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Washington dénonce une "troïka de la tyrannie" en Amérique latine

| AFP | 200 | Aucun vote sur cette news
John Bolton, le conseiller à la Sécurité nationale du président Donaldo Trump, le 23 octobre 2018 à Moscou
John Bolton, le conseiller à la Sécurité nationale du président Donaldo Trump, le 23 octobre 2018 à Moscou ( Yuri KADOBNOV / AFP/Archives )

La Maison Blanche a imposé jeudi de nouvelles "dures" sanctions contre le Venezuela, accusé de faire partie, avec Cuba et le Nicaragua, d'une "troïka de la tyrannie" en Amérique latine.

Ces sanctions visent notamment le secteur de l'or, et les mesures punitives contre La Havane sont également renforcées, a annoncé John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président des Etats-Unis Donald Trump.

Dans un discours sur la politique américaine pour l'Amérique du Sud, il a salué l'élection récente de personnalités "de même sensibilité" que l'administration républicaine, notamment Ivan Duque en Colombie et le futur président d'extrême droite Jair Bolsonaro au Brésil. "Ce sont des signes positifs pour l'avenir de la région", a-t-il estimé.

"Pour autant, nous sommes encore confrontés sur ce continent aux forces destructrices de l'oppression, du socialisme et du totalitarisme", a-t-il dénoncé.

John Bolton s'en est pris, dans une formule qui rappelle "l'Axe du Mal" de l'ex-président George W. Bush, à "ce triangle de la terreur qui va de La Havane à Caracas et à Managua" et à ses trois "tyrans qui pensent être des hommes forts et des révolutionnaires" mais qui ne sont en fait que "des figures clownesques et pitoyables".

"La troïka de la tyrannie sur ce continent ne durera pas éternellement. Comme tous les régimes et les idéologies oppressifs, elle est vouée à disparaître", a-t-il insisté, conseillant aux dirigeants vénézuélien Nicolas Maduro, cubain Miguel Diaz-Canel et nicaraguayen Daniel Ortega de "craindre le pouvoir vertueux" de leurs peuples.

"Le président, et toute son administration, vont soutenir les combattants de la liberté", a lancé John Bolton depuis la Freedom Tower de Miami, où, a-t-il rappelé, résident de nombreux dissidents cubains et d'autres régimes latino-américains.

- "Instabilité régionale" -

Pour combattre les trois régimes accusés de "provoquer d'immenses souffrances humaines" et "une énorme instabilité régionale", et pour "défendre l'Etat de droit, la liberté et la dignité humaine minimale", le gouvernement américain se dit déterminé à continuer d'utiliser l'arme des sanctions.

Après avoir déjà ciblé 70 personnes ou entités au Venezuela, dont le président Maduro et son épouse, Donald Trump "a signé un décret présidentiel pour imposer de nouvelles dures sanctions" contre ce pays, a expliqué John Bolton.

"Les nouvelles sanctions viseront les réseaux qui interviennent dans les secteurs économiques vénézuéliens corrompus" et notamment, dans l'immédiat, dans le secteur de l'or, a-t-il détaillé. Aucun Américain ne pourra plus faire affaire avec le Venezuela dans ce secteur, "utilisé par le régime pour financer ses activités illégales, remplir ses coffres et soutenir des groupes criminels", d'après le conseiller de la Maison Blanche.

Sans mentionner explicitement ces nouvelles mesures, Nicolas Maduro a réagi dans un discours radiotélévisé en disant espérer "qu'arrive un miracle" et qu'"un jour le président Donald Trump se rende compte de la voie sans issue" que représentent ses "politiques d'échec contre Cuba, le Venezuela et le Nicaragua".

"Le président Donald Trump devrait ouvrir les yeux (...). Le bon chemin est celui du respect, du dialogue (...), pas de la menace, du chantage, des sanctions illégales, ce n'est pas le chemin de l'humanité", a-t-il ajouté.

Comme Nicolas Maduro a, selon Washington, recours aux "mêmes tactiques oppressives utilisées par Cuba depuis des décennies", et que "la dictature cubaine permet au régime vénézuélien de mettre en oeuvre sa répression", John Bolton a fait savoir que les sanctions contre La Havane allaient également être durcies.

"Aujourd'hui, le département d'Etat a ajouté plus d'une vingtaine d'entités qui appartiennent à l'armée ou aux services de renseignement cubains, ou sont contrôlées par eux, à la liste des entités qui n'ont pas le droit de faire de transactions financières avec des Américains", a-t-il expliqué.

Alors que l'Assemblée générale de l'ONU a appelé jeudi à la levée de l'embargo américain contre Cuba, en place depuis 1962, et a rejeté une demande américaine de critiquer La Havane pour atteinte aux droits de l'homme, Washington a une nouvelle fois dénoncé "les vraies conséquences du socialisme et du communisme".

L'ex-président démocrate Barack Obama avait renoué des relations diplomatiques avec Cuba en 2015 après un demi-siècle de rupture. Mais à son arrivée à la Maison Blanche, son successeur républicain Donald Trump a durci le ton et donné un tour de vis aux restrictions imposées à l'économie cubaine.

"A Cuba, une dictature brutale, derrière la façade d'un nouveau dirigeant" après le départ des Castro, "continue de saper les institutions démocratiques, et d'emprisonner et torturer des opposants", a dénoncé John Bolton, critiquant le rapprochement de l'ère Obama.

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