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Berlin s'agace des scandales de l'industrie automobile

| AFP | 584 | Aucun vote sur cette news
La chancelière allemande Angela Merkel à Berlin, le 12 juillet 2017
La chancelière allemande Angela Merkel à Berlin, le 12 juillet 2017 ( Odd ANDERSEN / AFP/Archives )

Berlin a haussé le ton jeudi contre l'un des fleurons de l'économie allemande, l'industrie automobile, décrédibilisée par les soupçons de tricherie sur les émissions polluantes des véhicules diesel et plus récemment de cartel, à quelques mois des élections législatives.

Énième épisode du scandale sur les émissions : le rappel ordonné jeudi de quelque 22.000 Porsche Cayenne diesel en Europe, elles aussi équipées d'un système activant la réduction des émissions polluantes au moment des contrôles.

"Une partie du lien de confiance non seulement entre l'industrie automobile et les consommateurs mais également entre l'industrie automobile et les responsables politiques a été détruit", a estimé en des termes inhabituellement durs la ministre allemande de l'Environnement, Barbara Hendricks, à l'issue d'une entrevue avec le patron de Volkswagen.

Cette posture tranche avec la traditionnelle harmonie entre le gouvernement allemand et ce secteur-clé, l'un des plus grands employeurs et exportateurs d'Allemagne.

- 'Trop confiants' -

Mais "la proximité entre responsables politiques et industrie a été trop grande dans le passé et a conduit à ce que l'industrie automobile se sente, d'une certaine façon, trop confiante", a jugé Mme Hendricks, membre sociale-démocrate du gouvernement de coalition avec les conservateurs de la chancelière Angela Merkel.

L'Etat régional de Basse-Saxe, où se trouve le siège de Volkswagen à Wolfsburg, est actionnaire du groupe aux douze marques.

Rappel d'environ 22.000 véhicules de marque Porsche après la découverte d'un système permettant de minimiser le niveau de leurs émissions polluantes
Rappel d'environ 22.000 véhicules de marque Porsche après la découverte d'un système permettant de minimiser le niveau de leurs émissions polluantes ( Daniel ROLAND / AFP/Archives )

Cette mise au point intervient près de deux ans après qu'il eut été révélé, en septembre 2015, que le groupe Volkswagen (marques Porsche, Seat, Audi, etc) avait installé sur 11 millions de ses véhicules diesel dans le monde un logiciel lui permettant de les faire passer pour moins polluants qu'ils n'étaient vraiment.

Un scandale qui a coûté cher à Volkswagen, à la fois financièrement et en termes d'image.

Il fait boule de neige dans l'ensemble du secteur et vient de connaître un nouvel épisode jeudi, avec le rappel par le ministère des Transports de quelque 22.000 Porsche Cayenne diesel en Europe.

Il a été découvert lors de tests que ces véhicules de la marque de luxe de Volkswagen étaient aussi équipés d'un système activant la réduction des émissions polluantes au moment des contrôles mais la désactivant lors de la conduite sur route.

Les voitures en circulation concernées par le rappel doivent subir un changement de logiciel en garage, celles encore en construction n'auront pas le droit d'être vendues pour le moment.

Il est "hautement probable" que les modèles diesel Touareg de Volkswagen soient également concernés par cette tromperie, a indiqué le ministre des Transports Alexander Dobrindt, "tout sauf ravi" de l'accumulation de scandales frappant le secteur automobile.

- Sommet sur le diesel -

Dans plusieurs pays, des constructeurs font l'objet d'enquêtes ou de poursuites et sont sommés de rendre des comptes.

Toujours prompt à batailler pour défendre les intérêts de ses constructeurs en Chine ou dans l'UE - Angela Merkel l'a longtemps fait pour limiter les contraintes environnementales -, Berlin a dernièrement semblé prendre ses distances.

La pression sur le gouvernement Merkel s'est encore accentuée avec les informations du magazine Spiegel de vendredi, selon lesquelles les constructeurs allemands ont eu pendant plus de 20 ans des réunions secrètes pour s'accorder sur des aspects techniques de leurs voitures, lésant ainsi potentiellement consommateurs et sous-traitants et jetant les bases de la tricherie sur les émissions polluantes.

A moins de deux mois des législatives du 24 septembre, le dossier est prioritaire et extrêmement sensible.

Pris en tenaille entre le souci de ne pas porter ombrage à une industrie automobile vitale pour leur pays et leurs obligations en matière de santé publique, Mme Hendricks et M. Dobrindt ont invité constructeurs et pouvoirs publics à un "forum national sur le diesel" le 2 août.

Les participants espèrent en ressortir avec des solutions pour réduire les émissions d'oxydes d'azote en Allemagne, où plusieurs villes réfléchissent à interdire à la circulation les véhicules diesel les jours de forte pollution, et que les consommateurs se détournent du diesel.

Le bras de fer a commencé. Mme Hendricks a jugé que les interdictions de circulation, redoutées par les constructeurs, pouvaient être nécessaires.

Prenant les devants, les constructeurs se sont lancés dans des mesures volontaires de rappel de leurs voitures diesel pour les rendre moins polluantes.

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