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Vers un placement en redressement judiciaire pour la filiale française de Toys'R'Us

| AFP | 161 | Aucun vote sur cette news
La filiale française du géant américain de la distribution de jouets Toys'R Us demande à être placée en redressement judiciaire
La filiale française du géant américain de la distribution de jouets Toys'R Us demande à être placée en redressement judiciaire ( JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP/Archives )

La filiale française du géant américain de la distribution de jouets Toys'R'Us va demander à être placée en redressement judiciaire à la suite de la liquidation de sa maison mère aux Etats-Unis mi-mars, a-t-on appris vendredi auprès de l'entreprise, confirmant une information du Monde.

Son directeur général, Jean Charretteur, a annoncé mercredi aux représentants du personnel qu'il avait déposé auprès du tribunal de commerce d'Evry (Essonne) une demande pour placer la société en redressement judiciaire, rapporte le quotidien.

Joint par l'AFP, le directeur général s'est dit "très confiant", expliquant avoir mis en place une "équipe de choc pour se donner toutes les chances de sauver la société".

En prenant cette décision, l'objectif de Toys'R'Us France est de mettre en place "une mesure de protection pour permettre la continuité des négociations (avec un possible repreneur) dans un contexte sécurisé et serein", a-t-on précisé de source proche du dossier.

L'audience se tiendra mercredi et la décision devrait être connue en septembre, selon M. Charretteur.

Cette procédure est une "bonne chose" car elle permet "aux investisseurs déjà en discussions" avec la direction "de finaliser le dossier", a aussi estimé Christelle Jordan, déléguée syndicale centrale CFDT, sans préciser les noms de ces investisseurs potentiels.

Dans ce contexte, "ça peut être bénéfique pour les salariés", a ajouté Mme Jordan. "Le plus important, c'est la pérennité des emplois", a-t-elle insisté.

Selon Le Monde, l'un des repreneurs possibles des magasins français de l'enseigne serait Pierre Mestre, l'actionnaire majoritaire du groupe Orchestra, propriétaire de l'enseigne Prémaman.

- A la recherche d'un repreneur -

Le projet consisterait à proposer dans des mêmes magasins les offres des deux enseignes, habillement et puériculture d'une part et jouets d'autre part, selon une source proche du dossier.

Le maintien de la marque Toys'R'Us dépendra des négociations avec les prêteurs qui détiennent les droits aux Etats-Unis, selon la même source.

Orchestra, dont le chiffre d'affaires a dépassé les 600 millions d'euros en 2017 mais qui a enregistré une perte nette de 20 millions, vient d'éviter de justesse la cessation de paiements, grâce à un accord visant à rééchelonner sa dette.

Numéro 1 de la vente de jouets en France, Toys'R'Us avait annoncé mi-mars qu'il cherchait un repreneur, à la suite de l'annonce de la mise en liquidation des 735 magasins de l'enseigne aux Etats-Unis.

"Nous sommes en train d'étudier les mesures à mettre en place dans le but de préserver la continuité de l'activité (des 53 magasins français) ainsi que les intérêts de l'ensemble de nos (1.300) collaborateurs", avait alors précisé à l'AFP Jean Charretteur.

En attendant, avait-il ajouté, "l'activité se poursuit et nos magasins sont ouverts", grâce à un fonds de trésorerie conséquent.

En 2016, la filiale française de Toys'R'Us avait réalisé un chiffre d'affaires de plus de 300 millions d'euros.

Le secteur français du jouet est en plein bouleversement depuis plusieurs mois: le groupe Ludendo, propriétaire de l'enseigne La Grande Récré, a été placé en redressement judiciaire en mars en raison de difficultés commerciales et financières.

Son repreneur devrait être connu dans les prochains jours, le tribunal de commerce de Paris devant choisir entre une offre déposée par le PDG du groupe, Jean-Michel Grunberg, et une autre par Fnac Darty.

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