En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 351.49 PTS
-4.23 %
4 311.50
-4.97 %
SBF 120 PTS
3 414.93
-4.22 %
DAX PTS
9 632.52
-3.68 %
Dow Jones PTS
21 636.78
-4.06 %
7 588.37
-3.91 %

Vent de panique sur les bourses mondiales, vers leur pire semaine depuis 2008

| AFP | 1035 | 4.50 par 2 internautes
L'allongement rapide de la liste des pays touchés et des groupes affectés par le coronavirus plongeait les indices boursiers dans de nouveaux gouffres, balayant la furtive stabilisation de la veille
L'allongement rapide de la liste des pays touchés et des groupes affectés par le coronavirus plongeait les indices boursiers dans de nouveaux gouffres, balayant la furtive stabilisation de la veille ( Philip FONG / AFP/Archives )

Wall Street a terminé dans la tourmente jeudi une rude journée pour les indices boursiers mondiaux, qui se dirigent vers leur pire semaine depuis la crise de 2008 face à la propagation de l'épidémie de coronavirus à travers la planète.

L'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones, a accéléré ses pertes en toute fin de séance pour s'effondrer de plus de 1.000 points, ou 4,4%. Il a plongé de plus de 11% depuis le début de la semaine.

Si cette dégringolade se poursuit vendredi, il s'agirait de sa plus forte perte hebdomadaire depuis le pic de la crise financière mondiale à l'automne 2008.

Mis à rude épreuve depuis lundi, les marchés européens ont aussi tous fini en forte baisse: de Paris (-3,32%) à Londres (-3,50%), de Francfort (-3,19%) à Madrid (-3,55%) ou encore Amsterdam (-3,75%).

En une semaine, l'Euro Stoxx, l'indice boursier rassemblant des grandes valeurs de la zone euro, affiche désormais près de 10% de recul (-9,60%).

Tokyo avait donné le la en tout début de journée jeudi avec un repli de plus de 2% face aux menaces grandissantes que fait peser la crise sanitaire sur l'organisation des Jeux olympiques.

Le pétrole est aussi en chute libre, le baril coté à Londres (-2,3% à 52,18 dollars) et celui coté à New York (-3,4% à 47,09 dollars) tombant à leur plus bas niveaux en plus d'un an après avoir plongé de plus de 10% depuis le début de la semaine.

Et signe d'une ruée des investisseurs vers les actifs jugés plus sûrs, le taux à 10 ans sur les bons du Trésor américains a décliné jusqu'à 1,2408% en cours de séance, un niveau jamais vu. Le taux d'emprunt à 10 ans de l'Allemagne a de son côté reculé à -0,54%, un plus bas depuis octobre 2019.

Plans d'urgence

"On n'a pas encore de réponses et on ne va pas en avoir pendant un certain temps, sans doute pas avant deux à quatre semaines", remarque Maris Ogg, gestionnaire de portefeuilles pour Tower Bridge Advisors. "Plus il y aura d'infections liées au coronavirus, plus on risque de rester en zone de correction", poursuit-elle.

"L'environnement de marché est assez déprimé. Il n'a pas encore cédé à la panique mais il y a des premiers signes de capitulations d'investisseurs", estime pour sa part Andrea Tuéni, analyste de Saxo Banque.

"On est en train d'enregistrer la pire semaine depuis 2008 sur les marchés. En variation hebdomadaire et en vitesse du mouvement, c'est assez similaire à ce qu'on a pu connaître en 2008", décrit le spécialiste.

Outre les inquiétudes croissantes liées au coronavirus, les marchés affrontent des "vents de panique sur des seuils techniques" qui entraînent "des ventes forcées", c'est-à-dire intervenant automatiquement en se basant sur des algorithmes, explique à l'AFP Laurent Gaetani, gérant chez Degroof Petercam.

Le nouveau coronavirus a contaminé plus de 82.000 personnes et fait plus de 2.800 morts dans une cinquantaine de pays et territoires. Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé a estimé jeudi que l'épidémie avait atteint un "point décisif" et a appelé les pays à agir "rapidement" pour endiguer ce "virus très dangereux".

Face à cette diffusion, plus personne ne doute de l'impact de l'épidémie sur la croissance mondiale, même s'il est encore difficile à évaluer.

D'ores et déjà, nombre d'entreprises ont révisé leurs objectifs à la baisse ou fait montre de prudence en faisant sans aucune ambiguïté le lien avec le coronavirus, à l'instar de la banque Standard Chartered, du numéro un mondial de la bière AB InBev, du groupe aérien Air France-KLM ou du géant de l'informatique Microsoft.

Signe des mesures drastiques prises par les entreprises, Facebook a annoncé jeudi l'annulation de sa conférence annuelle des développeurs prévue pour ... début mai.

Des plans d'urgence avec financement immédiat sont prêts à être déployés, notamment par le Fonds monétaire international, pour venir en aide aux pays qui ne parviendraient pas à faire face à une épidémie du nouveau coronavirus.

Dans l'Union européenne, Bruxelles envisage de proposer dans un mois, si c'est nécessaire, "des mesures d'accompagnement" aux secteurs économiques fragilisés par le coronavirus, a indiqué jeudi le commissaire européen à l'Industrie, Thierry Breton.

"Une réponse de politique monétaire est possible, les marchés jouent avec l'idée de baisse des taux aux Etats-Unis" pour soutenir l'économie, écrit aussi La Banque Postale Asset Management dans une note.

 ■

Copyright © 2020 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
2 avis
Note moyenne : 4.50
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON FÊTE SA 1ÈRE ANNÉE

Découvrez le contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 mars 2020 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 27/03/2020

"Nous nous préparons à devoir faire face à un climat économique entièrement nouveau du fait de la crise du COVID-19"...

Publié le 27/03/2020

Le secteur du tourisme à Paris a été affecté par un ralentissement sur le 1er trimestre 2019 dû au mouvement des gilets jaune et par un second ralentissement en décembre 2019 relatif aux…

Publié le 27/03/2020

Thierry Lescasse reprend les fonctions de Benoît Jacheet, dont la mission prend fin avec l'aboutissement du plan de restructuration financière...

Publié le 27/03/2020

Le Groupe CAFOM, acteur majeur de l'équipement de la maison en Europe et en Outre-Mer, fait un point sur l'impact à ce jour de l'épidémie de Covid-19...

Publié le 27/03/2020

ALD dit surveiller étroitement l'évolution du Covid-19 (Coronavirus) et a mis en place les mesures nécessaires pour maintenir la continuité de ses...