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Royaume-Uni: une croissance modérée se confirme pour 2017

| AFP | 496 | Aucun vote sur cette news
A Oxford street, dans le centre de Londres, le 20 décembre 2017, les achats de Noël s'intensifient à quelques jours de l'échéance
A Oxford street, dans le centre de Londres, le 20 décembre 2017, les achats de Noël s'intensifient à quelques jours de l'échéance ( Daniel LEAL-OLIVAS / AFP/Archives )

La progression du produit intérieur brut du Royaume-Uni a atteint 0,4% au troisième trimestre, a annoncé vendredi l'Office des statistiques nationales (ONS), confirmant que la croissance du pays se modérait sur fond de Brexit.

Cette troisième estimation de la progression du PIB d'un trimestre sur l'autre est similaire aux deux premières estimations publiées par l'ONS.

La croissance avait atteint 0,3% au cours des deux premiers trimestres de 2017, aussi les données du troisième trimestre témoignent-elles d'une légère accélération. Mais l'ONS a souligné qu'un des faits marquants cette année était surtout l'affaiblissement de la consommation des ménages dont le pouvoir d'achat se réduit sur fond de Brexit.

"Nous constatons un ralentissement de la croissance des dépenses des ménages. D'une année sur l'autre au troisième trimestre, elle a connu sa progression la plus faible depuis le premier trimestre 2012", a expliqué l'institut de statistiques.

Les ménages voient en effet leur pouvoir d'achat s'éroder depuis des mois, du fait d'une accélération de l'inflation dopée par la dégringolade de la livre sterling consécutive à la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne (UE) lors du référendum du 23 juin 2016. Cette dépréciation renchérit les produits importés, notamment l'alimentation.

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, à Londres le 20 décembre 2017, à l'occasion de la présentation du rapport annuel de l'institution sur l'économie britannique
La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, à Londres le 20 décembre 2017, à l'occasion de la présentation du rapport annuel de l'institution sur l'économie britannique ( Stefan Rousseau / POOL/AFP/Archives )

Au final, la croissance des dépenses des ménages n'a été que de 0,5% au troisième trimestre (juillet à septembre) comparé au deuxième (avril à juin), même si cette hausse a été un peu meilleure que celle du trimestre précédent.

L'investissement a pour sa part marqué le pas, avec une croissance de 0,3% (dont 0,5% pour l'investissement des seules entreprises), au moment où les incertitudes du Brexit conduisent à un certain attentisme.

A noter que les exportations ont augmenté assez franchement (0,8%), les produits britanniques étant devenus plus compétitifs à l'étranger du fait d'une livre dépréciée. Mais les importations ont augmenté d'un même ordre de grandeur.

Par activités, le secteur des services (finances, distribution, transports, etc.) a comme d'habitude constitué le principal moteur de l'économie du pays, même si la production industrielle a aussi contribué.

- Même pente en 2018 ? -

Au final, les données publiées par l'ONS dressent le tableau d'une activité en croissance modérée, qui place le Royaume-Uni en queue de peloton des économies des grands pays développés.

Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé cette semaine que pour l'ensemble de l'année, la croissance du pays atteindrait 1,6%, soit moins que lors des deux années précédentes, avant de ralentir encore un peu à 1,5% en 2018.

"La détérioration de la confiance des consommateurs au second semestre laisse penser que les ménages ne sont pas prêts d'ouvrir leur portefeuille" l'an prochain, a prévenu Samuel Tombs, analyste chez Pantheon Macroeconomics.

La Première ministre britannique Theresa May, à son arrivée à Bruxelles pour un sommet de l'Union européenne, le 14 décembre 2017
La Première ministre britannique Theresa May, à son arrivée à Bruxelles pour un sommet de l'Union européenne, le 14 décembre 2017 ( EMMANUEL DUNAND / AFP/Archives )

"Face à une baisse des salaires réels, à l'austérité et à la hausse des coûts d'emprunts, la croissance des dépenses des ménages devrait ralentir lors des trimestres à venir", a-t-il jugé.

L'ambiance au Royaume-Uni dans les mois à venir pourrait aussi dépendre de l'évolution des négociations sur le Brexit entre Londres et Bruxelles, qui vont entrer dans une deuxième phase consacrée à la définition d'une période de transition et à l'ébauche de la relation commerciale future entre le pays sortant et l'UE.

"La performance économique du Royaume-Uni est meilleure que ce que pourraient laisser penser tous les commentaires déprimants", a objecté toutefois Ian Stewart, économiste au cabinet Deloitte. "La croissance a ralenti un peu, mais ne s'est pas écroulée", a-t-il ajouté, mettant aussi en avant un taux de chômage au plus bas depuis 42 ans.

Fin novembre, l'institut officiel chargé des prévisions de croissance, l'OBR, a prévu une croissance économique annuelle comprise entre 1,3% et 1,5% jusqu'en 2021, plombée par de trop faibles gains de productivité.

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