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Travail détaché: les conducteurs routiers "laissés pour compte"

| AFP | 240 | Aucun vote sur cette news
Un chauffeur de camion dans un garage à Bucarest le 18 août 2017. Les transporteurs roumains et bulgares étaient opposés à la révision de la directive du travail détaché prônée par le président Emmanuel Macron, qui selon eux menacerait leur activité
Un chauffeur de camion dans un garage à Bucarest le 18 août 2017. Les transporteurs roumains et bulgares étaient opposés à la révision de la directive du travail détaché prônée par le président Emmanuel Macron, qui selon eux menacerait leur activité ( DANIEL MIHAILESCU / AFP/Archives )

Les transporteurs français ont été "sacrifiés" pour parvenir à un accord "historiquement scandaleux" sur le travail détaché en Europe, ont vivement réagi mardi leurs représentants, à rebours de la communication rassurante du gouvernement.

Pour obtenir un compromis au sein de l'UE, la France a accepté d'exclure le transport routier de la directive révisée sur le travail détaché. Le texte actuel continuera de s'appliquer jusqu'à la révision du "paquet mobilité", une directive européenne dédiée à la profession.

Dans un communiqué commun les cinq syndicats représentatifs de la profession (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) accusent le président de la République, Emmanuel Macron, d'avoir "exclu" le transport routier des négociations.

"Il est urgent d’arrêter d’opposer les travailleurs entre eux, et de ce point de vue, le renoncement du président français est une catastrophe", écrivent-ils.

"Ce n'est pas acceptable", les routiers restent "les salariés low-cost de l'Europe", a réagi auprès de l'AFP Patrick Blaise de la CFDT-Route, premier syndicat en France.

Pour Fabrice Michaud de la CGT-Transports, c'est "une sorte de bombe à retardement que le gouvernement a signée" car l'accord "va accentuer le dumping social, c'est un très mauvais signal pour l'ensemble de la profession".

Les pays de Visegrad (Pologne, Hongrie, Républiques tchèque et Slovaquie), mais aussi l'Espagne et le Portugal qui ont obtenu gain de cause, "vont être encore plus arc-boutés sur leurs positions" lors de la négociation du paquet mobilité, a ajouté Jérôme Vérité (CGT).

"On va vers une catastrophe", selon Patrice Clos (FO), les routiers ont été "lâchés au dernier moment par les politiques", a poursuivi Thierry Douine (CFTC).

D'après lui, les conducteurs français resteront "les travailleurs pauvres du marché français" car ils "continueront à être +dumpés+ allègrement" par des chauffeurs étrangers, moins cher.

Ces réactions tranchent avec les propos rassurants du gouvernement.

"La question du transport routier est clarifiée: les règles du détachement s'appliquent pleinement au secteur du transport", ce que "confirme clairement" l'accord, ont assuré mardi les ministres du Travail (Muriel Pénicaud), des Transports (Elisabeth Borne) et des Affaires européennes (Nathalie Loiseau).

Simplement, "les modalités d'application de la directive révisée dans ce secteur seront précisées dans le cadre de la négociation en cours sur le +paquet mobilité+", ont-elles ajouté dans un communiqué.

A l'inverse, la fédération patronale OTRE retient que "la position française se trouve de ce fait fragilisée" par un "accord historiquement scandaleux".

"Le transport routier français et ses salariés ont été sacrifiés aux intérêts des pays de l'Europe centrale, Pologne en tête, et de l'Espagne", selon l'organisation professionnelle qui "affirme que la France et les pays de l'Ouest ont capitulé en rase campagne devant la pression et les exigences" du camp adverse.

Deux autres fédérations, la FNTR et TLF, se disent, dans un communiqué commun, "vigilantes à ce qu'au niveau européen, les dispositions spécifiques permettent de rétablir une égalité de concurrence dans le secteur du transport routier de marchandises et que ces nouvelles dispositions spécifiques soient également parfaitement contrôlables".

De son côté, l'ETF (European Transport Workers' Federation) qui rassemble des syndicats routiers issus d'une quarantaine de pays, a regretté que les chauffeurs soient devenus lundi des "citoyens de l'UE de second rang".

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