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Turbines détournées en Crimée: Siemens freine ses activités en Russie

| AFP | 462 | Aucun vote sur cette news
Un employé de Siemens travaille sur une turbine à gaz, le 8 novembre 2012 à Berlin
Un employé de Siemens travaille sur une turbine à gaz, le 8 novembre 2012 à Berlin ( JOHANNES EISELE / AFP/Archives )

Le géant industriel allemand Siemens a annoncé vendredi arrêter certaines activités avec la Russie, après avoir découvert que quatre turbines à gaz initialement livrées à ce pays avaient été détournées à son insu vers la Crimée.

Siemens va ainsi vendre l'ensemble de ses parts minoritaires dans le groupe russe industriel Interautomatika et va mettre fin à un accord de licence avec des entreprises russes en matière d'équipements pour centrales électriques à cycle combiné, a indiqué le groupe dans un communiqué.

En outre, l'allemand va cesser pour le moment toute livraison d'équipements de centrales dans le cadre de contrats existants avec toute entreprise contrôlée par l'Etat russe, et mettre en place des contrôles supplémentaires par ses propres employés, qui auront lieu également pour tout nouvel engagement commercial dans le pays.

Il y a presque deux semaines, Siemens avait annoncé avoir "reçu de sources fiables l'information qu'au moins" deux des quatre turbines à gaz qu'il avait livrées pour le projet Taman, dans le sud de la Russie, se trouvaient en réalité en Crimée. La localisation des deux autres turbines n'était alors pas certaine.

Mais désormais, "Siemens a reçu des informations crédibles qu'en dépit de tous ses efforts récents et passés, l'ensemble des quatre turbines à gaz livrées à l'été 2016 pour le projet Taman ont depuis été localement modifiées et illégalement déplacées vers la Crimée à l'encontre des engagements contractuels", explique vendredi l'industriel de Munich (sud). Interrogé à Moscou, un porte-parole du Kremlin n'a pas voulu commenter les décisions prises par Siemens. "C'est une question pour les entreprises qui mènent ces collaborations et il y aura un dialogue entre ces entreprises", a déclaré ce porte-parole Dmitri Peskov.

Siemens a lancé des poursuites judiciaires en Russie à l'encontre de l'entreprise russe TPE - à qui il avait livré les turbines - et de ses responsables, réclame le retour des turbines sur leur lieu de livraison d'origine et propose leur rachat.

La Russie a annexé en 2014 la péninsule ukrainienne de Crimée, une région désormais visée par des sanctions de l'Union européenne, auxquelles les entreprises européennes doivent se plier.

Le projet Taman porte sur la construction d'une centrale thermique dans la péninsule de Taman, dans la région de Krasnodar en Russie, qui fait directement face au couloir de terre de Kertch en Crimée.

La Russie cherche à mettre fin à la dépendance énergétique de la Crimée à l'égard de l'Ukraine, après plusieurs coupures de courant massives en raison de sabotages visant les lignes à haute tension côté ukrainien. En mai 2016, le président russe Vladimir Poutine a annoncé que la Russie comptait investir plus de 50 milliards de roubles (727 millions d'euros) d'ici 2020 pour moderniser les infrastructures électriques en Crimée.

Quand la présence en Crimée des deux premières turbines a été découverte, le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel, Steffen Seibert, avait affirmé qu'un "passage de la frontière vers la Crimée (...) à l'encontre des assurances données, est un fait (...) significatif et totalement inacceptable".

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