Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 598.18 PTS
+0.56 %
5 601.0
+0.78 %
SBF 120 PTS
4 428.16
+0.61 %
DAX PTS
13 335.68
+0.37 %
Dow Jones PTS
29 910.37
+0.13 %
12 258.21
+0.87 %
1.196
+0.02 %

Wall Street marque une pause, absence de catalyseur

| Boursier | 304 | Aucun vote sur cette news

Wall Street est attendu pour l'heure pratiquement stable avant bourse ce mercredi, après sa consolidation légère de la veille...

Wall Street marque une pause, absence de catalyseur
Credits Reuters

Wall Street est attendu pour l'heure pratiquement stable avant bourse ce mercredi, après sa consolidation légère de la veille. Dow Jones, S&P 500 et Nasdaq sont presque inchangés en pré-séance. Le baril de brut WTI est également 'flat' à 41,6$, alors que l'once d'or perd 0,2% à 1.881$. L'indice dollar cède 0,2% face à un panier de devises de référence.

Les places européennes et asiatiques affichent également ce jour des performances mitigées. Les opérateurs restent sur la défensive, alors que les tendances restent préoccupantes concernant l'épidémie du nouveau coronavirus et que les perspectives de vaccination de masse sont encore un peu éloignées. Par ailleurs, les dernières statistiques publiées à travers le monde montrent une reprise plus timorée.

Sur le front économique outre-Atlantique ce jour, les mises en chantier de logements et permis de construire aux Etats-Unis pour le mois d'octobre seront annoncés à 14h30 (consensus 1,46 million pour les mises en chantier, 1,56 million pour les permis). Le rapport hebdomadaire du Département américain à l'Energie concernant les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close au 13 novembre, sera révélé à 16h30.

Charles Evans, John Williams, James Bullard, Raphael Bostic et Robert Kaplan de la Fed, s'exprimeront durant la journée sur diverses questions économiques et monétaires.

L'épidémie de coronavirus ne faiblit pas. Selon l'Université Johns Hopkins, plus de 55,6 millions de cas confirmés ont désormais été recensés à travers le monde depuis l'émergence du virus, dont 11,4 millions aux Etats-Unis, 8,9 millions en Inde et 5,9 millions au Brésil. La France est le quatrième pays le plus touché au monde avec près de 2,1 millions de cas, alors que la Russie se rapproche des 2 millions de contaminations. Le virus a fait 1,34 million de victimes dans le monde, dont 248.687 aux USA, 166.699 au Brésil et 130.993 en Inde.

Les espoirs existent, après les très bons résultats des candidats vaccins de Pfizer/BioNTech puis de Moderna. Néanmoins, la réalité de court terme en attendant la vaccination est inquiétante. Tokyo a d'ailleurs relevé son niveau d'alerte après une hausse record des infections. La Corée du Sud a durci ses mesures de distanciation sociale après une récente poussée des contaminations. L'Australie a lancé des actions de confinement dans le sud du pays.

Aux Etats-Unis, les hospitalisations ont atteint un record de 73.000 environ et de plus en plus d'Etats annoncent des restrictions face au virus. Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont recensé hier 151.855 nouvelles contaminations par le coronavirus et 762 décès supplémentaires liés à l'épidémie depuis le précédent décompte.

Sur le front commercial, les tensions sino-américaines persistent, attisées par les dernières semaines de présidence de Trump. La SEC, gendarme boursier américain, affiche ses plans qui pourraient mener au 'delisting' (radiation) de titres chinois cotés à Wall Street. Les valeurs Baidu, Alibaba, Sohu et autres JD.com sont donc à surveiller ce jour. L'administration Trump a quant à elle signalé déjà sa volonté de prendre des mesures supplémentaires contre la Chine. Evidemment, le président-élu Joe Biden devrait adopter une attitude nettement plus diplomate dès son entrée en fonctions...

La Bourse de New York a fléchi mardi, au lendemain de records pour le Dow Jones et le S&P 500 dans la perspective de vaccins efficaces contre le coronavirus, annoncés pour les prochaines semaines par Moderna et Pfizer, et sans doute d'autres laboratoires actuellement dans la phase finale de leurs essais cliniques. Les investisseurs espèrent que la reprise économique accélérera courant 2021, mais à court terme, la 2e vague de Covid-19 qui enfle aux Etats-Unis pourrait entraîner un passage à vide, nécessitant davantage de soutien budgétaire et monétaire. Ainsi, les ventes de détail ont un peu déçu en octobre aux Etats-Unis, même si elles ont continué à augmenter.

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,56% à 29.783 points, tandis que l'indice large S&P 500 a fléchi de 0,48% à 3.609 pts, après deux records d'affilée, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a lâché 0,21% à 11.899 pts. Le Russell 2000, qui regroupe les petites et moyennes valeurs de la cote américaine, a gagné 0,37%, alignant ainsi trois records consécutifs (ses premiers depuis 2018).

Alors que les cas de coronavirus ont rapidement augmenté depuis la fin septembre, obligeant plusieurs Etats américains à prendre de nouvelles mesures de restriction, les marchés ont observé d'un oeil inquiet hier les derniers chiffres des ventes de détail. Ils ont signalé un ralentissement de la consommation, qui est le principal moteur de l'économie américaine. Ainsi, les ventes de détail ont augmenté de 0,3% en octobre par rapport à septembre, contre +0,4% attendu par le consensus, et en net ralentissement par rapport à septembre, où elles avaient bondi de 1,6% (ce dernier chiffre a en outre été révisé en baisse ce mardi).

Hors automobile, les ventes de détail n'ont augmenté que de 0,2% en octobre, contre 0,5% de consensus et +1,2% un mois plus tôt. Hors automobile et essence, l'expansion de la consommation américaine s'est également limitée à +0,2% en octobre, contre +0,6% de consensus.

En revanche, la production industrielle s'est redressée plus que prévu en octobre, de 1,1% sur un mois contre un consensus placé à +1%, et après un repli de 0,4% en septembre. La production manufacturière est ressortie en hausse de 1%, contre +0,9% de consensus. Le taux d'utilisation des capacités de production s'est établi à 72,8% contre 72,2% de consensus.

Enfin, l'indice du marché immobilier de la NAHB (National Association of Home Builders) s'est lui aussi renforcé plus que prévu, à 90 en novembre, contre un consensus de marché de 85 et après 85 en octobre.

Ces dernières semaines, la Réserve fédérale américaine a appelé à la prudence à court terme sur la reprise économique, qui donne des signes d'essoufflement à l'automne, après un redémarrage en flèche pendant l'été, suite à la récession du printemps liée à la pandémie de coronavirus.

Les responsables de la Fed, à commencer par son président Jerome Powell, estiment ainsi que l'économie américaine aura encore besoin de soutien monétaire, mais aussi budgétaire, même si les vaccins en cours d'élaboration arrivent sur le marché rapidement. Il faudra en effet des mois pour produire et distribuer massivement les vaccins aux populations américaine et mondiale, sans compter les réticences de certaines personnes vis-à-vis des vaccins ce qui pourrait en diminuer l'efficacité globale.

Si la Fed laisse entendre qu'elle pourrait augmenter le montant de ses achats d'actifs pour soutenir la croissance, la perspective d'un nouveau vaste plan de soutien budgétaire semble s'être éloignée. Soutenue par le parti démocrate du président élu Joe Biden, le plan s'est heurté avant l'élection présidentielle du 3 novembre aux réticences des Républicains, majoritaires au Sénat et qui devraient le rester malgré l'élection de Joe Biden à la Maison Blanche.

Les économistes estiment cependant qu'en cas de dégradation rapide de la situation sanitaire, entraînant de nouveaux confinements, le Congrès pourrait parvenir à s'accorder pendant la période de transition entre Trump et Biden sur un plan de taille modeste (500 à 800 milliards de dollars) afin de soutenir les Américains les plus affectés par la crise.

Lundi soir, Joe Biden a ainsi appelé le Congrès à voter "rapidement" un nouveau plan de "soutien immédiat" à l'économie, et a prédit un "hiver sombre" sur fond de pandémie de Covid. Lors d'un discours prononcé depuis son fief de Wilmington (Delaware), le président élu a réitéré ses principaux objectifs de campagne, notamment la création de trois millions d'emplois "bien payés" et d'un salaire minimum horaire à 15 dollars (contre 7,25 dollars actuellement).

Il a aussi répété sa volonté de mettre en place une "fiscalité équitable" pour faire payer aux grandes entreprises et aux riches une "part juste". Ce projet est l'un des points les moins appréciés par les marché financiers, qui avaient au contraire plébiscité les fortes baisses d'impôts mises en place par Donald Trump après son élection en 2016. Trump avait notamment abaissé l'impôt sur les entreprises de 35% à 21%.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

Suivez la tendance avec
Nicolas PAGNIEZ,

du lundi au vendredi à 9h55, 12h30, 14h55 et 18h30 sur

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 27/11/2020

Lors de sa réunion du 26 novembre, le Conseil d'administration a pris acte du départ de Monsieur Géry Robert-Ambroix en qualité de Directeur Général...

Publié le 27/11/2020

Touax a procédé au rachat et à l'annulation d'une partie des titres super-subordonnés à durée indéterminée (TSSDI) émis en août 2013, novembre 2013 et...

Publié le 27/11/2020

Le conseil d’administration de la Compagnie des Alpes envisage qu’à l’expiration du mandat de PDG de Dominique Marcel, la présidence du conseil d’administration et la direction générale…

Publié le 27/11/2020

Le groupe de médias ADL Partner a réalisé au troisième trimestre 2020 un chiffre d’affaires de 34,2 millions d'euros, en croissance de 3,2% par rapport à la même période de 2019, pour un…

Publié le 27/11/2020

Touax SCA a annoncé avoir procédé au rachat et à l’annulation d’une partie des titres super-subordonnés à durée indéterminée (TSSDI ) émis en août 2013, novembre 2013 et mai 2014, pour…

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes. Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne