En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 853.95 PTS
-1.53 %
4 853.50
-1.45 %
SBF 120 PTS
3 852.26
-1.55 %
DAX PTS
12 557.64
-1.41 %
Dow Jones PTS
28 338.65
+0.11 %
11 737.07
+0.51 %
1.186
+0.32 %

Wall Street se stabilise après la purge

| Boursier | 455 | Aucun vote sur cette news

Wall Street consolide marginalement avant bourse ce mardi, au lendemain d'une séance douloureuse marquée par des corrections prononcées des indices...

Wall Street se stabilise après la purge
Credits Reuters

Wall Street consolide marginalement avant bourse ce mardi, au lendemain d'une séance douloureuse marquée par des corrections prononcées des indices Dow Jones et S&P500. Le DJIA et le S&P fléchissent de 0,1% en pré-séance, alors que le Nasdaq demeure quasiment stable. Le baril de brut WTI remonte de 0,8% sur le Nymex à 39,8$, tandis que le Brent avance de 0,6% à 41,7$. L'once d'or recule de 0,2% à 1.907$. L'indice dollar prend 0,2% face à un panier de devises de référence.

Sur le front économique outre-Atlantique ce jour, les reventes de logements existants du mois d'août 2020 seront publiées à 16 heures par la National Association of Realtors (consensus au rythme de 5,965 millions d'unités, contre 5,86 millions un mois avant). L'indice manufacturier de la Fed de Richmond pour le mois de septembre sera communiqué à la même heure (consensus 12). La journée est enfin marquée par le début des auditions au Congrès de Jerome Powell. Dans sa déclaration préliminaire publiée hier, le leader de la Fed confirme la détermination de la banque à utiliser tous les moyens à sa disposition pour soutenir la reprise économique.

L'incertitude politique pèse par ailleurs quelque peu, à six semaines de l'élection présidentielle américaine, suite au décès vendredi de Ruth Bader Ginsburg, l'une des neuf membres de la Cour suprême. Le bras de fer entre républicains et démocrates sur la nomination d'un nouveau juge complique encore la recherche d'un compromis sur de nouvelles mesures de relance, relève fort justement Reuters.

Le bilan de l'épidémie du nouveau coronavirus s'alourdit encore. Selon l'Université Johns Hopkins, 31,33 millions de cas ont été confirmés dans le monde depuis l'apparition du virus, dont 6,86 millions aux Etats-Unis - pays le plus touché -, 5,56 millions en Inde et 4,56 millions au Brésil. La Russie recense 1,1 million de cas depuis l'émergence du virus. La pandémie a fait 964.839 morts dans le monde, dont 199.884 aux USA, 137.272 au Brésil et 88.935 en Inde.

En Inde, désormais second pays le plus affecté par le virus en nombre de cas, le Taj Mahal vient tout de même de rouvrir après... 188 jours. L'Inde a pourtant confirmé ce mardi plus de 75.000 nouveaux cas en 24 heures et plus de 1.000 morts supplémentaires (75.083 nouveaux cas d'infections et 1.053 décès).

Le Brésil a enregistré 13.439 nouveaux cas et 377 décès supplémentaires au cours des vingt-quatre dernières heures, selon le ministère de la Santé. Le bilan dépasse les 4,5 millions de cas selon les données gouvernementales. Les chiffres quotidiens au Brésil confirment toutefois un net ralentissement de l'épidémie dans le pays.

La Chine a recensé 6 nouveaux cas confirmés au cours des vingt-quatre dernières heures, qui concernent - vous l'aurez aisément deviné - tous des personnes venues de l'étranger selon la Commission nationale de la santé. Selon les données officielles, 85.297 cas ont été confirmés au total en Chine continentale depuis l'émergence du virus. L'épidémie aurait causé seulement 4.634 décès dans le pays. Aucun nouveau décès n'a été signalé mardi.

Boris Johnson, Premier ministre britannique, doit pour sa part annoncer ce mardi devant le Parlement un reconfinement partiel du Royaume-Uni, sans doute pas aussi rude cependant que celui de mars. Des mesures restrictives nouvelles viendront s'ajouter à celles déjà imposées en Angleterre, en Écosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord. Les pubs, bars et restaurants devraient fermer à 22 heures à partir de jeudi. Boris Johnson encourage par ailleurs désormais le télétravail, rompant avec son discours antérieur.

Les conseillers médicaux du pays ont prévenu lundi que le Royaume-Uni s'exposait à une hausse exponentielle des décès liés au virus, à moins que le gouvernement ne prenne des mesures. La Grande-Bretagne recense environ 6.000 nouveaux cas par jour et le nombre de personnes hospitalisées double tous les huit jours. Le Royaume-Uni est le pays européen le plus frappé, avec 41.877 décès selon l'Université Johns Hopkins, pour 401.122 cas recensés depuis l'émergence du virus.

La Bourse de New York a démarré la semaine en baisse lundi, dans le sillage des autres places mondiales. Les investisseurs s'inquiètent d'un regain de la pandémie de Covid-19, notamment en Europe, où de nombreuses villes ont dû prendre de nouvelles mesures de restriction, au risque d'enrayer la reprise économique en cours. Le pétrole WTI a rechuté de plus 4%, après son rebond supérieur à 10% la semaine dernière, et l'or a aussi perdu plus de 2,5%, tandis que le dollar a repris de la hauteur face au retour des incertitudes.

A la clôture, les indices ont cependant réduit leurs pertes, grâce à un rebond des grandes "technos". L'indice Dow Jones a perdu 1,84% à 27.147 points, après avoir lâché près de 3% en séance. L'indice large S&P 500 a reculé de 1,16% à 3.281 pts, et frôle la zone de correction, caractérisée par une baisse de 10% par rapport aux précédents sommets. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et "biotechs", a limité les dégâts, terminant en légère baisse de 0,13% à 10.778 pts.

Le Nasdaq lâche cependant 10,6% par rapport à son record du 2 septembre à 12.056 pts. Les trois indices américains viennent d'enchaîner trois semaines de baisse consécutive, et à ce stade, le S&P 500 s'oriente vers son pire mois de septembre depuis 2011.

A Wall Street, les ventes ont affecté en priorité les secteurs de l'énergie, des matières premières, et les industrielles, qui avaient profité ces dernières semaines d'un regain d'intérêt de la part de gérants de portefeuille cherchant des valeurs sous-évaluées dans l'optique de la reprise économique mondiale. Les bancaires ont aussi souffert lundi, après la publication d'une enquête affirmant que le secteur bancaire a fermé les yeux sur des opérations de blanchiment d'argent (drogue, armes, terrorisme...) ces dernières années, malgré le durcissement des réglementations. Les technologiques ont mieux tiré leur épingle du jeu...

Outre les inquiétudes sur la situation sanitaire, les marchés observent aussi avec appréhension le regain des tensions politiques aux Etats-Unis, après le décès de la juge de la Cour Suprême Ruth Bader Ginsburg, qui a exacerbé la lutte entre Donald Trump et son rival démocrate Joe Biden. A 45 jours de l'élection présidentielle, le président républicain veut remplacer "sans délai" la juge Ginsburg, ce qui ferait basculer durablement la Cour dans le camp conservateur (les juges étant nommés à vie). Mais pour le camp démocrate et Joe Biden, c'est le prochain président qui doit nommer le prochain juge. "Les électeurs doivent choisir le président, et le président doit proposer un juge au Sénat", selon Biden.

Les marchés financiers craignent que la campagne électorale très disputée ne débouche le 3 novembre prochain sur une élection aux résultats serrés, qui feraient l'objet de contestations, ouvrant la voie à une instabilité politique dommageable au climat des affaires. La polémique sur le remplacement de la juge Ginsburg ne fait qu'accroître ces craintes.

En outre, la cote américaine est déprimée par le peu de progrès réalisé par les partis politiques en vue d'adopter un nouveau package de soutien à l'économie américaine. Le précédent plan massif de 2.200 milliards de dollars, mis en place en mars, est désormais arrivé à son terme, et de nombreuses mesures d'aide aux entreprises et aux salariés ont pris fin. Les économistes craignent que sans un rapide nouveau coup de pouce budgétaire, l'emploi et la consommation en pâtissent, enrayant la fragile reprise de l'économie américaine.

La semaine dernière, la Réserve fédérale avait maintenu en l'état sa politique monétaire très accommodante, et ses taux proches de zéro, mais avait un peu déçu les marchés en n'évoquant par son intention de renforcer encore ses programmes de rachats d'actifs si la situation économique se dégradait.

Le président de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell, a d'ailleurs mis en garde contre un excès d'optimisme sur la reprise économique, même si celle-ci a été "plus vite que ce qui était généralement prévu" pendant l'été. Toutefois, "le chemin devant nous demeure hautement incertain", a prévenu le patron de la Fed. "Les perspectives économiques sont hautement incertaines et dépendront en grande partie de notre capacité à maîtriser le virus", a-t-il poursuivi, en appelant la Maison Blanche et le Congrès à adopter de nouvelles mesures budgétaires.

La Fed a maintenu comme prévu ses taux directeurs proches de zéro, le 16 septembre, et s'est engagée à les conserver ainsi jusqu'à la fin 2023, en estimant que l'inflation ne devrait pas remonter jusqu'à son objectif de 2% avant cette date.

Cette semaine, Jerome Powell ainsi que le Secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin seront auditionnés à trois reprises au Congrès. Ce mardi, les deux responsables seront entendus par la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, au sujet des réponses apportées à la crise sanitaire. Mercredi, une audience est prévue devant la commission spéciale en charge de la crise du nouveau coronavirus. Enfin, les responsables seront auditionnés par la Commission bancaire du Sénat.

Sur le plan sanitaire, l'Europe est confrontée depuis la fin des vacances d'été à une recrudescence du nombre d'infections par le coronavirus, faisant craindre une seconde vague de la pandémie dans cette région. De nombreux pays européens ont été amenés à durcir ces derniers jours les mesures de restriction dans de nombreuses grandes villes, afin de tenter de juguler le rebond des cas de Covid-19. En France, Nice, Lyon, Marseille et Toulouse ont notamment restreint les rassemblements et manifestations sportives et culturelles et les horaires d'ouverture des bars et restaurants. En Espagne, des quartiers entiers de Madrid ont été reconfinés pour deux semaines, une mesure qui concerne 850.000 personnes.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

Suivez la tendance avec
Nicolas PAGNIEZ,

du lundi au vendredi à 9h55, 12h30, 14h55 et 18h30 sur

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/10/2020

Les produits Cast fournissent des données inédites sur l'état structure000

Publié le 21/10/2020

Les concours bancaires utilisés par Courtois dans les comptes consolidés s'élèvent au 30 septembre à 5,38 ME...

Publié le 21/10/2020

Grâce à sa solidité financière, Lisi maintient également intactes ses ambitions stratégiques de croissance à moyen et long terme...

Publié le 21/10/2020

La croissance organique n'apparaissant plus comme un indicateur pertinent pour l'exercice 2020, aucun nouvel objectif n'a été fixé par Mercialys...

Publié le 21/10/2020

Ce franchissement de seuil résulte d'une diminution du nombre d'actions Safran détenues à titre de collatéral...

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes. Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne