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Ryanair ne veut pas d'Air Berlin et fustige un "coup monté" allemand

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Le président de Ryanair, Michael O'Leary, lors d'une conférence de presse le 27 juin 2017 à Rome
Le président de Ryanair, Michael O'Leary, lors d'une conférence de presse le 27 juin 2017 à Rome ( FILIPPO MONTEFORTE / AFP/Archives )

Ryanair ne lancera pas d'offre sur la compagnie allemande en crise Air Berlin, s'estimant victime d'un "coup monté" allemand destiné à favoriser Lufthansa, a déclaré mercredi son patron Michael O'Leary.

"A ce stade, nous restons à l'écart", a répondu le PDG lors d'une conférence de presse à Berlin, interrogé sur son intention de formuler une offre pour reprendre Air Berlin, qui a lancé mi-août une procédure d'insolvabilité et n'est maintenue à flot que par un prêt de 150 millions d'euros du gouvernement allemand.

"S'il s'agissait d'une procédure ouverte et équitable, menée par un tribunal", alors "nous lancerions immédiatement une offre pour la totalité d'Air Berlin", a expliqué Michael O'Leary.

Mais il a tempêté contre le "coup monté" unissant à ses yeux le gouvernement allemand, Air Berlin et Lufthansa, afin d'offrir au géant allemand de l'aviation "un Air Berlin désendetté", à grands renforts d'aides publiques et au mépris des règles de la concurrence.

Dès l'annonce de la procédure lancée par Air Berlin, Ryanair avait d'ailleurs déposé une requête devant la Commission européenne et l'Office allemand des cartels pour bloquer la reprise de la compagnie berlinoise par Lufthansa.

"Si ce rachat illégal aboutit, nous pourrions avoir des difficultés à obtenir des créneaux horaires dans d'importants aéroports comme Berlin, Munich et Francfort, où Lufthansa contrôlera plus de 80% des créneaux", avait alors expliqué la compagnie irlandaise, sans clarifier ses propres intentions vis-à-vis d'Air Berlin.

Depuis, Ryanair était régulièrement cité parmi les prétendants à un dépeçage d'Air Berlin, aux côtés de Lufthansa mais aussi du groupe de tourisme TUI, propriétaire de la compagnie TUIfly, de Condor (groupe Thomas Cook) et de l'entrepreneur bavarois Rudolf Wöhrl.

"Pour des raisons de concurrence, une compagnie ne peut pas acheter seule Air Berlin", a souligné la semaine dernière la ministre allemande de l'Economie, Brigitte Zypries.

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