En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 580.38 PTS
+0.31 %
5 528.00
+0.48 %
SBF 120 PTS
4 415.60
+0.30 %
DAX PTS
12 222.39
+0.57 %
Dowjones PTS
26 559.54
+0.42 %
7 689.72
+0.00 %
1.124
+0.00 %

Un juge fédéral donne deux semaines à Elon Musk et à la SEC pour s'accorder

| AFP | 324 | Aucun vote sur cette news
Le PDG de Tesla Elon Musk, à Hawthorne (Californie) le 14 mars 2019
Le PDG de Tesla Elon Musk, à Hawthorne (Californie) le 14 mars 2019 ( Frederic J. BROWN / AFP )

Renvoyés dos à dos, Elon Musk et le gendarme boursier américain ont deux semaines pour parvenir à une solution dans leur différend lié aux tweets frénétiques du patron de Tesla accusé par la SEC de tromper les investisseurs, selon la décision d'une juge fédérale à New York jeudi.

La juge Alison Nathan a fixé un délai de deux semaines aux deux parties pour parvenir à une solution concertée, celles-ci devant faire part de leurs avancées à l'issue de cet ultimatum.

"Je vais vous demander de vous rencontrer et de vous concerter pendant au moins une heure" durant cette période, a ordonné la juge, précisant que M. Musk pouvait toujours être condamné pour "outrage" par le tribunal à l'issue de ces deux semaines.

Mais, a-t-elle relevé, une telle décision "serait lourde de conséquences", semblant laisser du temps à la discussion avant d'agir.

Le milliardaire de 47 ans s'est rendu en personne à l'audience new-yorkaise. A l'issue de celle-ci, il s'est déclaré devant les médias américains "très impressionné" par la juge et a affirmé qu'il serait "certainement" capable de parvenir à un règlement du conflit avec la SEC.

A Wall Street, le constructeur de véhicules électriques Tesla a dégringolé de plus de 8% jeudi, davantage affecté par des chiffres très décevants de livraisons pour le premier trimestre que par l'actualité judiciaire.

Le gendarme boursier reproche à M. Musk d'avoir multiplié des tweets dont le contenu était susceptible de tromper les investisseurs et d'influencer le cours de l'action Tesla.

"Défier l'autorité"

Le bras de fer entre Elon Musk et la SEC est né après un accord à l'amiable conclu entre les deux parties en octobre, à la suite d'un tweet du 7 août de l'entrepreneur assurant disposer des financements appropriés pour retirer Tesla de la Bourse.

Cette déclaration avait fait flamber l'action et fait perdre beaucoup d'argent à des investisseurs ayant parié sur l'effondrement du titre du groupe, dont la rentabilité demeure fragile plus de quinze ans après sa création.

N'étant pas parvenu à apporter les preuves de son affirmation, Elon Musk s'était vu infliger une amende de 20 millions de dollars par la SEC.

Le régulateur avait aussi obtenu que toute communication du patron "contenant ou pouvant contenir des informations susceptibles d'affecter Tesla ou ses actionnaires" soit passée en revue par les juristes de l'entreprise avant d'être publiée.

Selon la SEC, M. Musk n'a pas respecté cette dernière clause de l'accord en tweetant, le 19 février, que Tesla allait produire 500.000 voitures en 2019 quand le groupe ne parlait alors que d'environ 400.000 unités du fait de problèmes de production rencontrés pour le Model 3, voiture censée en faire un constructeur de masse.

Quatre heures plus tard, le milliardaire rectifiait le tir: "Les livraisons pour cette année demeurent attendues à environ 400.000" unités.

"Enrichissement des spéculateurs"

M. Musk "a une fois de plus diffusé des informations importantes sur Tesla à ses plus de 24 millions d'abonnés sur Twitter, dont des journalistes, et rendu accessibles des informations incorrectes à toute personne disposant d'un accès à internet", accusait la SEC.

Rejetant cet argument, les avocats du grand patron font valoir qu'il a respecté les demandes de la SEC en réduisant mensuellement de "près de moitié" en moyenne ses tweets mentionnant Tesla.

Ils accusent à leur tour l'autorité de bafouer la liberté d'expression de M. Musk et estiment que cette action judiciaire est une mesure de représailles à des propos tenus par leur client lors de la célèbre émission de télévision 60 Minutes.

"Je veux être clair. Je ne respecte pas la SEC (...) Je ne les respecte pas", avait déclaré à plusieurs reprises Elon Musk lors de cette émission d'enquêtes diffusée en décembre.

Il avait qualifié sur Twitter la SEC de "Commission d'enrichissement des spéculateurs", quelques jours après l'accord.

"L'entretien de 60 Minutes a alimenté l'image selon laquelle Musk est +quelqu'un d'habitué à défier l'autorité+ et ébranle l'argument de la défense selon lequel il a veillé à respecter l'accord" avec la SEC, a estimé Erik Gordon, enseignant à l'université du Michigan.

Les spéculations sont allées bon train avant la décision du tribunal jeudi, certains évoquant une possible amende contre Elon Musk, des restrictions sur son utilisation des réseaux sociaux, voire un avenir compromis à la tête de Tesla.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 21/04/2019

L'attaquant de Lille Nicolas Pépé (d) poursuivi par le défenseur de Toulouse Gen Shoji le 21 avril 2019 au Stadium de Toulouse ( REMY GABALDA / AFP )Le Paris SG, grâce à ses 16 points…

Publié le 21/04/2019

Jean-Christophe Lagarde, tête de liste de l'UDI pour les élections européennes, le 11 avril 2019 à Paris ( Anne-Christine POUJOULAT / AFP/Archives )Jean-Christophe Lagarde, tête…

Publié le 21/04/2019

L'essayiste Raphaël Glucksmann, tête de liste Place publique/PS, le 11 avril 2019 à Paris ( Anne-Christine POUJOULAT / AFP/Archives )La gauche montre, à travers son incapacité à…

Publié le 21/04/2019

La reine Elizabeth II participe à une cérémonie religieuse à la chapelle Saint-George à Windsor, le 18 avril 2019 ( ARTHUR EDWARDS / POOL/AFP )La reine Elizabeth II fête dimanche son 93e…

Publié le 21/04/2019

Un char des forces du Gouvernement libyen d'union nationale (GNA) engagé dans des affrontements au sud de Tripoli avec les forces du maréchal Khalifa Haftar, le 20 avril 2019 ( Mahmud TURKIA /…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/04/2019

Pour l'exercice 2018, Wedia affiche un chiffre d'affaires consolidé de 10,8 ME, en hausse de 16% par rapport à l'exercice 2017, soit 9,3 ME...

Publié le 18/04/2019

Les revenus locatifs de Carmila pour les 3 premiers mois de l'année 2019 s'élèvent à 89,2 millions d'euros, contre 82,1 millions d'euros en 2018 sur...

Publié le 18/04/2019

Implanet affiche pour l'exercice 2018 une perte nette de 5,55 ME, contre 6,61 ME un an auparavant...

Publié le 18/04/2019

L'assemblée générale des actionnaires de CNP Assurances qui s'est réunie le 18 avril 2019 à Paris a approuvé les comptes sociaux et consolidés de...

Publié le 18/04/2019

Accor a fait le point sur son activité du premier trimestre 2019. Ainsi, le groupe hôtelier a réalisé un chiffre d'affaires de 987 millions d’euros sur la période, en progression de 34,2% en…