En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 853.70 PTS
-0.88 %
4 822.0
-1.37 %
SBF 120 PTS
3 857.72
-0.89 %
DAX PTS
10 865.77
-0.54 %
Dowjones PTS
24 100.51
-2.02 %
6 594.96
-2.56 %
1.130
+0.00 %

La future relation proposée par Londres à l'UE déplaît aux eurosceptiques et à la City

| AFP | 1410 | Aucun vote sur cette news
La Première ministre britannique Theresa May, le 11 juillet 2018 à Bruxelles
La Première ministre britannique Theresa May, le 11 juillet 2018 à Bruxelles ( Tatyana ZENKOVICH / POOL/AFP )

Le gouvernement britannique a présenté jeudi les détails de son plan sur la future relation entre le Royaume-Uni et l'UE après le Brexit, s'attirant les critiques des eurosceptiques comme du secteur financier.

Ce plan, qui a déjà provoqué les démissions de deux ministres de premier plan, celui du Brexit David Davis et des Affaires étrangères Boris Johnson, alimente depuis plusieurs jours les velléités de rébellion au sein de la majorité conservatrice.

Quand le nouveau ministre en charge du Brexit, Dominic Raab, a pris la parole à la Chambre des Communes pour présenter le document, les parlementaires ont bruyamment protesté, se plaignant de n'avoir pas reçu de copie, forçant le président de la Chambre à interrompre la séance quelques minutes.

Dominic Raab a ensuite décrit un plan gouvernemental "innovant", qui doit aboutir à l'élaboration d'un partenariat économique et sécuritaire "sans précédent".

Le nouveau ministre du Brexit, Dominic Raab, quitte le 10, Downing Street le 9 juillet 2018 peu après sa nomination
Le nouveau ministre du Brexit, Dominic Raab, quitte le 10, Downing Street le 9 juillet 2018 peu après sa nomination ( Tolga AKMEN / AFP/Archives )

Selon ce livre blanc, Londres souhaite mettre en place une nouvelle "zone de libre-échange pour les biens", destinée à maintenir un commerce "sans friction" avec les 27 membres de l'UE.

Celle-ci doit permettre, via l'instauration d'un "arrangement douanier simplifié", d'"éviter une frontière dure entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande".

Cette zone de libre-échange reposerait sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agro-alimentaire. Londres continuerait par ailleurs de siéger dans les agences européennes qui délivrent les autorisations pour les biens très encadrés (produits chimiques, médicaments, aviation).

- "Coup dur" pour la finance -

Le secteur des services ferait lui l'objet d'un nouvel accord qui entraînera "davantage de barrières" et privera les banques, sociétés d'assurance ou gestionnaires d'actifs du "passeport financier" qui leur permet actuellement d'opérer librement sur le continent, a reconnu Londres.

"Un coup dur", a dénoncé la City de Londres, la place financière britannique. "Avec des liens plus distendus avec l'Europe, les secteurs financiers et associés seront moins à même de créer des emplois, de générer des impôts et de soutenir la croissance de l'économie", a fustigé Catherine McGuinness, une responsable de la City of London Corporation.

Le Royaume-Uni et ses partenaires européens
Le Royaume-Uni et ses partenaires européens ( / AFP )

Concernant la circulation des personnes, Londres veut développer un "nouveau cadre qui respecte les contrôles britanniques aux frontières", tout en permettant aux citoyens de se rendre "dans leurs pays respectifs". Une formulation floue qui ne satisfait pas non plus les milieux d'affaires, largement tributaires de la main d'oeuvre européenne.

"Nous exhortons le gouvernement à présenter ses projets pour les migrations, qui devraient être au coeur de notre futur partenariat avec l'Europe", a déclaré Stephen Martin, directeur général de l'organisation patronale Institute of Directors.

Londres a accompagné ce plan de propositions pour un "partenariat sécuritaire". Le Royaume-Uni resterait membre des agences Europol et Eurojust et développerait des accords de "coordination" sur les questions de politique étrangère et de défense. Les déploiements actuels de "capacités opérationnelles", des deux côtés de la Manche, seraient maintenus.

- "Vassal" de l'Europe -

En marge du sommet de l'Otan à Bruxelles, Theresa May a assuré que ces propositions répondaient "au vote des Britanniques", en faveur du Brexit lors du référendum de juin 2016.

Mais pour le député conservateur Jacob Rees-Mogg, défenseur d'une rupture nette avec l'UE, ce plan fera du Royaume-Uni un "vassal" de l'Europe. "Ce document stipule que le Royaume-Uni sera soumis à des règles européennes, sans avoir son mot à dire dans leur élaboration. Ce n'est pas ce pour quoi les Britanniques ont voté".

Jugeant que les propositions de Mme May dénotaient sa volonté d'avancer après des mois d'atermoiement, Anand Menon, professeur de politique européenne au King's College de Londres, ne voit cependant pas les membres de l'UE les accepter en raison de leur scepticisme sur la question douanière. "Mais la situation deviendra très, très compliquée si elle rejette complètement le plan", a-t-il déclaré à l'AFP.

A Bruxelles, le groupe de députés européens en charge du dossier du Brexit a rappelé le principe d'"indivisibilité des quatre libertés" (libre circulation des biens, services, capitaux et personnes) garanties par le marché unique, et le rejet d'"une approche secteur par secteur".

Le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, a lui simplement annoncé qu'il s'attaquait à l'analyse de la proposition britannique, se disant sur Twitter "impatient de négocier avec le Royaume-Uni". Il rencontrera Dominic Raab à Bruxelles la semaine prochaine.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 15/12/2018

Des Yéménites achètent des fruits dans un marché à Hodeida, ville portuaire au bord de la mer Rouge, le 14 décembre 2018 ( ABDO HYDER / AFP )Quasi inespéré, l'accord inter-yéménite…

Publié le 15/12/2018

Des "gilets jaunes" manifestent sur les Champs-Elysées, le 15 décembre 2018 à Paris ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP )"Aujourd'hui, ça a l'air d'être plus calme": A Paris, après des…

Publié le 15/12/2018

Des participants se détendent le 15 décembre 2018 à Katowice, avant la session finale de la COP24 ( Janek SKARZYNSKI / AFP )Après une nouvelle nuit de négociations, la 24e conférence de…

Publié le 15/12/2018

Les candidates à l'élection de Miss France lors d'un défilé dans les rues de Lille, le 2 décembre 2018 ( FRANCOIS LO PRESTI / AFP/Archives )Trente candidates âgées de 18 à 24 ans…

Publié le 15/12/2018

Un camion surchargé de marchandises à un poste contrôle sur la route reliant Matadi à Kinshasa, le 10 novembre 2018 ( Junior D. KANNAH / AFP )Du port de Matadi à Kinshasa, un axe routier de…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 14/12/2018

Carbios annonce la nomination de Ian Hudson au poste de Président du Conseil d’administration. Il succède à Jean Falgoux et prendra ses nouvelles fonctions le 1er Janvier 2019, après avoir été…

Publié le 14/12/2018

Le Conseil d'Administration de SoLocal Group, tenu ce jour, a pris acte de la démission d'Arnaud Marion, qui suite à la prise de ses nouvelles fonctions exécutives au sein de Smovengo, a souhaité…

Publié le 14/12/2018

Dans la continuité de la politique de distribution de dividendes des derniers exercices, le Conseil d’administration de Kering a décidé, lors de sa réunion du 14 décembre 2018, le versement…

Publié le 14/12/2018

Compte tenu des bons résultats de 2CRSi en 2018, une prime a été décidée pour tous les salariés du groupe en France...

Publié le 14/12/2018

 Communiqué de presse Information relative au nombre total de droits de vote et d'actions composant le capital social établie conformément aux dispositions de…