gauche Dilma Rousseff écartée du pouvoir par le Parlement, qui approuve le début de la procédure de destitution pour maquillage des comptes publics contre elle.

- 13 mai: L'annonce du premier gouvernement Temer est vivement critiquée pour l'absence de femmes et de noirs parmi les ministres.

- 31 août: Le Sénat entérine la destitution de Dilma Rousseff et Michel Temer est investi officiellement jusqu'au terme du mandat présidentiel, fin 2018.

- 19 octobre: L'ex-président de la Chambre des députés Eduardo Cunha, du PMDB, considéré comme un des principaux artisans de la destitution de Mme Rousseff, est arrêté pour son implication dans le scandale Petrobras. Il sera condamné en mars à 15 ans et 4 mois de prison.

- 13 décembre: le Sénat adopte une proposition d'amendement à la Constitution qui prévoit le gel des dépenses publiques pour vingt ans, une des mesures phares du gouvernement Temer pour tenter de sortir le Brésil d'une récession historique.

2017

- 11 avril: la Cour Suprême donne son feu vert pour l'ouverture d'enquêtes contre huit ministres du gouvernement Temer et des dizaines de parlementaires de tous bords, soupçonnés d'implication dans le scandale Petrobras.

- 17 mai: Le journal Globo révèle l'existence d'un enregistrement compromettant dans lequel M. Temer semble donner son accord à Joesley Batista, patron du géant de la viande JBS, pour acheter le silence d'Eduardo Cunha. Les appels à la démission fusent de toutes parts et des manifestants descendent dans la rue dans la plupart des grandes villes brésiliennes.

- 18 mai: "Je ne démissionnerai pas", martèle le président Temer lors d'une allocution télévisée.

- 19 mai: La Cour Suprême ouvre une enquête contre M. Temer pour "corruption passive, entrave à la justice et association de malfaiteurs".

- 25 mai: De grandes manifestations anti-Temer convoquées par la gauche à Brasilia sont marquées par des heurts avec la police. Le bilan officiel fait état de 49 blessés et de dégâts causés à huit ministères. Le président Temer décide de déployer l'armée pour assurer le maintien de l'ordre avant de faire machine arrière le lendemain matin, sous le feu des critiques.

- 3 juin: Arrestation de Rodrigo Rocha Loures, ancien proche collaborateur du président Temer. Soupçonné d'être un intermédiaire du chef d'État pour le versement de pots-de-vin, cet ex-député a été filmé en train de recevoir une valise pleine de billets.

- 6 juin: le Tribunal Suprême Électoral (TSE) reprend le procès qui peut invalider l'élection présidentielle de 2014 ayant reconduit au pouvoir le binôme Rousseff-Temer, accusé de financement illégal de campagne.

- 9 juin: Le TSE tranche en faveur d'un maintien au pouvoir de M. Temer par une étroite majorité de 4 juges pour et 3 contre.

- 20 juin: Dans un rapport préliminaire de l'enquête contre M. Temer, la Police brésilienne annonce disposer de preuves qui "indiquent avec vigueur la pratique de corruption passive".

- 26 juin: Le procureur général Rodrigo Janot présente une demande de mise en accusation formelle contre M. Temer pour corruption passive, une procédure inédite pour un président en exercice.

- 10 juillet: Le rapporteur d'une commission parlementaire chargée d'étudier la mise en accusation émet un avis favorable à l'ouverture d'un procès.

- 13 juillet: Contre l'avis du rapporteur, la commission s'oppose à l'approbation de la mise en accusation par 40 voix contre 23, un vote non contraignant.

La décision finale sera prise lors d'une séance plénière prévue mercredi.

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