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United Technologies veut se scinder, fin d'un énième grand conglomérat américain

| AFP | 383 | Aucun vote sur cette news
Une usine de Carrier, détenu par United Technologies, le 10 janvier 2018 à Indianapolis (Indiana)
Une usine de Carrier, détenu par United Technologies, le 10 janvier 2018 à Indianapolis (Indiana) ( Nova SAFO / AFP/Archives )

La société United Technologies (UTX) prévoit de se séparer en trois entités indépendantes, suivant ainsi les traces de groupes comme General Electric ou Honeywell et disloquant l'un des derniers grands conglomérats industriels américains.

Le PDG de l'entreprise Gregory Hayes avait déjà évoqué l'idée d'une scission de l'entreprise, qui vaut actuellement 103 milliards de dollars en Bourse.

Et deux sociétés d'investissement activistes, Third Point de Daniel Loeb et Pershing Square Capital de Bill Ackman, ont publiquement milité pour cette option ces derniers mois.

La décision de morceler United Technologies est finalement tombée lundi.

L'une des nouvelles sociétés issues de l'opération sera consacrée à l'aéronautique.

UTX, dont le siège est à Farmington dans le Connecticut, possédait déjà dans son portefeuille les réacteurs Pratt & Whitney, qui équipent aussi bien des avions militaires comme le chasseur F-35 de Lockheed Martin que les Airbus A320.

Pour compléter son activité de systèmes et d'équipements destinés à l'aérospatial, le groupe avait annoncé en 2017 le rachat pour 30 milliards de dollars, dette comprise, de l'équipementier aéronautique Rockwell Collins. UTX vient d'en finaliser l'acquisition.

La nouvelle entité regroupant ces diverses filiales, dont le chiffre d'affaires en 2017 équivalait à 39 milliards de dollars, conservera le nom de United Technologies et Gregory Hayes en restera le patron, détaille un communiqué.

Une autre société, Otis, sera dédiée aux ascenseurs et escaliers mécaniques. Fondée en 1854, elle retrouvera ainsi son indépendance après avoir été rachetée par United Technologies en 1976.

Une troisième société devrait regrouper sous le nom de Carrier, les équipements de climatisation et de sécurité.

Moment clé

"La décision que nous avons prise de séparer United Technologies est un moment clé de notre histoire et permettra de mieux positionner chacune de ces entités pour alimenter leur croissance, mener l'innovation dans leur secteur respectif et maximiser la création de valeur" pour les actionnaires, a commenté le PDG de l'entreprise, cité dans le communiqué.

"Nos produits permettent à des milliards de gens d'accéder à la vie moderne (...) En tant qu'entités indépendantes, United Technologies, Otis et Carrier seront prêtes à résoudre les problèmes les plus épineux de nos clients, à apporter des opportunités de carrières satisfaisantes et à contribuer positivement aux communautés à travers le monde", a-t-il ajouté.

La société mise sur une finalisation de l'opération, qui reste soumise à l'approbation des autorités compétentes, d'ici 2020.

La constitution d'entreprises regroupant sous un même toit diverses activités industrielles a un temps été en vogue aux Etats-Unis. Mais cette stratégie ne semble plus faire recette.

Des géants de l'industrie sont en train de séparer leurs diverses divisions pour se concentrer sur leur coeur de métier ou être plus souples.

Un temps fleuron par excellence de l'industrie américaine, General Electric est ainsi en train de se délester de nombreuses filiales pour faire face aux difficultés de sa division énergie et tenter d'enrayer sa chute en Bourse.

Honeywell a récemment opéré la scission de deux activités.

Et DowDuPont, né en 2017 du mariage à plus de 130 milliards de dollars des deux groupes d'agrochimie américains Dow Chemical et DuPont, se prépare à une scission en trois entités.

A Wall Street, l'annonce de United Technologies était bien reçue par les investisseurs: dans les échanges électroniques d'après Bourse lundi, le titre s'appréciait de 1,63%.

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