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Turbines Siemens détournées en Crimée: l'UE sanctionne la Russie

| AFP | 395 | Aucun vote sur cette news
Un employé de Siemens travaille sur une turbine à gaz, le 8 novembre 2012 à Berlin
Un employé de Siemens travaille sur une turbine à gaz, le 8 novembre 2012 à Berlin ( JOHANNES EISELE / AFP/Archives )

L'UE a imposé vendredi de nouvelles sanctions contre des responsables et entreprises russes qu'elle accuse d'avoir détourné des turbines de gaz de l'Allemand Siemens vers la Crimée, confrontée à plusieurs coupures de courant massives depuis son annexion par Moscou en 2014.

Ces sanctions découlent de la "non reconnaissance" par l'Union européenne de "l'annexion" de la Crimée par la Russie, après une opération éclair en mars 2014.

Le président ukrainien Petro Porochenko a immédiatement salué cette "réponse rapide" de l'UE, qui constitue à ses yeux "un message puissant à l'agresseur" russe.

"Les tentatives de contournement des sanctions par des montages cyniques ne feront que grimper le prix à payer", a-t-il averti. La Russie n'a pas réagi dans l'immédiat.

Trois responsables russes --le vice-ministre russe de l'Energie Andreï Tcherezov, un chef de service du ministère et le directeur de la société russe qui avait acquis les turbines auprès de Siemens-- figurent désormais sur la liste noire de l'UE qui leur interdit de voyager dans l'Union et gèle leurs fonds sur son territoire.

Trois entreprises russes sont également visées.

Tous contribuent "à établir une source d'approvisionnement en électricité indépendante pour la Crimée et Sébastopol afin de soutenir leur séparation de l'Ukraine", ce qui "compromet l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine", estime l'UE dans sa décision.

L'UE avait dès 2014 édicté une série de sanctions et interdit aux entreprises européennes de commercer avec la Crimée ou d'y investir.

Siemens avait annoncé en juillet que les turbines avaient été détournées à "contre (sa) volonté" vers la Crimée. L'industriel semble avoir convaincu l'UE, qui indique qu'elles "ont été fournies par la Russie (à la Crimée, ndlr) en violation des dispositions contractuelles liées à la vente initiale de ces turbines par" Siemens.

La Russie cherche à mettre fin à la dépendance énergétique de la Crimée à l'égard de l'Ukraine, après plusieurs coupures de courant massives en raison de sabotages visant les lignes à haute tension côté ukrainien.

- Poursuites -

Le groupe industriel russe Interautomatika, dans lequel Siemens détient des parts minoritaires qu'il a annoncé vouloir céder il y a deux semaines, figure parmi les entreprises sanctionnées.

"Cette société spécialisée dans les systèmes de commande et de communication pour centrales électriques a conclu des contrats pour des projets concernant la construction de centrales électriques et l'installation de turbines à gaz" en Crimée, précise l'UE dans sa décision.

Les deux autres sociétés visées par les nouvelles sanctions européennes sont celle qui a conclu le contrat d'achat avec Siemens pour les quatre turbines, et la société jumelle à laquelle elles ont été transférées pour être amenées en Crimée.

Siemens a lancé des poursuites judiciaires en Russie à l'encontre de l'entreprise à laquelle elle avait livré les turbines et de ses responsables, réclamant le retour des turbines sur leur lieu de livraison d'origine et proposant de les racheter.

Les turbines avaient été livrées à l'été 2016 et devaient, selon le contrat dont Siemens se prévaut, servir à la construction d'une centrale thermique dans la péninsule de Taman (sud de la Russie), qui fait directement face au couloir de terre de Kertch en Crimée.

L'UE a imposé toute une série de sanctions à la Russie --à la fois individuelles, et contre des secteurs vitaux de son économie comme la finance, l'énergie ou la défense-- en réponse au soutien de Moscou aux rebelles prorusses qui occupent l'est de l'Ukraine depuis 2014.

Les Etats-Unis ont renforcé cette semaine leur arsenal de sanctions contre la Russie, ce qui a créé des inquiétudes à Bruxelles puisqu'elles pourraient frapper les entreprises européennes participant à un projet de nouveau pipeline pour amener du gaz russe en Europe, NordStream 2.

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