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Le gouvernement affirme son "attachement" à la hausse automatique du Smic

| AFP | 340 | Aucun vote sur cette news
Figurines de salariés payés au Smic, photographiées à Lille le 4 décembre 2015
Figurines de salariés payés au Smic, photographiées à Lille le 4 décembre 2015 ( PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives )

Le gouvernement s'est dit mardi "attaché" au principe d'une progression automatique du Smic, écartant une proposition du groupe d'experts sur le salaire minimum qui suggère de revenir sur ce principe, suscitant de vives critiques chez les syndicats.

Ce groupe d'experts sur le Smic, consulté chaque année depuis 2008 avant chaque revalorisation, s'est prononcé, une fois de plus, contre un "coup de pouce" au 1er janvier.

Le 1er janvier 2017, le Smic avait augmenté de 0,93%, atteignant 1.480 euros brut mensuels (9,76 euros l'heure) et 1.151 euros net.

A défaut de coup de pouce, le Smic bénéficie chaque année d'une hausse mécanique, calculée selon deux critères: l'inflation constatée pour les 20% de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier et employé.

Même cette hausse est remise en cause par les auteurs du rapport. Ils appellent à "réformer" la formule, préconisant soit d'indexer le Smic uniquement sur l'inflation, soit de "supprimer toute règle d'indexation obligatoire". "Une réforme du mode de revalorisation automatique du Smic apparaît nécessaire", écrivent-ils.

Pour eux, la formule actuelle a conduit à un Smic "élevé comparé à ses homologues étrangers" mais "peu efficace pour lutter contre la pauvreté". Et "la rapidité de la croissance du Smic" est "coûteu(se) pour les finances publiques", du fait des exonérations de cotisations sociales consenties depuis les années 1990.

L'idée de supprimer toute indexation a été écartée par le ministère du Travail, qui s'est dit mardi "attaché au principe d'une progression automatique".

Les règles actuelles "visent légitimement à préserver le pouvoir d'achat des travailleurs au Smic", insiste-t-il, soulignant que "tout travail doit être rémunéré par un salaire juste et décent".

Toutefois, le gouvernement n'enterre pas le rapport pour autant. Il rappelle que l'actuel mode de calcul remonte à 1970 et souligne que les propositions pour revoir ce mode de revalorisation "s'intègreront" dans les réflexions en cours, notamment sur "le développement de l'intéressement – participation".

- 'un gouvernement des riches' -

La proposition du groupe d'experts a suscité les critiques des syndicats.

"Pas envisageable", a réagi la CFDT. Cette proposition irait à l'encontre du "projet politique voulu au moment de la création du Smic: en 1970, l'enjeu était de rapprocher l'évolution du salaire minimum de celui du salaire moyen des salariés".

"Si le gouvernement retenait cette proposition, ce serait une faute économique et sociale lourde de sens, accentuant l'image d'un gouvernement des riches apparue notamment avec la baisse des APL", a de son côté prévenu Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO.

Le leader FO a également pointé la composition du groupe d'experts, "monocolore relevant du libéralisme économique".

Renouvelé en août, ce groupe est présidé par Gilbert Cette, professeur d'économie associé à l'université d'Aix-Marseille. Il se compose notamment des économistes Andrea Garnero (OCDE), Isabelle Méjean (Crest) et Marie-Claire Villeval (CNRS).

La CGT a "exhorté" le gouvernement d'Edouard Philippe "à ne surtout pas suivre les préconisations réactionnaires" de ces économistes, l'invitant, au contraire, à revaloriser le Smic "à hauteur de 1.800 euros brut par mois". "Dynamiter le Smic est une atteinte grave et dangereuse contre des millions de travailleurs dans le pays", souligne-t-elle.

Pour expliquer l'absence de "coup de pouce", le rapport met en avant une "embellie" de l'économie française, mais "d'une ampleur moindre que celle observée dans l'environnement économique immédiat de la France".

Il cite notamment la croissance "nettement inférieure à celle de la zone euro", la baisse du chômage également "plus faible en France", ou encore le taux de marge des entreprises qui "n'a pas encore retrouvé en 2016 son niveau d'avant la crise".

Compte tenu de ces "fragilités manifestes", les économistes recommandent de "s'abstenir" de tout coup de pouce, "afin de ne pas fragiliser les améliorations en cours".

L'Etat n'a plus accordé de coup de pouce depuis juillet 2012, au lendemain de l'élection de François Hollande. Le niveau de la revalorisation pour 2018 sera annoncé d'ici au 20 décembre.

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