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Ryad se veut rassurant sur l'économie malgré l'arrestation d'hommes d'affaires

| AFP | 522 | Aucun vote sur cette news
Photo du prince milliardaire Al-Walid ben Talal prise le 11 mai 2017 dans la ville saoudienne de Jeddah
Photo du prince milliardaire Al-Walid ben Talal prise le 11 mai 2017 dans la ville saoudienne de Jeddah ( Amer HILABI / AFP/Archives )

L'Arabie saoudite cherche à apaiser les craintes des investisseurs en assurant que la purge anticorruption d'une ampleur sans précédent n'affecterait pas les entreprises, même si plusieurs hommes d'affaires figurent sur la liste des personnalités arrêtées.

Le profil de nombreuses personnalités concernées par la vague d'arrestations, comme le célèbre prince milliardaire Al-Walid ben Talal, a laissé perplexe plus d'un investisseur.

La question qui se pose: pourquoi le royaume a-t-il lancé une telle purge au moment où il est embarqué dans un vaste programme de réformes économiques et qu'il a, plus que jamais, besoin d'investissements ?

Des dizaines de personnalités de premier plan, dont des princes, des ministres, d'anciens ministres et des hauts responsables, ont été arrêtés le weekend dernier.

La nouvelle a fait trembler mardi la Bourse de Ryad et d'autres places du Golfe, fait vaciller les certitudes des entrepreneurs et éveillé les risques de fuites de capitaux, selon des experts.

Les autorités ont gelé les comptes bancaires des suspects et prévenu que tout actif qui serait lié à des affaires de corruption serait saisi au profit de l'État.

Mardi soir, la Saudi Arabian Investment Authority (SAGIA), organisme chargé d'attirer les investissements, et dont l'ancien patron, Amr Dabbagh, est parmi les personnalités arrêtées, a affirmé que la purge aiderait à "créer un meilleur environnement pour les affaires".

"Il convient de préciser que ce sont les comptes individuels (des personnes concernées) qui ont été suspendus, jusqu'à ce que des décisions de justice définitives soient rendues, et non les comptes des entreprises", a déclaré pour sa part Ahmed Abdulkarim AlKholifey, gouverneur de la Banque centrale.

"En d'autres termes, l'activité des entreprises n'est pas touchée", a-t-il indiqué, ajoutant qu'il n'y avait pas de restrictions sur les transferts d'argent par les canaux bancaires légaux.

Par ailleurs, le ministre saoudien du Commerce, Majed al-Qassabi, a assuré que les entreprises, y compris celles des personnes arrêtées, bénéficieraient d'une "protection totale" en vertu de la loi.

- Bénéfique à long terme -

La purge, une initiative courageuse mais risquée, est venue confirmer le pouvoir du prince héritier, Mohammed ben Salmane qui a par la même occasion renforcé son emprise sur les services de sécurité en écartant de la direction de la Garde nationale, le prince Metab ben Abdallah, ancien prétendant au trône.

"L'opération est un autre signe de la démarche du prince Mohammed (32 ans) consistant à consolider son pouvoir avant une possible abdication de son père" le roi Salmane (81 ans), a noté le centres d'études Capital Economics.

"Cela risque à court terme de porter un coup à l'économie et de renforcer l'opposition au prince Mohammed au sein de la famille royale, des milieux d'affaires et des religieux, ce qui pourrait nuire au plan de réformes Vision 2030", a ajouté ce centre.

Photo prise le 5 novembre 2017 à Ryad du Kingdom Center, propriété du milliardaire saoudien Al-Walid Ben Talal
Photo prise le 5 novembre 2017 à Ryad du Kingdom Center, propriété du milliardaire saoudien Al-Walid Ben Talal ( FAYEZ NURELDINE / AFP/Archives )

Ce plan, initié par le prince héritier, est destiné à diversifier l'économie et à atténuer sa dépendance au pétrole.

Parmi les personnes détenues figurent, outre le prince Al-Walid ben Talal, Walid al-Ibrahim, propriétaire du réseau satellite arabe MBC, ainsi que le magnat de la construction Bakr Ben Laden et le milliardaire Saleh Kamal.

Cette campagne intervient alors que l'Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole du monde, est confrontée à des difficultés économiques en raison de la baisse des cours du brut.

L'Arabie a cumulé un déficit budgétaire de plus de 200 milliards de dollars sur trois ans et se dirige vers une quatrième année de déficit.

Pour y faire face, elle a puisé dans ses réserves à hauteur de 250 milliards de dollars depuis 2014 et emprunté 100 milliards de dollars de plus.

"La purge sera douloureuse à court terme, mais peut apporter des gains à long terme", a estimé toutefois M. R. Raghu, du Kuwait Financial Center (Markaz).

"Cela va énerver des investisseurs étrangers mais certains peuvent y voir une mesure positive qui peut améliorer le classement du royaume quant à la facilité d'entreprendre", a déclaré M. Raghu à l'AFP.

Selon lui, la purge créera de l'incertitude à court-terme, "mais si elle conduit à réduire la corruption, cela peut être un énorme avantage pour l'économie", a dit M. Raghu.

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