En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 173.05 PTS
+1.53 %
5 173.00
+1.55 %
SBF 120 PTS
4 141.15
+1.67 %
DAX PTS
11 776.55
+1.40 %
Dowjones PTS
25 710.57
+1.82 %
7 257.51
+2.67 %
1.158
-0.04 %

Tests controversés : une tête tombe chez VW, colère de l'UE

| AFP | 562 | Aucun vote sur cette news
Volkswagen suspend un de ses dirigeants après la révélation de tests sur les singes et les humains dans le secteur automobile allemand
Volkswagen suspend un de ses dirigeants après la révélation de tests sur les singes et les humains dans le secteur automobile allemand ( Fred DUFOUR / AFP/Archives )

Volkswagen a suspendu mardi un de ses dirigeants de ses fonctions après la révélation de tests sur les singes et les humains dans le secteur automobile allemand, première conséquence de ce scandale qui "choque" l'UE.

Le numéro un mondial de l'automobile a suspendu son lobbyiste en chef, Thomas Steg, pour le rôle qu'il a joué, de son propre aveu, dans l'organisation des tests d'émissions polluantes sur des singes visant à prouver l'innocuité du diesel.

Il "est libéré de ses responsabilités jusqu'à ce que la lumière soit fait sur les évènements", a indiqué le groupe, assurant qu'il ne s'agissait que d'un début.

Le chef du gouvernement de l'Etat régional où est basé VW, Stephan Weil, également gros actionnaire public du constructeur, a salué une sanction "justifiée et inévitable".

Thomas Steg, alors porte-parole du chancelier social-démocrate allemand Gerhard Schröder, le 14 décembre 2007 à Bruxelles
Thomas Steg, alors porte-parole du chancelier social-démocrate allemand Gerhard Schröder, le 14 décembre 2007 à Bruxelles ( JOHN THYS / AFP/Archives )

M. Steg, qui avait la charge des relations publiques et institutionnelles du groupe automobile, a admis le même jour dans le quotidien Bild avoir été informé des essais destinés à étudier les effets de la pollution des moteurs diesel Volkswagen, truqués à l'époque pour paraître moins polluants.

Pour sa défense, il a affirmé avoir empêché que ces tests ne soient réalisés sur des humains, via l'EUGT, un organisme de recherche financé par Volkswagen, ses concurrents Daimler, BMW et l’équipementier Bosch.

"Avec le recul, cette étude n'aurait jamais dû avoir lieu, qu'il s'agisse d'hommes ou de singes. Ce qui s'est passé n'aurait jamais dû arriver, je le regrette vraiment", a encore souligné M. Steg, qui fut dans le passé porte-parole du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder.

- Dessins animés -

Les constructeurs allemands, à commencer par Volkswagen, sont sous intense pression politique dans ce dossier.

Le gouvernement allemand a qualifié lundi ces expériences "d'injustifiables d'un point de vue éthique" et annoncé la convocation des constructeurs devant la commission d'enquête ministérielle en charge du scandale des moteurs diesel truqués, dont le secteur ne s'est toujours pas dépêtré.

De son côté, la Commission européenne s'est dite "choquée" et a espéré que les autorités allemandes enquêteront comme promis.

L'ONG Greenpeace a, elle, mis en cause "une industrie automobile frauduleuse" et "un gouvernement fédéral passif" responsables à ses yeux d'un bilan "effrayant". Selon l'organisation, 10.000 personnes meurent chaque année en Allemagne à cause du dioxyde d'azote (NO2) rejeté par les véhicules diesel.

Le patron de Volkswagen, Matthias Mueller, le 11 septembre 2017 à Francfort
Le patron de Volkswagen, Matthias Mueller, le 11 septembre 2017 à Francfort ( Tobias SCHWARZ / AFP/Archives )

Lundi soir, le patron de Volkswagen a été contraint de sortir de son silence. Matthias Müller a qualifié de "repoussants" les tests sur les singes en 2014. "Il y a des choses qui ne se font tout simplement pas (...) Toutes les conséquences nécessaires (devront être) tirées", a-t-il prévenu à Bruxelles.

Le premier pan de ce scandale, dévoilé par le New York Times, porte sur des tests menés aux Etats-Unis sur dix singes en 2014, enfermés face à des dessins animés pendant qu'on leur faisait respirer la fumée émise par une Beetle, successeur de la Coccinelle, modèle phare de Volkswagen.

- 25 volontaires humains -

La presse allemande a enfoncé le clou lundi en détaillant d'autres tests, cette fois en Allemagne et sur des êtres humains.

Un institut hospitalier d'Aix-la-Chapelle, mandaté par l'EUGT, a ainsi fait inhaler en 2013 et 2014 du dioxyde d'azote (NO2) à 25 personnes volontaires en bonne santé, à des concentrations variées.

Un test d'émissions sur une Volkswagen Golf 2,0 litre diesel réalisé le 7 août 2017 à Ludwigsburg, en Allemagne
Un test d'émissions sur une Volkswagen Golf 2,0 litre diesel réalisé le 7 août 2017 à Ludwigsburg, en Allemagne ( THOMAS KIENZLE / AFP/Archives )

Daimler s'est "distancié expressément de l'étude et de l'EUGT", selon un porte-parole interrogé par l'AFP, tandis que BMW et Bosch ont démenti y avoir participé.

Aux Pays-Bas, le quotidien de référence de la presse scientifique, NRC, a cherché, lui, à minimiser la polémique. Il a affirmé mardi que ce genre d’expérimentations sur des animaux comme sur des humains, existent "depuis des années déjà" dans le pays, qualifiant le scandale de "tempête dans un verre d'eau".

Mais la controverse arrive dans un contexte particulier, celui d'une crise déjà aiguë de confiance qui frappe depuis 2015 les grands constructeurs allemands après le trucage à grande échelle de leurs moteurs diesel et le rappel de millions de véhicules.

Le ministre allemand des Transports, Christian Schmidt, a accusé les groupes automobiles d'avoir cherché par ces expériences et études à assurer "leur promotion" pour minimiser auprès du public les effets des émanations polluantes.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Trader sur le CAC40 avec du levier
Lundi 5 novembre de 12h30 à 13h00

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Lundi 5 novembre de 18h00 à 18h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 16/10/2018

Stanislas de Gramont a réalisé l'essentiel de sa carrière chez Danone où il a exercé différentes fonctions de direction générale...

Publié le 16/10/2018

L'OpenGround est un lieu unique de travail situé dans les locaux du siège social de Micropole à Levallois-Perret...

Publié le 16/10/2018

Au cours du 1er semestre, le Groupe a subi des maintenances exceptionnelles sur les installations historiques héritées des Charbonnages de France...

Publié le 16/10/2018

Ce partenariat s'inscrit dans un marché de la maintenance et des services aéronautiques promis à une belle croissance, avec la flotte d'avions qui devrait doubler de taille d'ici 2035...

Publié le 16/10/2018

  HOPSCOTCH GROUPE   RAPPORT FINANCIER SEMESTRIEL     Semestre clos au 30 juin 2018   Le présent Rapport Financier Semestriel est établi conformément aux dispositions de…