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STX France: le bras de fer franco-italien proche de son dénouement

| AFP | 179 | Aucun vote sur cette news
Les chantiers navals STX à Saint-Nazaire, le 20 décembre 2014
Les chantiers navals STX à Saint-Nazaire, le 20 décembre 2014 ( JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP/Archives )

Nationalisera ? Nationalisera pas ? La partie de poker se poursuivait jeudi sur l'avenir de STX France, avec une annonce attendue de l'Etat français, qui pourrait nationaliser temporairement le constructeur naval faute d'accord avec l'italien Fincantieri.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a promis une annonce lors d'une conférence de presse jeudi à 15H00 à Bercy.

Selon son entourage, ce sera l'occasion de préciser la solution retenue pour STX France, qui exploite les chantiers navals de Saint-Nazaire. Selon Le Monde, M. le Maire devrait officialiser une prise de contrôle de STX France par l'Etat français.

L'objectif n'est "pas de nationaliser STX, notamment parce que les partenaires italiens sont des partenaires majeurs", a pourtant assuré jeudi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner".

Mais "STX fait partie des intérêts nationaux, à la fois pour les emplois (2.600 salariés directs, ndlr) qu'il représente" et "pour la particularité de ces chantiers qui ont un savoir-faire unique, donc dans une négociation avec les partenaires internationaux il est normal que l'Etat puisse hausser le ton", a-t-il souligné.

Des propos en apparente contradiction avec l'ultimatum lancé mercredi aux autorités italiennes par le ministre de l'Economie, qui leur avait enjoint d'accepter "un contrôle à 50-50" des chantiers de Saint-Nazaire entre le groupe Fincantieri et les actionnaires français.

"Si jamais nos amis italiens refusent la proposition honnête qui leur est faite, l'État exercera son droit de préemption", en rachetant "les parts" que Fincantieri devait acquérir, avait-il ajouté.

Selon une source proche du dossier, ces deux discours ne sont pas contradictoires, la prise de contrôle qui pourrait être annoncée jeudi étant une "opération temporaire", destinée à "se donner du temps" pour trouver une solution sur l'avenir du groupe.

- "piètre image" -

De l'autre côté des Alpes, l'ultimatum été fraîchement accueilli par les autorités italiennes, qui ont fermé la porte à un accord qui donnerait les clés de STX France aux actionnaires français.

"L'Italie n'a aucune intention d'aller de l'avant si ces conditions ne sont pas là", a affirmé le ministre du Développement économique, Carlo Calenda. "Il n'y a aucune raison pour que Fincantieri renonce à la majorité et au contrôle" de STX, a renchéri son collègue des Finances, Pier Carlo Padoan.

La France, qui dispose d'un peu plus de 33% de STX France, a jusqu'à vendredi minuit pour exercer son droit de préemption sur les 66% restant, actuellement détenus par le sud-coréen STX Offshore and Shipbuilding. Samedi, la justice coréenne doit entériner la revente des parts détenus par ce groupe en difficulté.

Selon l'accord initial, le constructeur italien devait reprendre d'abord 48% du capital des chantiers et rester minoritaire pendant au moins huit ans, épaulé par l'investisseur italien Fondazione CR Trieste à hauteur d'environ 7%. Les actionnaires français, dans cet équilibre, ne disposaient que de 45% du groupe.

Mais le président Macron a demandé, le 31 mai, que cet accord "soit revu" pour préserver les intérêts français. Sa proposition, transmise à Rome par Bruno Le Maire, laisserait à Fincantieri 50% du capital, le reste étant détenu l'Etat français (via Bpifrance), Naval Group (ex-DCNS) et les salariés de l'entreprise.

Dans un communiqué, le président (LR) de la région des Pays de la Loire Bruno Retailleau a demandé au gouvernement de "faire jouer le droit de préemption".

Il propose aussi de faire "entr(er) au capital un pool d'une vingtaine d'entreprises ligériennes qui sont prêtes à s'engager, mais aussi des salariés, voire de la Région elle-même".

La presse italienne se montrait féroce avec Paris. "Le nouveau locataire de l'Elysée donne une piètre image de lui", écrit La Stampa, qui dit ne pas "comprendre pourquoi les Français considèrent acceptable qu'une société coréenne détienne 66% d'une société française" mais refusent "à une italienne d'en détenir 51%".

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