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Washington et Ottawa à couteaux tirés dans le dossier Bombardier

| AFP | 464 | 4.50 par 2 internautes
Un CSeries du canadien Bombardier à l'aéroport Mirabel de Montreal le 16 septembre 2013
Un CSeries du canadien Bombardier à l'aéroport Mirabel de Montreal le 16 septembre 2013 ( Clement Sabourin / AFP/Archives )

Le ministère du Commerce américain devait confirmer mardi, ou dans les prochains jours, des taxes gigantesques sur les importations aux Etats-Unis d'avions CSeries du canadien Bombardier, une décision de nature à enflammer des relations déjà très tendues entre Washington et Ottawa.

L'administration Trump, qui martèle sa volonté de défendre les entreprises et les emplois américains, avait ouvert au printemps une enquête, à la demande de Boeing, qui accuse son concurrent canadien de vendre à perte son tout nouveau moyen-courrier.

Selon la plainte de l'avionneur américain, Bombardier aurait vendu chaque CS100 à 19,6 millions de dollars américains pour un coût de fabrication de 33,2 millions de dollars. Au prix catalogue 2017, le CS100 est proposé à 79,5 millions de dollars l'unité mais ce prix reflète rarement celui réellement payé.

Boeing accuse également Bombardier d'avoir perçu plus de 3 milliards de dollars de subventions publiques pour ce programme.

Dans deux décisions préliminaires du 26 septembre et du 6 octobre, le département du Commerce avait donné satisfaction à Boeing, fixant d'une part des droits devant compenser les subventions (dits "compensateurs") à 220% du prix de chaque avion Bombardier vendu aux Etats-Unis et, d'autre part, un taux anti-dumping à 79,82%.

Le taux antidumping correspond à l'écart entre le coût de fabrication et le prix de vente de chacun des 75 appareils vendus par Bombardier à la compagnie américaine Delta Air Lines, dont les premières livraisons sont prévues à partir du printemps.

La décision définitive du département du Commerce devait être rendue mardi ou dans les tout prochains jours. Le dernier mot reviendra néanmoins à la Commission américaine du commerce international (USITC) en février.

Lundi, Bombardier et Boeing ont chacun plaidé leur cause devant cette haute autorité.

- Tillerson à Ottawa -

L'américain a de nouveau argué "des pratiques commerciales (...) qui menacent l'industrie américaine", "Boeing, ses employés et ses équipementiers", les Cseries entrant en concurrence directe avec le Boeing 737, affirme-t-il.

Pour Boeing,
Pour Boeing, "le Cseries n'existerait tout simplement pas sans (les) subventions" publiques canadiennes ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

"Le Cseries n'existerait tout simplement pas sans ces subventions", a affirmé Boeing, évoquant "des prix ridiculement bas".

De son côté, le canadien a plaidé "une attaque sans fondement" et mis en avant les derniers développements du dossier.

Depuis les décisions préliminaires, le géant européen Airbus a en effet pris la majorité du programme CSeries. Airbus va assembler en Alabama (sud-est des Etats-Unis) les avions destinés aux compagnies américaines "éliminant ainsi toute possibilité que Boeing soit lésé par des importations", a indiqué Mike Nadolski, directeur des relations publiques du constructeur canadien.

L'USITC a obtenu des "preuves claires que les avions CSeries ne menacent aucunement Boeing" d'autant que le constructeur américain n'avait pas formulé d'offres de B737 à Delta, a également fait valoir Bombardier.

Pour ajouter à la complexité du dossier, Delta a annoncé mi-décembre avoir passé une commande ferme de 100 Airbus A321neo concurrent du 737 MAX, infligeant un nouveau camouflet à Boeing qui fondait beaucoup d'espoirs sur ce gros contrat.

La décision du département du Commerce américain est d'autant plus attendue que les relations entre les deux pays se sont particulièrement dégradées ces derniers mois.

Outre la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (Aléna) imposée par Donald Trump au Mexique et au Canada, d'autres dossiers comme le bois de construction ou le lait empoisonnent les relations canado-américaines.

Mardi, le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, devait se rendre à Ottawa pour des entretiens avec son homologue canadienne, Chrystia Freeland, officiellement centrés sur la Corée du Nord mais au cours desquels les litiges commerciaux seront évoqués, Mme Freeland étant en première ligne dans les négociations de l'Aléna.

Il doit aussi rencontrer le Premier ministre, Justin Trudeau, qui, lui, a maintes fois fait savoir qu'il ne comptait pas rester les bras croisés.

"Si Boeing continue d'insister à vouloir éliminer des dizaines de milliers d'emplois au Canada en s'attaquant à Bombardier, il ne devrait pas s'attendre de notre part, comme gouvernement, à ce que nous lui achetions des avions", avait-t-il prévenu en septembre.

La première mesure de rétorsion est tombée le 8 décembre avec l'annonce d'Ottawa qu'il renonçait à acheter des avions de combat Super Hornet neufs à Boeing au profit de chasseurs F18 australiens d'occasion.

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