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Trump menace de frapper General Motors au portefeuille après le plan social

| AFP | 385 | Aucun vote sur cette news
Le logo de General Motors, le 25 juillet 2018 à Colma, en Californie
Le logo de General Motors, le 25 juillet 2018 à Colma, en Californie ( JUSTIN SULLIVAN / Getty/AFP/Archives )

Donald Trump a menacé mardi de frapper au portefeuille General Motors, qui a provoqué la colère du président américain en annonçant la suppression de milliers d'emplois industriels dans des Etats politiquement cruciaux.

"Très déçu par General Motors", a tweeté le président. "Les Etats-Unis ont sauvé General Motors et voilà les REMERCIEMENTS que nous avons! Nous examinons la suppression de toutes les subventions, y compris pour des voitures électriques", a-t-il ajouté.

Le premier constructeur automobile du pays a répondu dans un communiqué que sa restructuration était un moyen de préserver l'avenir pour "conserver et faire croître les emplois américains".

Il a aussi rappelé avoir investi 22 milliards de dollars dans la production aux Etats-Unis depuis 2009 et le plan de sauvetage financé par le contribuable américain.

"Nous apprécions les actions menées par cette administration au nom de l'industrie pour améliorer la compétitivité de l'industrie américaine", ajoute l'entreprise en guise de branche d'olivier.

Donald Trump ne décolère pas depuis l'annonce de GM, lundi, de supprimer des milliers d'emplois dans l'Ohio, le Michigan et le Maryland.

Le milliardaire avait bâti sa campagne sur la promesse du retour des emplois industriels aux Etats-Unis et sa victoire surprise a été obtenue pour bonne part grâce aux votes dans les Etats où la mondialisation a provoqué une désindustrialisation dévastatrice.

M. Trump, qui fait déjà activement campagne pour sa réélection en 2020, aura de nouveau besoin de ces voix.

"Je suis là pour protéger les Travailleurs Américains!", a-t-il promis sur Twitter.

Sa porte-parole, Sarah Sanders, a enfoncé le clou.

"Le président s'est complètement investi dans le retour des emplois industriels aux Etats-Unis, et c'est pour cela que depuis qu'il a pris ses fonctions nous avons vu la création de 400.000 nouveaux emplois industriels aux Etats-Unis", a-t-elle dit.

"Franchement, cette histoire vient du fait qu'ils fabriquent une voiture que personne ne veut acheter. Espérons, qu'ils vont faire des ajustements et reprendre ces employés", a-t-elle ajouté.

Mais, comme à son habitude, le président a menacé sans détailler.

Ainsi les subventions pour l'aide à l'achat de voitures électriques profitent à tous les constructeurs de ce type de véhicule et il parait peu probable que M. Trump puisse en priver les seuls clients de GM.

Cure d'amaigrissement

General Motors a annoncé lundi une sévère cure d'amaigrissement, à coups de milliers de suppressions d'emplois, justifiant cette mesure par la nécessité d'être plus compétitif dans une industrie en pleine révolution.

Au total, en 2019, GM va supprimer 15% des emplois du groupe en cessant la production sur sept sites: un au Canada, quatre aux Etats-Unis et deux hors de l'Amérique du Nord.

Il s'agit d'économiser six milliards de dollars d'ici fin 2020.

Quelque 12 à 13.000 emplois --que GM n'a pas pris la peine de préciser-- sont concernés uniquement aux Etats-Unis dans des régions où les crises répétées de l'automobile ont déjà fait des dégâts.

Le Canada est aussi touché. Mardi, Donald Trump et le Premier ministre canadien Justin Trudeau ont partagé leur "déception" à l'égard de GM se disant "inquiets" pour le sort des travailleurs touchés, a indiqué le cabinet du dirigeant canadien.

La Maison Blanche a, un peu plus tard, succintement confirmé l'échange entre MM. Trump et Trudeau, évoquant une "déception" partagée par les deux hommes.

Vers le Texas?

GM, à l'instar de Ford, parie sur la voiture tout électrique, le véhicule autonome et connecté mais aussi sur des véhicules plus classiques comme les pick-ups et les SUV, que les Américains préfèrent de loin aux berlines.

Sous le coup des critiques du président comme de celles de l'opposition démocrate dont le leader au Sénat Chuck Schumer, qui a évoqué "un coup de poing au ventre des travailleurs de l'Ohio, du Michigan et du Maryland", GM a remis les points sur les "i" quelques heures après le nouvel assaut présidentiel.

"Bon nombre des employés touchés par les actions (annoncées la veille) auront la possibilité de travailler dans d'autres usines GM où nous aurons besoin de plus d'employés pour répondre à la croissance (des ventes) de pick-ups, de véhicules multisegment (crossover) et de SUV", affirme le communiqué du groupe.

Il souligne que l'électrification de l'automobile et la révolution de l'autonomie susciteront également des créations d'emplois.

L'annonce de General Motors passe mal parce que, pour l'heure, le groupe affiche de solides bénéfices: 2,53 milliards de dollars au seul troisième trimestre.

Ces résultats publiés le 31 octobre avaient enchanté Wall Street, d'autant que GM avait expliqué être parvenu à augmenter le prix moyen de ses voitures en Amérique du Nord, en particulier aux Etats-Unis où ses ventes ont pourtant baissé de 11%.

Mais le géant de Detroit a amélioré ses marges, le prix moyen d'un véhicule, notamment des grosses voitures (pick-ups, 4X4 de ville et crossovers), ayant augmenté de 800 dollars sur un an à 36.000 dollars. En moyenne, c'est 4.000 dollars de plus que les prix de la concurrence, affirme GM.

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