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De la table mobile à l'écran tactile, des établissements esquissent la classe de demain

| AFP | 124 | Aucun vote sur cette news
Des enfants font des exercices de lecture sur des tablettes tactiles, au Havre, le 22 février 2016
Des enfants font des exercices de lecture sur des tablettes tactiles, au Havre, le 22 février 2016 ( CHARLY TRIBALLEAU / AFP/Archives )

Repenser le mobilier et l'espace d'une salle de classe pour encourager de nouvelles formes d'apprentissage: tel est le pari de quelques établissements pionniers en France, qui inventent peut-être l'école de demain.

Des tables et chaises mobiles, des poufs de repos, un coin dédié au jeu, un jardin pédagogique, un espace pour la créativité: présentée au salon spécialisé Educatec-Educatice, à Paris jusqu'à vendredi, cette "nouvelle classe" vise à incarner une façon innovante de concevoir l'enseignement.

"L'idée est de casser la logique descendante du prof au tableau face à ses élèves, qui deviennent acteurs", explique Bertrand Chavanel, responsable éducation et numérique du groupe Manutan, qui conçoit ce type de mobilier.

Il y a cinq ans, profitant d'un projet de restructuration de leur établissement près de Lyon, l'équipe enseignante du collège public Jean-Philippe Rameau s'est lancée dans la création et l’expérimentation d’un nouvel espace de travail, baptisé Ecla (pour école de l'avenir). "L'idée que l'enseignant était le seul porte-voix du savoir nous semblait totalement obsolète", explique Caroline Brottet-Aiello, professeur de Sciences et vie de la terre (SVT) et chef de projet.

L'équipe réalise alors des plans de salles modulables, investit dans des matériaux comme des cloisons phoniques, des murs à écriture Velleda sur lesquels les élèves pourront tour à tour "phosphorer", des sièges de réunion mobiles et pivotants, des poufs déformables. Sont aussi intégrés du matériel numérique, comme de grands tableaux interactifs et des tablettes.

Aujourd'hui, la salle se réserve à l'avance par les enseignants du collège, en fonction de leurs projets pédagogiques. "Concrètement, nous ne sommes plus du tout dans l'enseignement frontal", résume Caroline Brottet-Aiello, mais dans "le travail collaboratif" et "la mutualisation des savoirs".

Les murs ont été peints avec des couleurs pop (vert pomme, violet, orange), pour renforcer le bien-être des élèves. "On sent que leur motivation est plus forte, qu'ils travaillent mieux ensemble", se félicite l'enseignante.

- Du face à face au côte-à-côte -

Seuls une poignée d'établissements sont pour l'instant allés aussi loin dans la mise en oeuvre de nouveaux espaces. Mais d'ici 2020, pas moins de "50 lycées vont voir le jour en France, des besoins vont se faire sentir", avance Christophe Caron, chef de projet "archiclasse" au ministère de l'Education, qui doit penser une architecture scolaire innovante.

Prof de mathématiques au lycée pilote innovant international de Poitiers (public), Xavier Garnier fait régulièrement cours dans une salle où les tables et chaises, à roulettes, avec tablettes intégrées, se déplacent à l'envi pour créer des îlots de travail, en petits groupes ou en arc de cercle. "On passe du face à face au côte-à-côte et les élèves ont ainsi la sensation d'avoir la main sur la construction de la leçon", explique-t-il.

Selon lui, se développeront dans ces nouveaux espaces "des compétences indispensables au monde du travail de demain, telles que la citoyenneté, la flexibilité, l'autonomie". Remodeler l'espace sert aussi à lutter contre des difficultés scolaires.

C'est parce qu'il a constaté l'an dernier de "gros problèmes d'attention" dans sa classe que Bruno Vergnes, professeur de français au collège public innovant Pierre-Emmanuel de Pau, a revu toute l'organisation de sa classe. "Certains élèves ne supportaient pas de rester assis trop longtemps, d'autres se laissaient glisser par terre", dit-il. Afin que "chacun trouve sa place", il a installé des tables permettant de se tenir debout mais aussi un coin calme, avec des tapis et des poufs, "sas de décompression" avant le début des cours.

Mais "il ne suffit pas de bouger trois armoires pour résoudre tous les problèmes", prévient-il: "la posture du prof doit changer, il doit repenser sa façon de faire cours". Dans sa classe, il a mis l'accent sur la "collaboration": les élèves les plus performants travaillent ensemble et aident ensuite ceux qui ont le plus de difficultés, à qui il peut aussi consacrer davantage de temps.

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