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TVA à 0%: pas le "meilleur moyen de soutenir le pouvoir d'achat", selon Darmanin

| AFP | 228 | 5 par 1 internautes
Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin (c) à l'Assemblée nationale, le 3 avril 2019 à Paris
Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin (c) à l'Assemblée nationale, le 3 avril 2019 à Paris ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP/Archives )

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a estimé qu'une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité ne constituait pas le "meilleur moyen de soutenir le pouvoir d'achat", dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD).

Le président (ex-LR) de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a récemment assuré qu'il fallait mettre sur table "la question de la TVA sur les produits de première nécessité" et d'un taux ramené à zéro, par ailleurs une des revendications des "gilets jaunes".

Mais pour M. Darmanin, "ce n'est pas l'idée la plus facile à mettre en œuvre, ni le meilleur moyen de soutenir le pouvoir d'achat", car "la difficulté avec la TVA, c'est que la baisse ne se répercute pas forcément au profit du consommateur".

"Il ne faudrait pas qu'une perte de recettes pour l'État se traduise seulement par une augmentation des marges des distributeurs. C'est souvent ce qu'on a observé par le passé", a-t-il dit.

"En outre, il faudrait en débattre des années avec la Commission européenne, car instaurer une TVA à 0 % n'est pas possible dans le cadre des règles actuelles", a rappelé le ministre des Comptes publics.

Quant à rendre l'impôt sur le revenu plus progressif , pour M. Darmanin, "c'est une piste parmi d'autres comme la suppression de la redevance audiovisuelle, la baisse des impôts de production pour les entreprises ou des droits de succession".

Mais selon lui, "ce qui mine la progressivité de l'impôt sur le revenu, c'est l'optimisation fiscale que la multiplicité des niches fiscales rend possible. Or elles ne sont pas toutes utiles ni justes".

Le ministre a aussi rappelé que les niches fiscales et autres crédits d'impôt représentaient 100  milliards d'euros par an.

"Les députés de la majorité proposent une revue générale pour en évaluer l'efficacité. C'est une bonne idée", a-t-il assuré, alors que les élus LREM à l'Assemblée ont versé leurs idées sur la fiscalité au grand débat, mardi.

Mais le ministre a estimé qu'il ne fallait pas toucher à la déduction pour les emplois à domicile. "Ce serait une mauvaise idée. C'est une politique utile à tous : aux familles, aux employés, à l'économie, car c'est un secteur pourvoyeur d'emplois".

Malgré l'opposition de M. Darmanin à une TVA à 0% sur des produits de première nécessité, cette mesure recueille le soutien d'une écrasante majorité de Français interrogés par l'Ifop pour le JDD.

Selon ce sondage, 90% des répondants sont favorables à la suppression de la TVA sur 50 produits de première nécessité. C'est d'ailleurs la mesure fiscale la plus consensuelle, devant la suppression de la redevance audiovisuelle (85%).

Ils sont 77% à se montrer favorables au rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), comme à la suppression des droits de succession sur la résidence principale jusqu'à 500.000 euros, et 76% à soutenir la création de tranches d'imposition supplémentaires afin de rendre l'impôt sur le revenu plus progressif.

Mais ils ne sont plus que 62% à approuver une réforme de l'impôt sur le revenu où chaque citoyen payerait cet impôt, même de manière symbolique.

Et sans surprise, seuls 44% des sondés approuveraient le rétablissement de la taxe carbone, selon cette étude menée en ligne de mercredi à vendredi auprès de 1.005 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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