En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 875.93 PTS
-
4 872.00
+1.68 %
SBF 120 PTS
3 888.85
-
DAX PTS
11 205.54
-
Dowjones PTS
24 706.35
+1.38 %
6 784.61
+0.98 %
1.137
+0.11 %

Venezuela: début d'année difficile, la crise perdure

| AFP | 362 | Aucun vote sur cette news
Les supermarchés sont quasi-vides à Caracas, le 6 janvier 2018,
Les supermarchés sont quasi-vides à Caracas, le 6 janvier 2018, ( JUAN BARRETO / AFP )

Après 25 ans d'activité, la petite entreprise d'impression sur verre de Luis Briceño pourrait bientôt mettre la clé sous la porte: "ce début d'année est criminel", juge-t-il, traduisant l'angoisse de millions de Vénézuéliens frappés par une crise économique hors de contrôle.

Avec une pénurie généralisée et une inflation attendue à 2.350% en 2018, selon le FMI, cet entrepreneur de 70 ans s'attend à des mois difficiles. Outre la matière première qui fait défaut, deux de ses trois employés sont sur le point de quitter le pays. En 2017, la hausse des prix a été de 2.616%, selon le Parlement, contrôlé par l'opposition.

Ces dernières semaines, de petites manifestations pour dénoncer le manque d'aliments ont eu lieu dans plusieurs villes. Une femme a été tuée par le tir d'un militaire alors qu'elle faisait la queue pour acheter de la viande de porc à prix subventionné à la veille du réveillon du nouvel an.

Samedi, le gouvernement a ordonné à des dizaines de supermarchés de baisser leurs prix, provoquant des files d'attente monstres.

La dernière hausse de 40% du salaire minimum annoncée le 31 décembre par le président socialiste Nicolas Maduro vient compliquer encore plus les choses, estime M. Briceño.

Confrontation entre policiers  et manifestants à Caracas pour protester contre la pénurie de nourriture, le 28 décembre 2017
Confrontation entre policiers et manifestants à Caracas pour protester contre la pénurie de nourriture, le 28 décembre 2017 ( FEDERICO PARRA / AFP )

"Quand j'ai vu l'annonce de l'augmentation, j'ai éteint la télévision. Je me suis dit: +je ne veux rien savoir jusqu'en janvier+(...) car cela revenait à se stresser à cet instant là", raconte à l'AFP ce chef d'entreprise qui a eu jusqu'à 10 employés.

"Cela me semble criminel, car si tu demandes aux propres ouvriers +Veux-tu une augmentation du salaire minimum du gouvernement?+, ils te répondent +non+, car le lendemain tout augmente", ajoute-t-il.

- 'On achète toujours moins' -

Pour tenter de faire face à cette inflation galopante, en 2017, le président Nicolas Maduro a augmenté six fois le salaire minimum, la dernière fois le 31 décembre. Le revenu minimum intégral (salaire et bons alimentaires) s'élève désormais à 797.510 bolivares, soit 238 dollars au taux officiel - dans des bureaux de change où les billets verts sont quasiment introuvables - et 6 dollars au marché noir, considéré comme le taux de référence.

Quelque 13 millions de Vénézuéliens perçoivent le salaire minimum, sur une population active de 19,5 millions, selon le gouvernement. Avec un tel revenu, on peut s'acheter 30 oeufs, un kilo de viande, un autre de sucre et un dernier d'oignons.

L'inflation est dans toutes les conversations. Stupéfaits, les Vénézuéliens racontent comment ils voient leur monnaie se désintégrer.

"On achète toujours moins et ton budget est limité à la nourriture", raconte à l'AFP David Ascanio, 50 ans, employé dans le tourisme.

Les experts considèrent les hausses de salaire nécessaires dans un contexte d'hyperinflation, mais elles sont inefficaces si elles ne s'accompagnent pas d'autres mesures, comme la réduction de l'émission de monnaie afin de financer les dépenses publiques.

"Le problème ce n'est pas le cachet que tu prends, mais celui que tu ne prends pas (libéraliser et rationaliser l'économie et encourager la production privée)", juge l'économiste Luis Vicente Leon.

De son côté, le gouvernement défend les hausses et attribue l’hyperinflation à une "guerre économique" menée par la droite et les Etats-Unis pour faire chuter le président Maduro.

- 'Rien en 2018' -

Au Venezuela, le gouvernement exerce un contrôle strict des devises.

Dans un pays où le pétrole rapporte 96% des revenus et très dépendant des importations, la chute des cours et de la production ont conduit le gouvernement à limiter fortement les achats externes, entraînant une pénurie d'aliments, de médicaments et de matières premières.

Le Venezuela et l'entreprise pétrolière publique PDVSA ont été déclarés en défaut de paiement à cause de retards lors du règlement du capital ou des intérêts de la dette.

Le syndicat patronal Fedecamaras assure que l'industrie vénézuélienne fonctionne à 30% de ses capacités à cause des contrôles et des expropriations. Selon le FMI, le PIB s'est effondré de 12% en 2017 et est attendu à -6% en 2018.

Ce pays pétrolier, qui fut l'un des plus riches de la région, produisait jusqu'à 70% de ce qu'il consommait. En 2017, ce chiffre était de 30% grâce à des inventaires restants de fertilisants et de grains, souligne le président du syndicat agricole Fedeagro, Aquiles Hopkins.

"Pour 2018, on a rien", prévient-il.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Turbos Call, du levier à la hausse pour votre portefeuille
Lundi 28 janvier de 12h30 à 13h30

Les SCPI, un produit incontournable dans la conjoncture actuelle ?
Vendredi 1er février de 12h15 à 13h00

Protéger son portefeuille avec les Turbos Put
Lundi 11 février de 12h30 à 13h00

Tradez sur le CAC 40 avec du levier
Lundi 18 février de 12h15 à 13h00

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/01/2019

SOITECLe groupe dévoilera son chiffre d'affaires au troisième trimestre.source : AOF

Publié le 18/01/2019

A la suite du communiqué du 7 décembre 2018, MM. Philippe Houdouin, Silvère Baudouin, Christophe Sollet, Michel Picot, Éric Saiz, Dominique Roche, HIFIC ainsi que Financière Arbevel ont annoncé…

Publié le 18/01/2019

En 2018, Biosynex a réalisé un chiffre d'affaires de 31,2 millions d'euros, en hausse de 2,3%. La tendance est similaire à celle constatée au premier semestre avec notamment une forte dynamique de…

Publié le 18/01/2019

Iliad annonce la mise en oeuvre d'un partenariat stratégique avec la société Jaguar Network, fournisseur de service à destination des entreprises et des marchés publics, à travers une prise de…

Publié le 18/01/2019

                                Paris, le 18 janvier 2019    Alliance stratégique entre Iliad et Jaguar Network       Le Groupe Iliad annonce la mise en…