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Avant un "acte 3", les "gilets jaunes" veulent se structurer pour durer

| AFP | 254 | 3.67 par 3 internautes
Marche de
Marche de "gilets jaunes" à Rochefort, le 24 novembre 2018 ( XAVIER LEOTY / AFP/Archives )

Se structurer, cibler les symboles de l'Etat, et continuer à manifester sur les Champs-Elysées: malgré de vifs débats sur leur organisation et leurs revendications, les "gilets jaunes" n'en demeurent pas moins déterminés à mener samedi "l'acte 3" de leur bras de fer avec le gouvernement.

. Une "structuration" laborieuse

Le mouvement se revendique "apolitique" et "citoyen". Né sur les réseaux sociaux, il fonctionne largement sur une libre expression et libre participation de chacun, qui donne parfois lieu à une cacophonie.

Face à l'ampleur de la mobilisation (au moins 282.000 le 17 novembre et 106.300 le 24 novembre), une coordination est devenue nécessaire pour relayer leur message au pouvoir et dans les médias. Mais "se structurer pour durer" n'est pas chose aisée dans un mouvement très hétéroclite.

La création lundi d'une "délégation" de huit porte-parole, incluant les deux initiateurs du mouvement Eric Drouet et Priscillia Ludosky, a suscité de vives réactions.

"Nous n'avons pas été prévenus, ni consultés. Nous ne savons pas qui a décidé, ni sur quelles bases", déplorait Tristan Lozach, un des leaders dans les Côtes-d'Armor. "Il y a un manque de diversité et le manque le plus criant, c'est le retraité. Celui qu'on voit le plus sur les ronds-points, il n'est pas là", relevait également Fabrice Schlegel, meneur du mouvement à Dole (Jura).

Les porte-parole se sont défendus de toute volonté de préempter la mobilisation. "On a fait ça dans l'urgence pour que ce ne soit pas récupéré par un parti ou un syndicat", a assuré mardi soir Eric Drouet.

Mais dès le lendemain, la "délégation" a été dissoute, pour "laisser place à la désignation de représentants régionaux et référents départementaux", Drouet et Ludosky restant des "interlocuteurs" du gouvernement.

Et dès jeudi une nouvelle polémique éclatait: les "gilets jaunes" doivent être reçus vendredi à Matignon, mais la composition de cette délégation est inconnue. Eric Drouet a annoncé qu'il ne s'y rendrait pas et qu'il ne rencontrerait le gouvernement qu'avec les nouveaux représentants locaux.

. Un dialogue de sourds qui soude

La "délégation" a publié lundi une série de revendications, issues de plus de 35.000 propositions recueillies sur Facebook, avec deux "propositions principales": "la baisse de toutes les taxes" et "la création d'une assemblée citoyenne".

A la question du prix des carburants se sont ajoutées des demandes sur la transition écologique (interdiction du glyphosate, bio-carburants...), le pouvoir d'achat (baisse des charges patronales, augmentation du Smic, parité de rémunération hommes-femmes, fin des régimes spéciaux...), la démocratie (recours plus fréquent au referendum, suppression du Sénat, comptabilisation du vote blanc, présence obligatoire des élus en assemblée...).

L'extension des revendications au niveau de vie fait l'unanimité sur tous les barrages de France. "Il y a d'abord le carburant, mais toutes les inégalités sociales sont remontées à la surface. Le gouvernement doit comprendre que nous sommes ses employeurs et lui notre employé", explique Sarah Resseguier, chômeuse de 38 ans mobilisée au péage de Bénesse-Maremne (Landes).

Certaines revendications, plus politiques, font débat. "Vouloir la dissolution du Sénat, c'est irréalisable", estime Fabrice Schlegel: "On va pas changer la société, on veut la faire avancer pour avoir un peu plus de justice sociale".

Malgré ces débats et dissensions, l'attitude de l'exécutif soude les troupes. Le même écho de colère et de détermination résonne un peu partout en France.

"Macron parle du futur, nous on parle du présent", lance Thierry Marre, "gilet jaune" de la première heure dans les Bouches-du-Rhône. "L'enfumage continue. On est au bord de l'explosion", prévient Schlegel. A Carcassonne, "depuis les déclarations de Macron, des personnes nous disent: +J'enfile le gilet jaune, je vous rejoins+", raconte Philippe Faugères: "Macron nous sert de sergent-recruteur".

. Les symboles de l'Etat dans le viseur

Face à un gouvernement jugé "arrogant", tous appellent à "durcir le mouvement".

Après plus de dix jours de blocages d'axes routiers qui ont parfois exaspéré la population, les "gilets jaunes" veulent changer de stratégie. "Il faut attaquer l'Etat, pas toucher le peuple", résume Thierry Marre.

Leurs opérations visent de plus en plus les institutions républicaines (préfectures, centres des impôts...) et les centres économiques stratégiques (plateformes logistiques, ports, raffineries...). Les dégradations contre les radars se sont également multipliées.

"Il va falloir s'orienter vers ce qui fait mal au porte-monnaie de l'Etat", expliquait cette semaine Eric Drouet sur Facebook, évoquant l'hypothèse de "se cibler pendant quelques jours vraiment sur l'essence" (raffineries, stations-service, camions citernes).

Les rendez-vous hebdomadaires du samedi, avec manifestation sur les Champs-Elysées et blocages en régions, sont en voie d'être ritualisés. Pour "l'acte 3", Eric Drouet appelle à faire de samedi une journée "mémorable".

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