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Retour en grâce pour les internats

| AFP | 140 | Aucun vote sur cette news
L'internat de l'établissement de la fondation Apprentis d'Auteuil Saint-Philippe de Meudon (Hauts-de-Seine), le 11 septembre 2018
L'internat de l'établissement de la fondation Apprentis d'Auteuil Saint-Philippe de Meudon (Hauts-de-Seine), le 11 septembre 2018 ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP )

"Si tu ne travailles pas, tu iras en pension": cette vieille menace n'a plus lieu d'être. De nombreux parents ne considèrent plus aujourd'hui les internats comme une "punition" mais comme une "solution" et le gouvernement entend d'ailleurs les réhabiliter.

Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, en glisse un mot dans presque toutes ses interviews: il veut "revitaliser" les internats français.

Car sur les 200.000 lits existants dans 1.300 collèges et lycées de France, environ 20% des places sont aujourd'hui vacantes, surtout dans les territoires ruraux.

"L'internat répond à un enjeu social fort", estime M. Blanquer, pour qui des "facteurs extrascolaires", comme "le sommeil, la nourriture, la vie de quartier" peuvent "peser sur la trajectoire des élèves, parfois de manière décisive".

Lorsqu'il était numéro deux de l'Education nationale, le ministre avait déjà imaginé les "internats d'excellence", réservés à quelques enfants des quartiers populaires "méritants".

"Aujourd'hui, on veut réinvestir les places non occupées" dans les internats, glisse-t-on dans l'entourage de M. Blanquer. "Il va falloir travailler à des projets attractifs pour les élèves, autour de thématiques spécifiques comme le sport ou la culture, en particulier en milieu rural".

Christophe Vaissière n'a, lui, pas de mal à remplir les 150 places de son internat. Chef d'établissement du pensionnat lycée Jean-Baptiste-de-La-Salle, à Rouen, il a même dû refuser l'an dernier 15 jeunes filles par manque de place. "Nous avons entrepris des travaux de rénovation, pour pouvoir en accueillir davantage dès l'an prochain".

Il explique le succès de son internat par "un style éducatif à la fois détendu et sérieux". Pour lui, "on est passé en quelques années de l'internat +punition+ à l'internat +solution+": "Les familles recherchent pour leurs enfants à la fois un cadre de vie attractif et un cadre de travail stimulant".

Et "si certains élèves sont confrontés chez eux à des difficultés familiales, ils peuvent ici prendre le temps de souffler". Le mercredi, ils peuvent même y passer des leçons de conduite.

Avec un tarif de 6.500 euros par an tout compris, son internat séduit 60% de Parisiens.

- Au vert -

Le choix du pensionnat, Aymeric Mantoux l'a fait pour son fils de 12 ans, qui a fait sa rentrée en quatrième, à une heure de chez lui dans un établissement du Val-d'Oise. "Je suis rassuré de le savoir à la campagne, au vert, loin de toute tentation", confie cet habitant d'Asnières (Hauts-de-Seine). "Louis n'était pas heureux dans son collège, on a voulu le mettre dans un environnement totalement différent".

S'il se remémore ses propres années en pension, "l'image et la réalité ont changé", assure-t-il. Il se souvient d'une "discipline de fer" et de "120 enfants dans le même dortoir". "Aujourd'hui les internats sont plutôt faits pour l'épanouissement des enfants qui ne parviennent pas à s'épanouir ailleurs".

Il n'attend "pas forcément de meilleurs résultats" pour son fils, mais espère qu'il va gagner en autonomie et trouver un équilibre. "Se retrouver à dîner tous les soirs avec ses copains, c'est quand même le rêve de tous les mômes".

Au collège, moins d'un élève français sur cent étudie dans un internat. La proportion est plus importante dans les lycées généraux et technologiques, où 6% des élèves sont internes. Dans les lycées professionnels, ils sont 13%. Des chiffres stables depuis dix ans.

Malaury Landas, 17 ans, vient d'intégrer un BTS en communication après trois ans d'internat au lycée professionnel Le-Corbusier à Tourcoing (Nord). "Je n'y ai que des bons souvenirs", affirme-t-elle. Si les nombreuses règles du lycée lui semblaient parfois pesantes, elle a apprécié d'"être encadrée" pour les devoirs, avec une heure obligatoire chaque soir. "Et plus on est loin de chez soi la semaine, plus on est content de rentrer le week-end".

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