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Wall Street se redresse avant la signature de l'accord commercial

| Boursier | 247 | 1 par 1 internautes

La cote américaine reprend de la hauteur avant bourse ce lundi

Wall Street se redresse avant la signature de l'accord commercial
Credits Reuters

La cote américaine reprend de la hauteur avant bourse ce lundi, le S&P500 s'accordant 0,4% et le Nasdaq 0,5% à l'approche de la 'saison' des comptes trimestriels outre-Atlantique, et à deux jours seulement de la signature tant attendue de l'accord commercial sino-américain de phase 1. Le DJIA progresse de 0,4% en pré-séance. L'indice dollar avance de 0,2% à 97,5. Sur le Nymex, le baril de brut WTI se stabilise sur les 59$, le Brent évoluant autour des 65$ le baril.

Soulagés par l'apaisement relatif au Moyen-Orient, les investisseurs s'intéressent à nouveau à la signature de l'accord commercial de Phase 1 entre les Etats-Unis et la Chine. Le vice-Premier ministre chinois Liu He, principal négociateur commercial de Pékin, est attendu ce lundi à Washington à la tête d'une délégation chinoise en vue de signer le texte.

La cérémonie de signature est prévue le mercredi 15 janvier à la Maison Blanche, a confirmé vendredi Washington, et l'accord sera rendu public dans son intégralité lors de la signature. "Le document entier sera rendu public mercredi", a ainsi déclaré le conseiller économique de la Maison Blanche Larry Kudlow lors d'un échange avec les journalistes. "Il y aura une merveilleuse cérémonie", a-t-il ajouté, évoquant un dîner la veille de la signature et un déjeuner le jour même.

La signature de cet accord de 'Phase 1' est une étape cruciale pour mettre fin à la guerre commerciale que se livrent les deux pays depuis plus d'un an et demi. Il prévoit un démantèlement partiel des barrières douanières érigées par les deux pays en échange de l'achat par Pékin de milliards de dollars de biens américains supplémentaires.

Quant à la 'Phase 2', elle s'avèrera sans doute plus compliquée et pourrait n'être conclue qu'après l'élection américaine de novembre prochain, même si les négociations devraient démarrer dès la signature de la Phase 1. "Nous allons entamer tout de suite les négociations sur la phase 2, ça prendra du temps", a indiqué jeudi le président américain.

Par ailleurs, Chine et USA seraient convenus de discussions biannuelles sur la poursuite de réformes et la résolution des conflits.

Les opérateurs et les médias américains demeurent assez dubitatifs concernant la 'phase 2', qui comprend des questions plus délicates et pourrait donc ne pas se solder de sitôt par un accord.

Le secrétaire américain au Trésor Steve Mnuchin a expliqué à Fox News que l'accord de phase 1 comprenant toujours des achats de produits agricoles américains par la Chine pour 40-50 Mds$ annuels, ainsi qu'un total de 200 Mds$ d'achats de produits américains sur deux ans. Pékin n'a cependant toujours pas confirmé de tels engagements.

Du côté du Moyen-Orient cette fois, l'Iran a admis avoir abattu par erreur l'avion ukrainien dont le crash a fait 176 morts, attisant la colère au sein du pays et suscitant de vives réactions internationales. Le président américain Donald Trump a quant à lui tweeté en farsi pour affirmer qu'il se tenait aux côtés du peuple iranien. Trump affirme que les Etats-Unis suivent de près les manifestations locales. "Il ne peut y avoir d'autre massacre de manifestants pacifiques, ni de fermeture d'Internet", a indiqué le leader américain. "Le monde regarde", a prévenu Trump.

Sur le front économique aux USA ce jour, le déficit budgétaire de décembre sera connu à 20 heures (consensus -15 Mds$).

Wall Street a fini la semaine en baisse, vendredi, après la publication du rapport de décembre sur l'emploi aux Etats-Unis, qui a montré que l'économie a créé moins de postes que prévu. L'indice Dow Jones a brièvement grimpé au-dessus des 29.000 points pour la première fois de son histoire avant de se replier. Le pétrole a poursuivi sa décrue avec l'apaisement de la crise entre les Etats-Unis et l'Iran, malgré l'annonce par Washington de nouvelles sanctions économiques contre Téhéran.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,46% à 28.823 points, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché 0,29% à 3.265 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a reculé de 0,27% à 9.178 pts. Sur l'ensemble de la semaine, les trois indices ont cependant progressé respectivement de 0,66%, 0,95% et 1,75%.

En décembre, l'économie américaine a créé 145.000 emplois, un chiffre inférieur aux attentes des différents consensus (160.000 à 165.000), après 266.000 créations de postes en novembre. Le taux de chômage est resté comme prévu à 3,5%, tandis que le rythme de hausse des salaires horaires a ralenti à 2,9% contre 3,1% attendu. C'est la première fois depuis juillet 2018 que ce chiffre tombe sous le seuil des 3% sur un an.

Malgré la déception, ces chiffres ne remettent pas en cause le scénario central d'un atterrissage en douceur de l'économie américaine en 2020, sur un rythme annuel de croissance de l'ordre de 2%. Jeudi, le vice-président de la Fed, Richard Clarida, a ainsi estimé que la politique monétaire actuelle de la Fed demeurait appropriée, et qu'elle devrait continuer à soutenir une croissance ferme, un marché du travail solide et une inflation proche des 2%. "Nous pensons que la politique est appropriée, et, dans le cadre de nos perspectives de base, demeurera appropriée", a résumé Clarida.

Deux autres responsables de la Fed ont fait des déclarations publiques, jeudi, et ont tous deux estimé que l'économie américaine devrait éviter une récession grâce aux baisses de taux effectuées en 2019. Les chances d'un "atterrissage en douceur" sont "raisonnables", a ainsi estimé James Bullard, le président de la Fed de St-Louis dans un discours à Madison (Wisconsin).

Le patron de la Fed de Minneapolis Neel Kashkari a de son côté affirmé sur la chaîne 'Fox Business' qu'"il n'y a certainement pas dans mes prévisions actuelles le fait qu'une récession viendrait nécessairement dans un an ou deux".

Sur le front géopolitique, les Etats-Unis ont détaillé vendredi leurs nouvelles sanctions économiques contre Téhéran, et ont répété qu'ils ne comptaient pas retirer leurs troupes d'Irak. Ces sanctions visent huit haut responsables de la République islamique, ainsi que les plus grands fabricants d'acier, d'aluminium, de cuivre et de fer du pays. Selon le Trésor américain, ces sanctions se poursuivront jusqu'à ce que le régime iranien "arrête le financement du terrorisme mondial" et s'engage à ne jamais avoir d'armes nucléaires.

Par ailleurs, le département d'Etat américain a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de "discuter d'un retrait des troupes" américaines en Irak, malgré la demande du Premier ministre irakien et le vote du parlement local.

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