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Salon de l'élevage à Rennes: les Chinois en quête de technologies et de débouchés

| AFP | 247 | Aucun vote sur cette news
Zhenhua Zhang, responsable des ventes de Beijing Yahe Nutritive Hight Tech, société spécialisée dans les produits destinés aux ruminants, au salon de l'élevage de Rennes, le 12 septembre 2017
Zhenhua Zhang, responsable des ventes de Beijing Yahe Nutritive Hight Tech, société spécialisée dans les produits destinés aux ruminants, au salon de l'élevage de Rennes, le 12 septembre 2017 ( JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP/Archives )

Deuxième pays non européen derrière les États-Unis en nombre d'exposants au salon de l'élevage Space, à Rennes, la Chine cherche des débouchés en alimentation animale et des technologies nouvelles pour répondre aux énormes besoins de son marché.

C'est la cinquième année que Deng Deng, la quarantaine, se rend au Space, où il représente une entreprise pékinoise spécialisée dans l'élevage de poulets, dont la taille a triplé depuis cinq ans.

"Le marché chinois de la viande croît fortement, nous avons besoin de nouvelles technologies et de nouveaux équipements, en particulier pour moderniser nos poulaillers", explique-t-il, ajoutant s'intéresser particulièrement à la conception des nouveaux bâtiments d'élevage.

"Les visiteurs chinois sont plus nombreux cette année du fait de l'absence de l'autre grand salon européen du secteur, EuroTier", souligne Amandine Leroux, chargée de l'international au Space. "Ils sont très friands de l'expertise française en matière d'élevage et d'agro-industrie."

Devenue en quelques années le premier pays importateur de viande dans le monde, la Chine restructure dans le même temps sa filière d'élevage en fermant les petites unités familiales au profit de grandes fermes industrielles. Une politique qui a entraîné la disparition de deux millions de truies en un an, selon Philippe Gréau, consultant spécialisé dans la création d'élevages porcins en Chine.

"La Chine rattrape son retard technologique. Les dernières fermes porcines construites sont climatisées avec un air filtré et lavé, des animaux qui se déplacent en ascenseur et des sols équipés de systèmes de refroidissement", explique-t-il. Et de prendre l'exemple d'un élevage de "24.000 truies élevées dans un bâtiment de 14 étages".

Côté exposants, une quinzaine d'entreprises chinoises sont présentes, majoritairement dans la nutrition et la santé animale. "Elles veulent montrer leurs derniers produits et trouver de nouveaux distributeurs", précise Amandine Leroux.

- sécurité alimentaire -

Au salon de l'élevage de Rennes, le 12 septembre 2017
Au salon de l'élevage de Rennes, le 12 septembre 2017 ( JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP/Archives )

C'est le cas de Hontech, une entreprise du sud de la Chine qui promet à la fois "bien-être animal, économies d'énergie et gains de productivité" grâce à des tubes lumineux à LED pour les grands élevages de poules. En prenant des couleurs différentes, les tubes influencent le comportement des bêtes: un blanc chaud facilitera ainsi la ponte, tandis qu'un blanc froid stimulera l'activité d'un poulet de chair, selon eux.

"En France il commence à y avoir de la demande, mais en Chine, l'entreprise préfère ne pas trop exposer ses produits par peur d'être copiée six mois plus tard", confie Jacques Hauray, représentant de la société en France.

Côté alimentation, les entreprises en sont à des stades plus ou moins avancés d'exportation. M. Wen, dont la société Keepyoung vend des additifs à base de plantes, espère s'implanter en Europe "où la sécurité alimentaire est quelque chose de très important".

"Nous avons nos propres plantations. Nous voulons aider les éleveurs à limiter le recours aux antibiotiques en nous appuyant sur les principes de la médecine traditionnelle chinoise", poursuit-il.

"Si de nouveaux produits sortent dans notre domaine, l'Europe sera la première consommatrice. On a besoin d'exporter, car le marché chinois est trop restreint", explique de son côté Alvin, dont la société commercialise des additifs naturels ou de synthèse, antioxydants et vitamines pour animaux, ainsi que des pigments pour colorer les jaunes d’œufs. Déjà présent en Allemagne, il trouve cependant le marché français "difficile à pénétrer".

Il l'est encore davantage pour les fabricants d'antibiotiques ou de vaccins à usage vétérinaire. Ils se plaignent de ne pas avoir pu exposer leurs produits au Space du fait de la réglementation.

"C'est un salon de l'élevage mais pas de santé animale, on a dû recouvrir les photos de nos produits avec des feuilles blanches. En Chine, nous avons été classés 23ème sur 2000 parmi les sociétés recommandées par le ministère de l'Agriculture", se plaint Xunzu Zhou, qui représente une société de la province du Sichuan (sud-ouest).

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