En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 396.12 PTS
+0.4 %
4 379.00
+0.01 %
SBF 120 PTS
3 444.49
+0.58 %
DAX PTS
9 935.84
+1.22 %
Dow Jones PTS
22 448.13
+0.54 %
7 965.06
+0.96 %

Virus: les Chinois désertent les restos, les livreurs à la rescousse

| AFP | 653 | 4.50 par 2 internautes
Le livreur Gao Yuchao se rend chez un client, à Shanghai le 19 février 2020
Le livreur Gao Yuchao se rend chez un client, à Shanghai le 19 février 2020 ( NOEL CELIS / AFP )

Le seul déjeuner consommé au Cindy's Café à Pékin est celui d'une serveuse désoeuvrée... Paniqués par l'épidémie de coronavirus, les Chinois, terrés chez eux, désertent les restaurants et se nourrissent grâce à une armée de livreurs à domicile.

Au Cindy's, restaurant d'un centre commercial pékinois, les convives sont rarissimes, les rentrées d'argent quasi-nulles, et seules les livraisons marchent un peu, soupire le patron Cai Yaoyang.

Et encore: "Nous pouvions gagner jusqu'à 1.000 yuans par jour (131 euros) avec les livraisons. Désormais c'est plutôt 200 à 300 yuans. L'impact est énorme", se désole-t-il. Non loin, le "Bellagio Café" fait état de recettes six fois plus faibles que d'habitude.

Soumis à des mesures locales de confinement ou paniqués par le risque de contagion, beaucoup de Chinois restent calfeutrés chez eux depuis un mois.

Pour la chaîne des Cindy's (une dizaine de restaurants en Chine), les pertes pourraient se chiffrer en centaines de milliers d'euros, en raison des loyers et de provisions perdues, explique M. Cai. Certains employés pourraient finir en congé sans solde.

Un coup très dur pour le secteur de la restauration (610 milliards d'euros de revenus en 2019) et qui pourrait mettre en péril certaines entreprises.

Laoxiangji, une chaîne de 800 restaurants, a déjà essuyé au moins 66 millions d'euros de pertes, a assuré son président Shu Congxuan dans une vidéo diffusée par le groupe de restauration rapide.

"Héros"

Pour se nourrir, les Chinois passent commande pour se faire livrer à domicile, sur des applications mobiles dont la fréquentation explose.

Des empployés d'un restaurant transportent sur un chariot des cageots de légumes à livrer à domicile, le 18 février 2020 à Tongzhou, dans l'est de Pékin
Des empployés d'un restaurant transportent sur un chariot des cageots de légumes à livrer à domicile, le 18 février 2020 à Tongzhou, dans l'est de Pékin ( GREG BAKER / AFP )

Dans les rues quasi-désertes, les deux-roues électriques des livreurs sont omniprésents, de quoi en faire dans les médias publics des "héros" qui maintiennent l'approvisionnement des ménages.

Mais pour ces infatigables coursiers, les protocoles se compliquent: à Shanghai, Gao Yuchao, 30 ans, qui travaille pour la plateforme Ele.me ("t'as faim?"), doit porter deux masques et prendre sa température dans des restaurants où il récupère les repas, ainsi qu'à destination.

Chaque commande est accompagnée d'une carte où est griffonnée la température des personnes qui ont cuisiné, emballé et livré chaque plat.

Pour désamorcer la défiance des consommateurs, Ele.me et Meituan, deux plateformes géantes de livraison de repas, proposent même des "livraisons sans contact". Les chaînes américaines McDonald's, KFC et Starbucks leur ont emboîté le pas.

Le principe: les marchandises sont déposées à l'entrée de la résidence et le coursier s'en va avant que le client ne récupère sa commande... afin d'éviter toute contamination.

Des employés d'un restaurant livrent des provisions à domicile, le 18 février 2020 à Tongzhou, dans l'est de Pékin
Des employés d'un restaurant livrent des provisions à domicile, le 18 février 2020 à Tongzhou, dans l'est de Pékin ( GREG BAKER / AFP )

"C'est plus hygiénique (...) Il est compréhensible que certaines personnes aient la phobie des coursiers", indique M. Gao à l'AFP. "Moi, il faut bien que je sorte pour gagner ma vie".

En entendant arriver le livreur, certains clients inquiets lui crient parfois de déposer son paquet et de vite s'en aller, raconte le jeune homme.

- Légumes frais-

Outre les repas, les foyers se font livrer leurs courses, de l'épicerie aux produits d'hygiène.

Le géant du commerce en ligne JD.com a vu ses ventes de produits frais bondir de 215% durant le congé du Nouvel An chinois, lorsqu'a éclaté la crise: riz et produits laitiers sont très demandés, les désinfectants également.

Meituan Grocery (livraison de produits d'épicerie) a vu ses ventes quotidiennes à Pékin tripler au pic des congés, avec un envol des achats de farine et d'huile de cuisson.

En quête de bras, JD.com annonçait mi-février vouloir recruter 20.000 personnes comme manutentionnaires, coursiers ou chauffeurs... une aubaine pour les employés de restaurants au chômage technique.

Certains établissements y voient aussi une planche de salut: dans les restaurants de la chaîne Yunhaiyao (une centaine d'adresses), les tables sont chargées de légumes frais prêts à être livrés tels quels ou déjà coupés, au lieu des plats préparés figurant habituellement au menu.

Pour autant, "nos revenus ne représentent que 10% de ce que nous gagnons normalement", se désole Li Jianying, un responsable supervisant 10 restaurants Yunhaiyao. Asphyxiée par les charges, la chaîne a souscrit un prêt de 10 millions de yuans... auprès du géant Meituan.

Selon M. Li, "plusieurs centaines d'employés" ont signé des contrats temporaires avec des plateformes en ligne et des supermarchés afin d'assurer des livraisons.

 ■

Copyright © 2020 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
2 avis
Note moyenne : 4.50
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON FÊTE SA 1ÈRE ANNÉE

Découvrez le contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 mars 2020 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 31/03/2020

Total reprend encore 5,4% à 35,4 euros

Publié le 31/03/2020

Le chiffre d'affaires de Bilendi s'élève à 32,4 ME, en progression de 10,5% par rapport à 2018...

Publié le 31/03/2020

Le chiffre d'affaires de DLSI au 31 décembre 2019 atteint 232,2 ME enregistrant une progression de 0,9% par rapport à l'exercice précédent...

Publié le 31/03/2020

ARGANLa foncière logistique publiera son chiffre d'affaires du premier trimestre.LNA SANTEL'exploitant de résidences médicalisées publiera (après Bourse) ses résultats annuels.MAUREL ET PROMLa…

Publié le 31/03/2020

En dépit de la crise sanitaire, la stratégie du Groupe Mecelec demeure inchangée