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Sonné par le nouvel embargo chinois, le Canada enquête

| AFP | 392 | 1 par 1 internautes
La Chine a provoqué la stupeur et l'inquiétude des éleveurs canadiens en demandant au Canada de suspendre toutes les exportations de viande vers son territoire
La Chine a provoqué la stupeur et l'inquiétude des éleveurs canadiens en demandant au Canada de suspendre toutes les exportations de viande vers son territoire ( FRED DUFOUR / POOL/AFP/Archives )

Ottawa cherchait mercredi à déterminer l'origine des faux certificats vétérinaires qui ont entraîné la suspension temporaire par la Chine des importations de viande canadienne, nouveau développement majeur d'une crise sans précédent entre les deux pays.

"Il y a des certificats non-authentiques en jeu et nous prenons la chose très au sérieux", a assuré mercredi à Toronto le ministre du Commerce Jim Carr, qui soupçonne une fraude pour introduire en contrebande de la viande en Chine.

"Quelqu'un essaie d'utiliser l'appellation canadienne pour introduire des produits sur le marché chinois", a-t-il estimé. "Nous ne savons pas d'où ce produit provient. Il va falloir que quelqu'un prouve qu'il y a un souci avec ce produit et qu'il provient du Canada."

"Il faut trouver d'où provient cette viande et qui est l'auteur de ce crime", a abondé la ministre de l'Agriculture, Marie-Claude Bibeau, dans une interview à Radio-Canada.

"Le système qui a été touché, c'est vraiment le système qui est spécifique à l'exportation des viandes en Chine, alors les autres produits agricoles canadiens en Chine ou dans les autres pays ne sont absolument pas touchés par ce problème", a-t-elle assuré.

La veille, l'ambassade de Chine à Ottawa avait provoqué la stupeur et l'inquiétude des éleveurs canadiens en demandant au gouvernement de Justin Trudeau de suspendre immédiatement, et sine die, toutes les exportations de viande vers son territoire.

Motif invoqué: la découverte de près de 190 faux certificats d'exportation accompagnant une cargaison de viande de porc d'une société canadienne.

Cette cargaison avait été interceptée mi-juin par les douaniers chinois, qui assuraient y avoir trouvé des traces de ractopamine, un additif alimentaire encore utilisé aux Etats-Unis mais interdit en Chine comme dans l'Union européenne.

Dès mardi, Ottawa avait confirmé l'existence de faux certificats, un phénomène "rare" mais "pas sans précédent" selon M. Carr. L'agence canadienne d'inspection des aliments a lancé une enquête.

La Chine et le Canada traversent une grave crise depuis l'arrestation le 1er décembre à Vancouver d'une dirigeante du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, à la demande des Etats-Unis. La justice américaine veut la juger pour avoir contourné les sanctions américaines visant l'Iran.

Depuis cette arrestation, les autorités chinoises ont arrêté deux Canadiens qu'elles soupçonnent d'espionnage, et en ont condamné à mort deux autres pour trafic de drogue. Pékin assure que ces mesures sont sans lien avec l'affaire Huawei.

La Chine a également bloqué les importations des deux principaux producteurs canadiens de colza, arguant y avoir trouvé des "nuisibles".

Troisième marché d'exportation

Alors que plusieurs experts interrogés par les médias canadiens voient dans la nouvelle réplique chinoise une énième mesure de rétorsion, M. Carr s'est montré prudent, estimant qu'il s'agissait d'un incident "technique".

Pour Sylvain Charlebois, professeur à l'université Dalhousie à Halifax (est), le lien avec l'arrestation de Meng Wanzhou ne fait pas de doute.

"Bien entendu, le gouvernement canadien ne peut pas assurer qu'il y a un lien entre ce qu'il se passe avec la Chine et l'affaire Meng Wanzhou", a-t-il expliqué à la chaîne CBC. "Mais je peux vous dire que c'est ce qu'affirment plusieurs analystes. Il y a bien un lien."

Mercredi, les responsables de la filière porcine ne cachaient pas leur inquiétude: la Chine représente à elle seule le troisième marché d'exportation le plus important pour le porc canadien.

Le Premier ministre québécois François Legault a jugé la situation "très inquiétante" et suggéré qu'Ottawa devrait réfléchir à une aide financière à la filière. Mme Bibeau a jugé cette demande "prématurée", disant espérer une résolution rapide.

Coïncidence du calendrier, cette nouvelle crise a éclaté au moment où Justin Trudeau s'est envolé pour le Japon, où il doit assister au sommet du G20 en fin de semaine.

A défaut de pouvoir rencontrer lui-même le président chinois Xi Jinping - qui a décliné toutes les offres d'entrevue selon Ottawa - le Premier ministre canadien compte sur Donald Trump pour intercéder en sa faveur lors du G20, et demander la libération des deux Canadiens détenus "arbitrairement" par la Chine selon lui.

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