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Wall Street trépigne d'impatience face au bitcoin

| AFP | 476 | Aucun vote sur cette news
Des courtiers à la Bourse de New York, le 28 septembre 2018
Des courtiers à la Bourse de New York, le 28 septembre 2018 ( Bryan R. Smith / AFP/Archives )

Supercherie du siècle ou fantastique opportunité de profits ? L'avenir du bitcoin est encore incertain. Ce qui n'empêche pas les plus aventureux de spéculer déjà sur la devise numérique et les géants de Wall Street de préparer le terrain aux plus gros investisseurs.

Le bitcoin ne s'échange pas sous forme de pièces ou de billets pouvant servir à payer sa baguette, comme l'euro, ou de métal pouvant être transformé en bijoux, comme l'or. Il n'est pas non plus produit par une entreprise dont l'action pourrait s'acheter en Bourse ou adossé à la réputation d'un Etat.

Mais il s'échange contre de l'argent.

Fin 2017, emporté par un soudain engouement, le bitcoin a presque atteint 20.000 dollars l'unité. Il est depuis redescendu et vaut actuellement environ 6.400 dollars.

Cette chute peut paraître effrayante. Mais l'extrême volatilité de la devise dématérialisée, à la hausse ou à la baisse, fait le bonheur de certains courtiers qui prospèrent en faisant des paris à court terme.

D'autres investisseurs croient sincèrement que le bitcoin va s'apprécier au fil du temps.

Ils ont à leur disposition toute une palette d'outils, plus ou moins risqués, pratiques et accessibles.

- Braquage informatique -

La manière la plus directe est d'acheter tout ou partie d'un bitcoin sur des plateformes spécialisées. Les détenteurs de ces actifs s'exposent toutefois au risque de "braquage informatique", les plateformes étant régulièrement victimes de piratage.

Fin 2017, emporté par un soudain engouement, le bitcoin a presque atteint 20.000 dollars l'unité. Il est depuis redescendu et vaut actuellement environ 6.400 dollars
Fin 2017, emporté par un soudain engouement, le bitcoin a presque atteint 20.000 dollars l'unité. Il est depuis redescendu et vaut actuellement environ 6.400 dollars ( JACK GUEZ / AFP/Archives )

L'arrivée fin 2017 de contrats à terme sur plusieurs plateformes boursières ayant pignon sur rue comme le Chicago board options exchange (Cboe) a apporté un nouveau degré de légitimité.

Cette solution, qui consiste à miser sur le prix à venir du bitcoin, évite d'en détenir directement. Mais elle est surtout utilisée par les investisseurs professionnels.

Il est aussi possible de placer de l'argent dans un véhicule d'investissement possédant exclusivement du bitcoin, comme le Bitcoin Investment Trust géré par la société Grayscale. Mais ce produit réservé à une certaine catégorie d'investisseurs est uniquement négocié de gré à gré et les frais sont élevés.

Le Graal attendu avec impatience par les partisans du bitcoin est l'arrivée de fonds cotés en Bourse répliquant fidèlement les évolutions de la devise virtuelle, les "bitcoin ETF".

"Leur avènement est la priorité pour les investisseurs institutionnels", assure Michael Graham, analyste spécialisé dans les nouvelles technologies pour Canaccord Genuity.

Ces investisseurs qui brassent des milliards de dollars pour le compte de fonds de pensions ou d'assureurs sont jusque-là réticents à risquer de l'argent sur un actif potentiellement lucratif mais hasardeux.

Ils pourraient se laisser convaincre si les autorités, en accordant leur feu vert aux ETF bitcoin, apportaient leur légitimité à la devise virtuelle encore largement associée aux trafiquants et au risque de bulle prête à éclater à tout moment.

Le bitcoin
Le bitcoin ( Valentina BRESCHI / AFP )

Mais le gendarme américain des marchés financiers, la SEC, traîne des pieds.

Les frères Winklevoss, connus pour leur implication dans les débuts de Facebook mais aussi leur plateforme de cryptomonnaies, Gemini, ont déjà essuyé deux refus. Tous les autres ETF présentés jusqu'à présent ont connu le même destin.

A chaque fois, la SEC souligne que le bitcoin est échangé sur des plateformes pour la plupart non régulées, et est à ce titre susceptible d'être manipulé.

- Réputation -

Soucieux de ne pas engager trop de ressources, et leur réputation, sur un actif encore mal connu et mal maîtrisé, les acteurs traditionnels de la finance avancent à pas feutrés.

Jamie Dimon, le patron de la première banque américaine JPMorgan Chase, s'est à plusieurs reprises montré sceptique après avoir une première fois traité le bitcoin de "fraude" en 2017.

Parmi les grandes banques de Wall Street, Goldman Sachs propose depuis mai ses services d'agent de compensation, sans encore proposer ses propres produits liés au bitcoin.

Certains sont allés plus loin.

Fidelity Investment, un des plus gros gestionnaires d'actifs dans le monde, a lancé la semaine dernière des services de courtage du bitcoin et de dépôt réservés à quelques investisseurs "sophistiqués", comme les hedge funds.

ICE, la maison mère du New York Stock Exchange, la figure de proue de Wall Street, doit lancer en novembre la plateforme Bakkt dédiée aux actifs numériques.

Problèmes persistants sur les plateformes, manque de transparence, conflits d'intérêt, absence de garde-fous, les dangers restent nombreux, rappelait encore récemment sur Fox Business le président de l'organisme en charge de la régulation des marchés de produits dérivés aux Etats-Unis, Christopher Giancarlo.

"Mais comme pour toute chose, il faut du temps avant d'arriver à maturité et avec l'arrivée d'investisseurs institutionnels supplémentaires dans cet espace, je pense que nous y arriverons", ajoute M. Giancarlo.

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